Fernando Solanas, cinéaste, documentariste, homme politique et activiste argentin laisse l’humanité orpheline d’un défenseur des arts et des justices

L’ambassadeur d’Argentine auprès de l’UNESCO, Fernando “Pino” Solanas, est décédé le 6 novembre 2020 à Paris, en France, où il recevait un traitement contre le coronavirus. Les messages de sympathie ont afflué du monde entier, à commencer par l‘Argentine, pays où est né Fernando Solanas le 16 février 1936, à à Buenos Aires dont les natifs s’appellent los Porteños. Le Palacio San Martín, le Ministère argentin des Affaires étrangères, situé dans le quartier de Retiro, à Buenos Aires, commentant la mort du cinéaste et activiste sur son compte Twitter officiel (…)
Connu pour son appartenance au groupe Proyecto Sur, mouvement politique, social et culturel en Argentine, d’orientation nationale, de ligne politique de centre-gauche, progressiste et lié à l’écologie politique, Fernando Solanas en était la principale référence au niveau national.
Fernando “Pino” Solanas laisse un héritage caractérisé par sa vie de militantisme, qui s’est déroulée à travers son action politique passionnée et son travail artistique à contenu social, mettant son art et sa vie au service de son pays qu’il souhaitait meilleur après les vicissitudes et exactions commises sous la dictature. Ses idées politiques marquent sa performance publique, à la fois en tant que cinéaste, où il se distingue avec une dizaine de films à succès à fort contenu social, jusqu’à sa participation à la politique.
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La preuve scientifique de l’existence de Dieu – une comédie sociale de Frédéric Baillif qui met à l’honneur des doyen.nes du militantisme pacifiste

Présenté aux Journées de Soleure 2019, au dernier Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH) et avant d’être en compétition au prochain festival Aventiclap d’Avenches, La preuve scientifique de l’existence de Dieu du cinéaste genevois Frédéric Baillif fait escale à Berlin à la Brotfabrik du 26 avril au 1er mai, en compagnie de son réalisateur les 26 et 27 avril.
Un groupe d’amis à la retraite qui avaient été militants dans leur jeunesse contre le service militaire obligatoire en Suisse sont venus voir le cinéaste genevois pour qu’il fasse un documentaire sur leur combat. Fred Baillif, construit cinématographiquement dans le documentaire immersif, explore à nouveau ici, après Tapis rouge en 2014, la fiction avec laquelle il s’amuse à juxtaposer les registres, mêlant allègrement fiction, archives, fausses archives, éléments documentaires dans la fiction, improvisation, mise en abîme d’écrans et de caméras avec un film dans le film, ainsi que des comédien.nes amateur.trices et professionnel.les, avec rien de moins qu’Irène Jacob et Jean-Luc Bideau qui restent néanmoins dans la structure plus des attrapes-lumière que des protagonistes tout à fait nécessaires à la comédie sociale représentée: une histoire d’amitié scellée autour d’un combat commun. 

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Jean Ziegler – L’optimisme de la volonté

Le film de Nicolas Wadimoff, plus qu’un documentaire biographique est l’hagiographie d’un éternel révolté qui a connu le siècle comme on disait autrefois. Et qui a participé à la formation d’une flopée de cerveaux universitaires, dont Wadimoff… et moi-même. Difficile donc de ne pas se sentir concerné par cette histoire tout d’abord, et de ne pas participer – inconsciemment – à cette hagiographie. Exceptionnellement donc, et pour mettre clairement de la conscience dans les mots, le critique parle à la première personne.
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