Locarno 2019 : Il nido (Le nid), le film anxiogène du cinéaste italien Roberto De Feo, projeté sur la Piazza Grande dans le cadre de Crazy Midnight

Le film s’ouvre sur une scène nocturne : un homme court, portant un très jeune enfant dans ses bras. On comprend rapidement qu’il est poursuivi. Il prend sa voiture mais les poursuivants le talonnent. La voiture  finit dans le fossé. La scène entière aligne des décors angoissants accompagnés par une musique anxigène.

La séquence suivante nous dévoile un jeune adolescent, Samuel, qui joue un morceau classique au piano devant une assemblée d’adultes assis face à lui. La camera révèle rapidement aux spectateurs que Samuel est  paraplégique. Sa mère, Elena, à la tenue austère et boutonnée jusqu’au sommet du cou, amène un gâteau d’anniversaire où trône une seule bougie. Les adultes offrent à Samuel une édition très ancienne du Paradis perdu, de Milton.
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Locarno 2019 : rencontre des festivaliers avec Hilary Swank au Spazio Cinema

Vendredi soir, elle était très attendue sur le tapis rouge, l’un des temps forts de cette 72ème édition du Festival de Locarno : elle est arrivée, élégante élancée, spontanée et drôle, affichant ce sourire étincelant qui la caractérise. Sur l’immense écran de la Piazza Grande, tout les spectateurs ont pu l’admirer. Face à ce public déjà acquis à sa cause. l’actrice oscarisée Hilary Swank, arrivée hier soir pour recevoir le Leopard Club Award, s’est montrée naturelle, enjouée, généreuse de sa personne et souriante.
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Ce samedi matin à 10h30 au Spazio Cinema de Locarno, Hilary Swank s’est prêtée à un exercice très prisé par les festivaliers en donnant une longue conversation publique, en compagnie du modéréateur Mike Goodridge qui a mené la rencontre avant que l’actrice ne réponde aux questions des très nombreuses personnes présentes.
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Locarno  2019 : Ginevra Elkann a ouvert la 72ème édition du Festival du film de Locarno le mercredi 7 août avec son premier long-métrage, Magari

Le premier film pour la première nuit sur la Piazza Grande marque le début des festivités et s’avère un moment très attendu par les festivaliers. Ce mercredi, le ciel était très orageux et des averses importantes se  sont abattues sur la ville tessinoise, faisant redouter le pire scénario catastrophe à Ginevra Elkann pour la projection de son film, Magari, en soirée. Par chance, les dieux de la météo se sont calmés et le public a pu découvrir un film délicat, empli d’émotions et d’inspiration autobiographique.
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Locarno 2019 : La 72ème édition du Festival du Film de Locarno se tiendra du 7 au 17 août 2019 sur les rives du Lac majeur

Lors de la conférence de presse qui a eu lieu le mercredi 17 juillet, le programme officiel de la 72ème édition du Festival du film de Locarno a été dévoilé, une édition sous la nouvelle direction artistique de Lili Hinstin.
Rappelons que depuis Irene Bignardi, qui avait succédé à Marco Müller, le Festival de Locarno n’avait connu que des directeurs. Ce souffle féminin sur le festival tessinois est donc très attendu.
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Locarno 2018 : « L’ospite » de Duccio Chiarini ausculte les angoisses masculines face aux imprévus de la vie. Rencontre

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Son dernier long métrage, L‘ospite (L‘hôte), présenté sur la Piazza Grande au Festival de Locarno 2018, suit les questions existentielles de Guido qui pensait mener une vie tranquille et paisible jusqu’au jour où un accident de préservatifs arrive et remet en question sa relation avec sa compagne. Il est pris de panique face à cette situation puisqu’elle se retrouve enceinte. Il va s’enquérir auprès de leurs couples d’amis et découvre, avec étonnement, que ceux-ci, sous des apparences sereines, connaissent également beaucoup de remises en question.

Nous avons rencontré le réalisateur Duccio Chiarni, qui nous a confessé qu’il y avait une grande part d’autobiographie dans ce film.
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Locarno 2018 – Glaubenberg, de Thomas Imbach ou l’amour incestueux contrarié au concours international pour les Léopards. Rencontres.

Le dernier film de Thomas Imbach, Glaubenberg, entraîne le public dans les méandres de l’amour que Lena (16 ans) ressent pour son frère Noah, un brin plus âgé qu’elle, un amour bien plus que fraternel. Pour se distraire, elle encourage l’ami de Noah, Enis, à sombrer dans ses bras mais n’en mesure pas les conséquences: elle est tellement obsédée par son frère qu’elle ne peut pas réfréner ses sentiments. Elle commence à rêvasser, vivant plus dans un monde fantastique que dans la vraie vie. Elle finit par se confesser à Noé. Il est choqué et la repousse. Lena entreprend un voyage dans l’inconnu au sens émotionnel, psychologique et géographique, partant de manière effrénée sur les traces de son frère parti travailler sur sa passion, la géologie, en Turquie.
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Locarno 2018 : Humour noir décalé, servi par d’immenses acteurs, pour le dernier opus de Denis Rabaglia, Un nemico che ti vuole bene. Rencontre.

Une nuit de pluie, le professeur Enzo Stefanelli (interprété par le facétieux Diego Abatantuono qui montre encore une fois ici son immense talent) sauve sa vie à un jeune homme blessé par une arme à feu. En retour, le tueur, un tueur professionnel, promet de trouver et de tuer un de ses ennemis, quel qu’il soit. Bien qu’Enzo insiste sur le fait qu’il n’a pas d’ennemi, le jeune homme commence à en chercher un, créant le chaos dans la vie du professeur. Au début, sceptique, Enzo ouvre finalement les yeux sur sa vie et sur les gens autour de lui… Enzo sera-t-il capable d’identifier son véritable ennemi? Et comment le tueur va-t-il se comporter et devenir son seul ami? Et s’il était vrai que chacun de nous a un ennemi à éliminer?
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Locarno 2018 – Rencontre avec la cinéaste bernoise Bettina Oberli pour Le vent se lève avec Mélanie Thierry et Pierre Deladonchamps

Pauline, une jeune paysanne (Mélanie Thierry), a choisi de vivre quasiment en autarcie avec Alex (Pierre Deladonchamps) dans une ferme du Jura. Mélanie y élève ses bêtes dans le respect de la nature. L’arrivée de Samuel, venu installer une éolienne, va bouleverser son couple, ses valeurs. Cette irruption dans un monde que Mélanie croyait symbiotique va provoquer une remise en questions des convictions et des aspirations de Mélanie.
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Locarno 2018 – Rencontre avec David Roux et Jérémie Renier pour L’ordre des médecins

Le premier long métrage de David Roux, L’ordre des médecins, réunit une distribution de choix

A trente-sept ans, le docteur Simon Chaykine (Jérémie Renier) est un médecin aguerri, qui côtoie la mort tous les jours dans son service de pneumologie. Au fil des ans et de l’expérience acquise, Simon s’est forgé une carapace qui le protège de sombrer dans une implication trop personnelle face aux épreuves que traversent ses patients… jusqu’au jour où sa mère (Marthe Keller) est hospitalisée dans un état critique dans un service voisin, l’intime et le professionnel se télescopent. Tout l’univers de Simon, toutes ses certitudes et ses convictions vacillent.
Écrit par David Roux en collaboration avec Julie Peyr (nominée au César 2016 du meilleur scénario original pour Trois souvenirs de ma jeunesse et au César 2014 de la meilleure adaptation pour Jimmy P.), le scénario est centré sur
 Simon, directement inspiré du frère du cinéaste.
Bien que très documenté et réaliste, L’ordre des médecins, présenté hier soir sur la Piazza Grande sous un ciel clément, touche par sa dimension personnelle qui comporte une dimension universelle et l’humanité de ce médecin rompu aux épreuves qui, dans une épreuve plus intime, voit ses certitudes vaciller, sa carapace se fissurer et retrouver à travers cette épreuve sa part d’humanité enfouie.
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Rencontre avec Vianney Lebasque, Ahmed Sylla et Olivier Barthelemy pour Les beaux esprits qui a fait l’ouverture du 71e Festival international du Film de Locarno

Le protagoniste de ce film sportif est l’équipe nationale française de basketball, formée par douze athlètes ayant des déficits mentaux dans le cadre de leur participation aux Jeux Paralympiques de Sydney. C’est au cours de cette course que l’équipe se révèle être une équipe pleine de talent, réussissant à démolir tous les rivaux et à atteindre la finale, où, après avoir battu la Russie avec un score de 87-63, l’équipe a remporté la médaille d’or. Cette grande victoire, cependant, se révélera être une véritable arnaque! Cet esprit d’équipe fédérateur et cette cohésion sont inspirés par un fait qui s’est vraiment passé, l’une des fraudes sportives les plus célèbres de ces dernières années qui ont impliqué l’équipe de basket-ball espagnole. La comédie, malgré la déception subie par les protagonistes, tente de faire sourire et bouger, mais surtout de réfléchir sur les raisons d’un geste apparemment aussi insensé.
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