Locarno 2018 – Glaubenberg, de Thomas Imbach ou l’amour incestueux contrarié au concours international pour les Léopards. Rencontres.

Le dernier film de Thomas Imbach, Glaubenberg, entraîne le public dans les méandres de l’amour que Lena (16 ans) ressent pour son frère Noah, un brin plus âgé qu’elle, un amour bien plus que fraternel. Pour se distraire, elle encourage l’ami de Noah, Enis, à sombrer dans ses bras mais n’en mesure pas les conséquences: elle est tellement obsédée par son frère qu’elle ne peut pas réfréner ses sentiments. Elle commence à rêvasser, vivant plus dans un monde fantastique que dans la vraie vie. Elle finit par se confesser à Noé. Il est choqué et la repousse. Lena entreprend un voyage dans l’inconnu au sens émotionnel, psychologique et géographique, partant de manière effrénée sur les traces de son frère parti travailler sur sa passion, la géologie, en Turquie.
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Locarno 2018 – Menocchio d’Alberto Fasulo, en compétition internationale, a enthousiasmé la presse italienne

Menocchio du Frioul Alberto Fasulo, concourt en compétition au Festival de Locarno ce samedi et était attendu avec impatience par la presse de la péninsule. La première mondiale du film relate l’histoire du meunier Domenico Scandella, de Montereale, qui a vécu dans la seconde moitié du XVIe siècle, affirmant des idées novatrices face aux préceptes rigides de l’Église catholique afin de défendre la liberté de pensée.
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Locarno 2018 : Sibel, du tandem de cinéastes Çağla Zencirci et Guillaume Giovanetti en compétition, donne à réfléchir sur la différence

Sibel, vingt-cinq ans, vit avec son père, maire, et sa sœur dans un village isolé des montagnes de la région de la mer Noire en Turquie. Sibel est muette, mais elle communique en utilisant le langage sifflé ancestral de la région.
Rejetée par ses concitoyens, elle chasse sans relâche un loup qui rôde dans la forêt voisine, provoquant des peurs et des fantasmes chez les femmes du village. Sibel est à l’affût des moindres traces laissées par l’animal tant redouté, espérant le tuer et ainsi retrouver une légitimité aux yeux des femmes du village qui l’ont rejetée à cause de son handicap. Au lieu du loup traqué, Sibel traverse le chemin avec un fugitif politique. Blessé, menaçant et vulnérable, il est le premier à la voir et à apprécier les nombreuses qualités de la jeune femme.
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Locarno 2018 – Mary Kay Place fantastique dans le rôle de Diane de Kent Jone

Diane a connu son avant-première internationale à Locarno ce vendredi 3 août et met en vedette Mary Kay Place en tant que femme qui apprend à se connaître et s’écouter tout en s’occupant de ses amis et de sa famille et en essayant d’améliorer sa relation avec son fils toxicomane.
Mary Kay Place était redoutablement excellente, comme rarement vue : l’actrice américaine, née en 1947, donne ici performance vraiment remarquable dans Diane, de Kent Jones, présenté dans le cadre du Concours international de la 71ème édition du Festival de Locarno.
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Madame Hyde : une relecture contemporaine et très libre de la nouvelle de Stevenson

De professeure de physique timide, ridiculisée par ses collègues et méprisée par ses élèves, Mme Gékyl (Isabelle Huppert, excellente, comme à l’accoutumée) est déterminée à s’affirmer et à se faire dorénavant respecter. Que s’est-il passé durant cette nuit orageuse alors qu’un coup de foudre s’abat sur le laboratoire où Madame Gékyl fait des expériences ? Devenue Mme Hyde grâce à un choc électrique puissant tombé du ciel, elle se mue en femme de feu et va être en mesure de tout changer dans sa vie, méconnaissable pour son mari (José Garcia), homme au foyer, comme pour le facétieux directeur d’établissement (Romain Duris, qui excelle dans un jeu maniéré) où elle enseigne.
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Lucky, présenté à Locarno, marque les débuts en tant que réalisateur de John Carroll Lynch

Véritable lettre d’amour et hommage mélancolique d’un acteur à une figure emblématique et remarquable du cinéma, le film de John Carroll Lynch, Lucky, a été présenté à la presse ce vendredi 4 août, s’avérant le premier film du concours international à susciter des applaudissements nourris à l’issue de la projection. Harry Dean Stanton, âgé de nonante-et-un ans, qui incarne ici Lucky, donne une performance d’acteur exceptionnelle.
Le film s’ouvre sur Lucky, malicieusement incarné par Harry Dean Stanton, en caleçon, pratiquant quelques exercices de yoga matinaux avant de se préparer à sortir, coiffé de son chapeau de cow-boy et chaussé de ses Santiags. Dès la séquence d’ouverture, des éclats de rire fusent.
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Freiheit de Jan Speckenback

Présenté jeudi 3 août à la presse, Freiheit (concorso internazionale), le film de Jan Speckenback, avec, dans les rôles principaux, Johanna Wokalek et Hans-Jochen Wagner, suit la fuite d’une mère de famille, Nora, hors du domicile familial et ses méandres existentiels qui l’entraînent de Berlin à Vienne puis Bratislava.
La séquence d’ouverture révèle une femme, dans la quarantaine, qui suit une visite guidée dans un musée puis abandonne le groupe de visiteurs pour s’asseoir devant un immense tableau du Caravaggio, Saint-Jérôme, La Tour de Babel: métaphore prémonitoire du périple que va entreprendre Nora pour échapper à sa “prison”, à la routine d’un quotidien devenu étouffant.
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Ta peau si lisse, documentaire de Denis Côté

Ta peu si lisse, de Denis Côté, coproduction entre le Canada, la France et la Suisse, a été présentée ce jeudi 2 août au 70ème Festival du film à Locarno en compétition internationale. Ce documentaire sur le bodybuilding questionne sur la suprématie de l’image de soi, de la représentation du corps dans notre société et souligne notre rapport au corps, mis en valeur à travers les réseaux sociaux telle une carte de visite. D’ailleurs, lors de la conférence de presse, Denis Côté a indiqué : “ Je me suis intéressé à la problématique du culturisme. Je souhaitais comprendre ce qui amènent des personnes à suivre une telle discipline, une diète astreignante, à prendre des produits et à s’exercer déjà tôt le matin pour développer ainsi leur musculature. Avant de les rencontrer, je suis allé scruter leur page Facebook et j’ai vu toutes photographies qu’ils postaient.”
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