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Cinéma / Kino

Cinéma / KinoCulture / Kultur

Filmauswahl des Jahres 2025 von vier unserer Filmkritiker*innen – Film selection of the year 2025 by four of our film critics – Sélection de films de l’année 2025 par quatre de nos critiques de cinéma

Auch wenn j:mag viele Rubriken bietet, haben unsere treuen Leserinnen und Leser sicher bemerkt, dass dem Kino ein besonderer Platz eingeräumt wird. Wir haben drei unserer Filmkritiker sowie den Chefredaktor gebeten, ihre Lieblingsfilme des vergangenen Jahres zu nennen. Hier ist die Auswahl von Harald Ringel. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Kokuho – Le Maître du Kabuki : la grâce au prix de soi

Nagasaki, 1964. Un jeune garçon, Kikuo, voit son père, chef yakuza, tomber sous les balles de rivaux. Sous protection, il est recueilli par Hanjiro, monstre sacré du kabuki. Commence alors une odyssée de plus de cinquante ans, où l’art se mêle au sang, la tradition à la trahison, et la quête de perfection à la chute. Kokuho – Le Maître du Kabuki, de Lee Sang-il, est une fresque envoûtante, une plongée dans les coulisses d’un théâtre aussi codifié que cruel, où le talent ne suffit pas : il faut naître dans la bonne lignée, ou être prêt à tout sacrifier. Un succès colossal au Japon, avec plus de 12 millions de spectateurs et spectatrices, le film confirme que le kabuki, souvent perçu comme un art élitiste, reste profondément ancré dans l’inconscient collectif nippon. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Les Voyages de Tereza (O Último Azul) de Gabriel Mascaro – Le coming-of-age des aîné·es : renaissance à 77 ans. Rencontre

Les Voyages de Tereza (O Último Azul), lauréat de l’Ours d’argent – Grand Prix du jury à la Berlinale 2025, est un film singulier, à la fois poétique et traversé par une ironie sociale mordante. Tereza (Denise Weinberg), 77 ans, vit et travaille dans une ville industrielle d’Amazonie. Un jour, elle reçoit une injonction gouvernementale l’obligeant à intégrer une maison de retraite. Officiellement destinée à « soulager » les jeunes de la gestion des aîné·es, cette mesure vise en réalité à accroître leur productivité en les affranchissant de toute charge familiale. Refusant d’être reléguée dans une colonie de fin de vie, Tereza se lance alors dans une odyssée à travers la jungle pour réaliser un rêve de jeunesse : voler en avion. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Lady Nazca, de Damien Dorsaz sort ce mercredi sur les écrans romands

Acteur, scénariste et réalisateur, le Valaisan né à Fribourg signe son premier film de fiction. Il y suit la destinée hors du commun de Maria Reiche, une figure méconnue du grand public en dehors de son pays d’origine, l’Allemagne, et du Pérou.
Le long métrage du cinéaste suisse raconte l’histoire de Maria Reiche (Devrim Lingnau), une jeune mathématicienne de Dresde expatriée à Lima au début des années trente. Elle y rencontre Paul d’Harcourt (Guillaume Gallienne), un archéologue français. Loin des mondanités de la capitale péruvienne, ce dernier l’emmène dans le désert de Nazca, où elle découvre un vestige millénaire : de gigantesques figures animales tracées dans le sable, auxquelles elle va consacrer sa vie, mue par une soif d’absolu et une quête personnelle. Il s’agit des célèbres géoglyphes du désert de Nazca. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Mother de Teona Strugar Mitevska – Une Mère Teresa de chair et d’ombre

Loin de toute hagiographie consacrée à une future sainte, la réalisatrice macédonienne Teona Strugar Mitevska met en scène, dans Mother, une semaine décisive de la vie de Mère Teresa : celle qui précède son départ du couvent de la congrégation des Sœurs de Lorette pour fonder sa propre communauté, les Missionnaires de la Charité.
Déjà avec son petit bijou de 2019, Dieu existe, son nom est Petrunya, Teona Strugar Mitevska abordait la question religieuse avec un regard résolument iconoclaste, à travers le parcours d’une jeune femme qui se heurte aux traditions patriarcales de l’Église orthodoxe et des institutions  étatiques. Au ton mordant et ironique de Petrunya se substitue ici une atmosphère de drame conventuel, portée par une bande-son punk rock. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Les Enfants vont bien de Nathan Ambrosioni –  Une fresque intime où l’absence dialogue avec la vie. Rencontre

Après de nombreuses années sans s’être vu·es, Suzanne, veuve, et ses deux enfants, Gaspard et Margaux, apparaissent de manière inattendue à la porte de sa sœur Jeanne. Au premier abord, il semble que Suzanne cherche à renouer le lien familial. Mais cette illusion se dissipe brutalement à l’aube : elle a disparu, laissant à Jeanne un simple mot par lequel elle lui confie ses enfants.
Nathan Ambrosioni, jeune cinéaste de 26 ans qui signe ici son cinquième (!) long métrage, retrouve Camille Cottin après Toni en famille (2023) dans le rôle de Jeanne, une femme figée dans son existence après une rupture dévastatrice avec l’amour de sa vie, Nicole (Monia Chokri), et soudain confrontée à la responsabilité d’enfants qu’elle connaît à peine. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Retour en grâce d’Abdellatif Kechiche avec Mektoub My Love: Canto Due

(…)Abdellatif Kechiche offre un opus qui rappelle la beauté visuelle et la finesse narrative de ses premières réalisations. Avec ce troisième volet, il poursuit son observation sociologique en décortiquant la question des rapports de classe comme de caste. Son protagoniste principal, la ville de Sète et sa région demeurent son décor de prédilection. Amin (Shaïn Boumedine) revient à Sète après ses études à Paris, rêvant toujours de cinéma. Un producteur américain, Jack Patterson (André Jacobs), en vacances dans la région, s’intéresse par hasard à son projet, Les Principes essentiels de l’existence universelle, et veut que sa femme, Jessica Pennington (Jessica Patterson), de trente ans sa cadette, en soit l’héroïne. Mais le destin, capricieux, impose ses propres règles. Le cinéaste cite en incipit un extrait d’un poème de Fernando Pessoa, « Passe, oiseau, passe, et enseigne-moi à passer ! », qui laisserait présager d’envolées oratoires ou de digressions lyriques, mais il n’en est rien. Le récit reste sage, gorgé du soleil du Midi et de la générosité et la bonne humeur des sudistes.(…)

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Cinéma / KinoCulture / KulturRecit / Bericht

Cairo International Film Festival 2025 – Goldene Pyramide für Dragonfly von Paul Andrew Williams

Eine Woche lang stand Kairo im Zeichen des Films, am zentralen Gelände des 45. Jahrgangs des Festivals rund um die Oper auf der Nilinsel und in weiteren Spielstätten wurden 153 Filme aus 53 Ländern gezeigt. Dabei bietet das Festival stets einen guten Überblick über die arabische Produktion. (…)

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Cinéma / KinoCulture / KulturProjets jeunes / Jugendprojekte

Festival Cinéma Jeune Public Lausanne–Pully (26–30 novembre 2025) – Éveiller les regards, élargir les horizons

À l’heure où la fréquentation des salles peine encore à retrouver son niveau d’avant la pandémie, à l’heure où l’éducation à l’image devient d’autant plus urgente que les IA génératives se perfectionnent et brouillent toujours davantage notre rapport au réel, à l’heure où l’omniprésence des plateformes standardise les usages et uniformise les imaginaires, les festivals destinés aux jeunes spectateur·trices s’avèrent plus essentiels que jamais. Leur offrir des œuvres exigeantes à découvrir sur grand écran, leur permettre d’entrevoir les coulisses de la création et d’en saisir les mécanismes, élargir leur horizon à des thématiques que l’algorithme ne leur soufflera pas : autant d’occasions d’allier culture, apprentissage ludique, échanges et rencontres. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Lady Nazca, de Damien Dorsaz : une quête d’absolu et de soi-même. Rencontre

Le film du cinéaste suisse suit Maria Reiche (Devrim Lingnau) une jeune mathématicienne de Dresde, expatriée au début des années trente à Lima où elle rencontre Paul d’Harcourt (Guillaume Gallienne), archéologue français. Loin des mondanités de la capitale péruvienne, ce dernier l’emmène dans le désert de Nazca où elle découvre un vestige millénaire, de gigantesques figures animales tracées dans le sable auxquelles elle va consacrer sa vie dans une soif d’absolu et de quête d’elle-même : les géoglyphes du désert de Nazca. Malgré l’opposition qui l’entoure, Maria Reiche obtiendra l’arrêt des travaux d’irrigation qui menacent cet incroyable témoignage d’une culture bafouée à l’arrivée des conquistadores espagnols. (…)

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