Sortie sur les écrans romands de Contes du hasard et autres fantaisies (Guzen to sozo) du cinéaste japonais multiprimé Ryusuke Hamaguchi

Avant d’avoir reçu un nombre incalculable de Prix pour Drive My Car (Oscar du meilleur film international, Prix du scénario du Festival de Cannes, Golden Globe du meilleur film en langue étrangère, Prix de l’Académie japonaise du meilleur scénario, British Academy Film Award du meilleur film en langue étrangère, pour ne citer que ceux-ci), Ryusuke Hamaguchi avait présenté, en 2021 également, Contes du hasard et autres fantaisies (Wheel of Fortune and Fantasy) à la Berlinale où il avait reçu l’Ours d’argent – Grand Prix du jury. Le film sort sur les écrans romands ce 13 avril 2022. (…)

Lire la suite

Drive My Car (Doraibu mai kâ) de Ryusuke Hamaguchi – Un moment de pure magie qui transforme l’expérience cinématographique en une œuvre d’art

Yusuke Kafuku (Hidetoshi Nishijima) est un acteur et metteur en scène de renom avec une méthode de travail propre et une vision artistique expérimentale ; sa spécificité : mettre en scène des acteurs et actrices parlant des langues différentes dans une production qui sera surtitrée à la représentation. Il met en scène et joue En attendant Godot de Beckett, parallèlement, il se prépare à jouer le rôle principal dans Oncle Vanya de Tchekhov. Il travaille son rôle dans sa Saab 900 turbo rouge – reconnaissable entre 1000 dans les prises de vue large de la circulation uniformisée – grâce à une cassette sur laquelle la voix de sa femme Oto (Reika Kirishima), écrivaine et scénariste à succès pour la télévision, est enregistrée. Il entretient avec Oto une relation particulière, mêlant création et érotisme. Un drame va bouleverser ce fragile équilibre, à la suite duquel Yusuke va renoncer à jouer Oncle Vania mais accepter de le mettre en scène pour le festival du théâtre de Hiroshima. (…)

Lire la suite

A selection of ten films that have shaped the cinematographic year 2021

For the last two years, the world has been experiencing extraordinary turbulence that has affected all sectors of society, including culture and cinema, which had already been undergoing various transformations and difficulties for several years. After these two years under pandemic, it appears that the creation is an essential good to the humanity, that the fact of living it collectively also and, as regards the cinema, that a film of cinema and made and thus must be looked at on a screen in a cinema room! Here is a selection of 10 films seen in theaters this year. The links point to reviews and interviews written in French by j:mag.
(…)

Lire la suite

Pour sa 17e édition du 23 septembre au 3 octobre 2021, le Festival du Film de Zurich (ZFF) s’offre du grand spectacle et quelques grandes stars !

Depuis l’ouverture des cinémas au printemps dernier, les festivals de toutes envergures s’enchaînent les uns aux autres dans un tourbillon fou, à l’instar des sorties en salle. Le Zurich Film Festival est d’ordinaire un peu un point de ralliement temporel permettant de voir des films qui sont passés dans les quatre festivals majeurs d’une saison, ainsi qu’une sélection de films qui font leur Première européenne. Cette année, le festival et son fameux tapis vert par quelques stars, dont Sharon Stone qui recevra la distinction la plus prestigieuse du festival, le Golden Icon Award, le 25 septembre. Le 29 septembre, ce sera au tour du cinéaste napolitain Paolo Sorrentino (Il Divo, 2008, La granda bellezza, 2013 ; Loro 2018)  de recevoir le A Tribute to… Award (oui, c’est un peu étrange comme intitulé, mais on comprend que c’est un Prix hommage…), avec une rétrospective de dix films, y compris son dernier, The New Pope (2020). Le 30 septembre, Le compositeur canadien oscarisé pour l’Odyssée de Pi (2012) Mychael Danna recevra quant à lui le Career Achievement Award. Pour finir en beauté la remise des prix non-compétitifs, le réalisateur et scénariste étasunien Paul Schrader recevra pour l’ensemble de sa carrière le Lifetime Achievement Award. (…)

Lire la suite

Palmarès de la 71e Berlinale – Des prix qui reflètent la sensibilité du jury de cette année pandémique, composé exclusivement de récipiendaire d’Ours d’or

Quelle étrange Berlinale nous avons vécu, loin des salles de cinéma, loin des grands écrans, loin des salles de conférences de presse, loin de l’effervescence que dégage le cœur vibrant du centre du festival, avec ses rencontres, ses échanges, ses disputes et ses controverses. Cette année, comme tout le monde, les festivaliers de la presse et de l’industrie sont restés à la maison, pendant que le grand public qui se rue par centaine de milliers dans les salles berlinoises au mois de février, attend sagement le mois de juin… enfin cela est la version (très) optimiste des organisateurs qui espèrent qu’entre le 9 et le 20 juin la sélection pourra être programmée dans les salles et les open air, que le tapis rouge sera déroulé pour recevoir les cinéastes et les primés de cette 71e édition.
(…)

Lire la suite

Berlinale 2021 – compétition : Guzen to sozo (Wheel of Fortune and Fantasy) du japonais Ryusuke Hamaguchi remporte l’Ours d’argent – Grand Prix du jury

Les films précédents du cinéaste japonais, Asako I & II(2018) et Happy Hour(2015),  se déclinaient sous la forme du roman, fleuve même pour le dernier cité, puisqu’il durait 317 minutes. Guzen to sozo se rend sur le terrain de nouvelle, avec pour sous-titre à La roue de la fortune et de la fantaisie (Wheel of Fortune and Fantasy) : Nouvelles de Hamaguchi. Le film est structuré en trois parties qui factuellement n’ont rien à voir les unes avec les autres, les trois parties elles-mêmes divisées en trois actes n’ayant comme axe commun que de tourner autour d’un personnage féminin. Le cordon ombilical de Guzen to sozo est le thème de la coïncidence qui fait déraper la réalité. Aucune des trois histoires dans leur entier n’est probable ; c’est ce qui fait le charme de ce film tout en délicatesse où les situations banales sortent de la piste de la réalité pour entrer dans une matière plus floue qui reflète les états intérieurs de leurs protagonistes.
(…)

Lire la suite

Berlinale 2021 – une édition en deux mouvements : du 1er au 5 mars pour l’industrie et la presse ; du du 9 au 20 juin pour le public

Pari très osé pour le Festival international du film de Berlin qui traditionnellement ouvre la saison des 3 plus grands festivals internationaux : ne pas laisser le champ libre à Cannes qui a reporté son édition de mai à juillet et à Venise tout en ne perdant pas son âme en devenant un festival en ligne.  
Mariette Rissenbeek, directrice exécutive du festival, aux côtés de Carlo Chatrian, directeur artistique, à la conférence de presse:
« L’annulation de la Berlinale n’était pas une option pour nous.»
Englués comme tout le monde dans cette pandémie dont on ne voit pas le bout, les responsables ont monté une édition basée sur ses deux piliers : offrir une plateforme incontournable pour les professionnels du cinéma (11’000  accrédités à l’European Film Market, 3500 accrédités presse, 18’556 accrédités professionnels) et être un rendez-vous unique pour le public qui assiste chaque année en nombre aux projections avec 487’504 spectateurs et 331’637 billets vendus (chiffres Berlinale 2019). Ce rendez-vous  exclusivement public du mois de juin est une gageure au regard des pronostics sur l’évolution de la pandémie, mais s’il a lieu, donnera l’occasion de fêter en grandes pompes le retour du cinéma dans la vie culturelle empêchée par le coronavirus et les mesures sanitaires qui découlent de la crise qu’il a déclenché il y a une année – ironie de l’histoire, la Berlinale 2020 venait de se terminer quand les pays ont commencé à se fermer les uns après les autres. Le Summer Special aura lieu dans les cinémas berlinois ainsi que les nombreux cinémas en plein air qui ouvrent d’ordinaire dès le mois de mai ; pour découvrir une grande partie de la sélection des films 2021, en présence des cinéastes, ainsi que tous les films primés.
(…)

Lire la suite