Berlinale 2020 – Compétition : Favolacce (Bad Tales) des frères Fabio & Damiano D’Innocenzo laisse un sentiment circonspect

Difficile de dire quelle est la nature et la qualité de cette coproduction italo-suisse. Elle laisse perplexe quant à ses intentions. Les frères D’Innocenzo veulent-ils nous dire quelque chose ou cherchent-ils simplement à jouer avec le spectateur ? À commencer par ce narrateur dont on ne sait pas qui il est vraiment, ni même s’il nous raconte son histoire ou une histoire pour nous faire peur.
(…)

Lire la suite

Berlinale 2020 – La Suisse en compétition avec Schwesterlein du duo de réalisatrices Stéphanie Chuat et Véronique Reymond

Quel plaisir de voir un film suisse en compétition du festival de Berlin qui propose du cinéma fait pour le grand écran et qui se donne les moyens de ses ambitions artistiques. Schwesterlein malgré son cœur dramatique glisse un peu d’humour dans les interstices narratives et surtout, à travers la figure de la mère, jouée par une Marthe Keller comme à l’accoutumée magnifique, permet au spectateur de respirer un peu, voire de se libérer quelques instants du poids de la tragédie en riant de la manière totalement abracadabrante dans laquelle elle se réfugie dans le déni pour se protéger.
(…)

Lire la suite

Berlinale 2020 – Compétition : Volevo nascondermi (Hidden Away), un biopic sur l’artiste-phare de la peinture naïve en Italie, Antonio Ligabue

En français, le titre traduit du biopic sur l’artiste italien Antonio Ligabue signifie : je voulais me cacher. Malheureusement, il s’avère que le spectateur a également rapidement ce désir, partir loin, hors du champ hyper classique, emphatique et totalement ennuyeux que met en scène Giorgio Diritti.
Le raté magistral de ce film est de partir d’une première partie où les origines de Toni et ses premières années sont dépeintes de manière énergique, volontaire, avec un point de vue cinématographique qui offrent une entrée en matière intéressante qui aurait pu être creusée, pour continuer sur une suite d’épisodes narratifs et visuels qui s’enfonce à chaque minute qui passe dans le classicisme le plus plat. La première demi-heure nous plonge dans une sauvagerie ambiante saisissante – et ici on parle moins de celle de l’enfant difficile et intenable qu’est Toni que celle de ses petits camarades qui le briment, de ses professeurs qui le rabaissent ou les voisins de la famille qui s’apitoient tout en jetant leur venin de préjugés envers les Italiens.
(…)

Lire la suite

Berlinale 2020 : La chasse à l’Ours d’or est ouverte du 20 février au 1er mars !

Quelle drôle d’idée d’avoir choisi l’année anniversaire des 70 ans du Festival international du film de Berlin pour en changer sa direction. Certes son directeur Dieter Kosslick, après avoir renforcé le festival dans sa place du top 3 des plus grands festivals du monde et lui avoir un donné un profil très engagé dans la société, avait fait son temps. Mais cette année jubilé semble être celle de tous les dangers, une sensation funambulesque flotte sur la Potsdamer Platz : la Berlinale va-t-elle trouver un nouveau souffle et se relancer dans l’espace des festivals qui à la fois représente l’état du cinéma actuel et se projette dans l’avenir de l’industrie du 7e art, ou va-t-elle continuer lentement sa chute et laisser sa place à des festivals outre-Atlantique installés dans le même créneau calendaire qui la cannibalise depuis plusieurs années déjà ? 
(…)

Lire la suite

La distinction Nansen du HCR pour les réfugiés attribuée à Azizbek Ashurov, avocat kirghize défenseur des droits humains

La distinction Nansen du HCR pour les réfugiés honore des services exceptionnels rendus à des personnes déracinées. Parmi les lauréats, ces dernières années, il y a Dr. Evan Atar Adaha, chirurgien sud-soudanais, Sœur Angélique Namaika de la République démocratique du Congo, et Zannah Mustapha, avocat et médiateur de l’État de Borno, dans le nord-est du Nigéria.
(…)

Lire la suite

Insoumises, de Laura Cazador & Fernando Perez, rend hommage à une Enriqueta Faber, figure féministe et avant-gardiste suisse ignorée par ses compatriotes

En 1819, le médecin suisse Enrique Faber s’installe à Baracoa, village proche de La Havane, où il épouse la superbe Juana et se lie d’amitié avec son domestique noir.
Après le mariage avec Juana, peu à peu, d’étranges rumeurs naissent à son sujet : en réalité, Enrique serait une femme. Commence alors l’un des procès les plus scandaleux de l’histoire coloniale de Cuba.
(…)

Lire la suite

Locarno 2019 : les films en compétition pour l’Allemagne, la Suisse et la Bulgarie

Das freiwillige Jahr (L’année de volontariat), de Ulrich Köhler et Henner Winckler, représente l’Allemagne dans le concorso internazionale
(…)
O fim do mundo, de Basil Da Cunha, le film suisse en compétition
(…)
Cat in the Wall, de Mina Mileva et Vesela Kazakova, représente la Bulgarie, dans une co-production de la Bulgarie, du Royaume-Uni et de la France
(…)

Lire la suite

Rencontre avec Martin Witz réalisateur de Getaways to New-York sur l’ingénieur suisse Othmar H. Ammann, constructeur de célèbres ponts aux Etats-Unis

Après des études de langue et littérature allemandes, de littérature populaire européenne et de journalisme, Martin Witz, né à Zürich, a cofondé la Videoladen Zürich et y a travaillé jusqu’en 1982. Depuis, Martin Witz travaille en tant que réalisateur indépendant, principalement en Suisse et en Allemagne. Martin Witz travaille également comme monteur et dramaturge, principalement pour des documentaires dans les domaines de l’histoire, de la politique et de l’art.

Quand il réalise pour le grand écran, Martin Witz s’intéresse aux destins de Suisses qui ont marqué leur époque et leurs contemporains. On se souvient de de certaines documentaires marquants qui lui ont valu des nominations et des prix. Après les documentaires pour la télévision, Dutti der Riese (2007) fut sa première réalisation pour le cinéma.
(…)

Lire la suite

« Getaways to New-York », de Martin Witz, rend un hommage remarquable à Othmar H. Ammann, ingénieur des ponts et chaussées d’origine suisse mais qui a exulté dans son art aux États-Unis

Avec son dernier film, Getaway to New-York, le réalisateur suisse Martin Witz se penche sur l’histoire d’un grand ingénieur suisse, Othmar H. Ammann, qui s’est exilé en 1904 aux Etats-Unis et marqué l’univers de l’ingénierie en redéfinissant les règles de la construction de ponts en Amérique.
Nombre de visiteurs, en particulier helvétiques, ont flâné sur des ponts tels que le Pont Verrazzano qui relie Staten Island à Brooklyn ou le célèbre Golden Gate de San Francisco, sans se douter un instant que ces ponts étaient l’oeuvre de leur compatriote, Othmar H. Ammann. Pendant des décennies et de manière spectaculaire, cet ingénieur suisse élaboré, créé, innovant dans les méthodes de construction et dans les matériaux utilisés.
(…)

Lire la suite

L’EPER lance une nouvelle plateforme de bénévolat en Suisse: Engagés pour les réfugiés

La plate-forme www.engagez-vous.ch vise à encourager l’engagement bénévole de manière ciblée et coordonnée pour favoriser l’intégration des réfugiés en Suisse.
Une enquête représentative mandatée par l’Entraide Protestante Suisse (EPER) et réalisée par DemoSCOPE auprès de plus de 1000 personnes, dessine pour la première fois les contours et le potentiel du bénévolat en faveur des réfugiés. Cette plateforme vise à encourager cet engagement bénévole de manière ciblée et coordonnée pour favoriser l’intégration des réfugiés.
(…)

Lire la suite