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Adam Bessa

Cannes 2026Cinéma / KinoCulture / Kultur

Cannes 2026 – Compétition : Histoires Parallèles d’Asghar Farhadi – Quand la fiction dévore le réel

Après Everybody Knows, qui avait ouvert le Festival de Cannes 2018, puis Un héros, Grand Prix ex æquo avec Compartiment n° 6 de Juho Kuosmanen en 2021, Asghar Farhadi revient en compétition cannoise avec Histoires Parallèles, simultanément distribué dans les salles romandes. Le cinéaste iranien poursuit ici son exploration des rapports humains sous tension, mais en déplaçant son terrain de jeu vers une réflexion plus ouvertement métafictionnelle sur la création artistique, le voyeurisme et les contaminations troubles entre fiction et réel. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Les Fantômes, de Jonathan Millet, suit un réfugié syrien sur les traces de son tortionnaire

Après s’être fait remarquer dans le documentaire, le cinéaste français signe un premier film de fiction haletant et troublant. À Strasbourg, de nos jours, Hamid (Adam Bessa) est officiellement requérant d’asile, officieusement membre d’une organisation secrète qui traque les criminels de guerre syriens cachés en Europe. Avec assiduité et méticulosité, Hamid explore méthodiquement la ville, sans répit et avec une assiduité qui relève du sacerdoce. Au cours du récit, le public finira par comprendre que son infatigable quête est mue par des souffrances émotionnelles tues qui vont au-delà de celles qu’il a endurées physiquement. Régulièrement, par visioconférence, il rend compte des fruits de sa quête aux membres de la cellule Yaqaza, l’organisation secrète de citoyens syriens qui poursuivent les criminels de guerre que la justice officielle peine à traquer. Hamid a déjà fait part des résultats de ses recherches au groupe quand il se trouvait à Hambourg, mais ses acolytes lui rappellent qu’il se base souvent plus sur ses impressions que sur des certitudes. (…)

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Berlinale 2024Cinéma / KinoCulture / Kultur

Berlinale 2024 – Compétition : Mé el Aïn (Who Do I Belong To) de Meryam Joobeur met en scène les démons qui hantent les revenant·es de Daesh. Rencontre

Empreint de réalisme magique, le premier long métrage de la cinéaste tunisienne-canadienne revient sur l’épisode traumatisant des partant·es et revenant·es tunisien·nes de Daesh. À l’instar du documentaire fonctionnalisé de Kaouther Ben Hania, Les Filles d’Olfa, le défi est de rendre compte à la fois de destins individuels et d’un contexte général. Là où le récit de Kaouther Ben Hania péchait par une trop grande complaisance envers ses protagonistes, celui de Meryam Joobeur a le mérite d’intégrer dans son histoire l’image des victimes des djihadistes, même si elle n’évite pas totalement l’écueil de mettre les spectateurs·trices en position d’empathie envers ces jeunes gens partis semer la mort en Syrie. En revanche, totalement maîtresse de son film, au contraire de sa consœur, elle n’élude pas la question quand on le lui fait remarquer. Cette honnêteté de la réalisatrice est assez rare pour être soulignée ! (…)

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Cannes 2022Cinéma / KinoCulture / Kultur

Cannes 2022 : Harka, premier long-métrage de Lofty Nathan, suit un jeune Tunisien qui se bat pour survivre et avoir une vie meilleure en vendant du pétrole de contrebande dans les rues d’une ville aux environs d’Hammamet

Ali (Adam Bessa), jeune tunisien rêvant d’un avenir meilleur, vit une existence solitaire, en vendant de l’essence de contrebande au marché noir. Ali n’a pas suivi l’école et n’a aucune formation mais il ne manque ni de courage ni d’énergie ni de volonté et frappe à toutes les portes pour trouver du travail. À la mort de son père, il doit s’occuper de ses deux sœurs cadettes, livrées à elles-mêmes dans une maison dont elles seront bientôt expulsées. En effet, la mère de famille est morte depuis longtemps et le frère aîné, Skander, a quitté le foyer familial pour devenir serveur dans un hôtel d’Hammamet, livrant sa fratrie à elle-même. Face à cette soudaine responsabilité et aux injustices auxquelles il est confronté, Ali s’éveille à la colère et à la révolte. Celle d’une génération qui, plus de dix ans après la révolution, essaie toujours de se faire entendre… En arabe, harka signifie « mouvement », plus spécifiquement le terme désigne un groupe de soldats volontaires qui se sont réunis ensemble pour se battre. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Les Bienheureux (2017) de Sofia Djama : un rétroéclairage très juste sur l’actualité algérienne (2019)

L’après décennie noire inspire les jeunes réalisateur.trice.s qui depuis quelques années revitalisent le cinéma algérien (ici un article que nous avions article consacré à cette nouvelle génération). Sofia Djama, dont Les Bienheureux (The Blessed) est le premier long métrage présenté à la Mostra de Venise 2017, prend à bras le corps ce sujet qui, comme le printemps des hirondelles attendues par Karim Moussaoui (En attendant les hirondelles) la même année 2017, se retrouve directement face à l’actualité en ce début 2019. Ces deux films dépeignent une société désillusionnée empêtrée, après une décennie de terrorisme traumatisante, dans un conflit générationnel qui aliène les avancées collectives et les projets de vie individuels. Mais le verrou a enfin sauté et Sofia Djama était rayonnante à la présentation de son film ce 4 avril 2019, première projection après la démission du président Abdelaziz  Bouteflika  !

« Si mon film perd un jour de son actualité, j’en serais heureuse !»

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