Tambour battant, le dernier film de François-Christophe Marzal, une comédie estival qui parle de rivalités entre deux fanfares sur fond de xénophobie et de droits des femmes

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En ce début du printemps 1970, le petit village valaisan de Monchoux, village bucolique, niché à flanc de montagne, les habitants ont à priori tout pour être heureux – donc, Monchoux, village fictif mais qui fait allusion à une rivalité bien réelle entre deux fanfares qui a ébranlé le village de Chermignon – connaît une agitation inhabituelle. Est-ce à cause de la votation sur le droit de vote des femmes dans une bourgade où la plupart des villageois affichent des idées conservatrices et misogynes ? Ou à cause du prochain référendum sur le renvoi des étrangers, une manne bien utile, corvéable et bon marché pour effectuer les vendanges ? Nenni non point ! Les tensions croissantes qui agitent la quiétude de Monchoux proviennent de l’incapacité de la traditionnelle fanfare du village à progresser alors que la formation est candidate pour se présenter et avoir l’honneur de représenter leur commune au Festival fédéral des fanfares qui aura  lieu prochainement.
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La preuve scientifique de l’existence de Dieu – une comédie sociale de Frédéric Baillif qui met à l’honneur des doyen.nes du militantisme pacifiste

Présenté aux Journées de Soleure 2019, au dernier Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH) et avant d’être en compétition au prochain festival Aventiclap d’Avenches, La preuve scientifique de l’existence de Dieu du cinéaste genevois Frédéric Baillif fait escale à Berlin à la Brotfabrik du 26 avril au 1er mai, en compagnie de son réalisateur les 26 et 27 avril.
Un groupe d’amis à la retraite qui avaient été militants dans leur jeunesse contre le service militaire obligatoire en Suisse sont venus voir le cinéaste genevois pour qu’il fasse un documentaire sur leur combat. Fred Baillif, construit cinématographiquement dans le documentaire immersif, explore à nouveau ici, après Tapis rouge en 2014, la fiction avec laquelle il s’amuse à juxtaposer les registres, mêlant allègrement fiction, archives, fausses archives, éléments documentaires dans la fiction, improvisation, mise en abîme d’écrans et de caméras avec un film dans le film, ainsi que des comédien.nes amateur.trices et professionnel.les, avec rien de moins qu’Irène Jacob et Jean-Luc Bideau qui restent néanmoins dans la structure plus des attrapes-lumière que des protagonistes tout à fait nécessaires à la comédie sociale représentée: une histoire d’amitié scellée autour d’un combat commun. 

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