Cannes 2021 : Mes frères et moi, de Yohan Manca, présenté dans Un certain regard, suit un jeune adolescent dans sa découverte du chant lyrique comme échappatoire aux marasmes de la vie

Nour (Maël Rouin Berrandou) a douze-treize ans et vit dans un quartier populaire dans le sud de la France, au bord de la mer dans une ville qui n’est pas nommée. La séquence d’ouverture le montre, assis sur un muret, tentant de faire la conversation à une adolescente muette comme une carpe tant elle est absorbée par l’écran de son téléphone. Nour lui commente ses frères en train de jouer au football sur la plage : l’aîné, Abel (Dali Benssalah), Mo le cadet (Sofian Khammes),et le troisième, Hédi (Moncef Farfar). En voix off, Nour annonce que « l’été sera chaud et qu’il ne faudra jamais marcher pied nus sauf sur le sable quand il est mouillé ».
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Cannes 2021 : Bigger Than Us, de Flore Vasseur, est présenté dans la section éphémère « Le cinéma pour le climat » du Festival de Cannes

Ce samedi 10 juillet 2021, Marion Cotillard (coproductrice), Flore Vasseur, Mary Finn, jeune Irlandaise, capitaine de navire et activiste sur l’île de Lesbos, Melati Wijsen, jeune activiste indonésienne, Mohamad Aliounde, jeune activiste syrien et Denis Carot, co-producteur, étaient présents au photocall du dernier film de Flore Vasseur, Bigger Than Us.
Marion Cotillard a souhaité soutenir et co-produire, par amitié et par convictions, le projet de son amie de longue date, Flore, consacré à de jeunes activistes à travers le monde et à leurs combats pour protéger l’environnement, le monde, leur monde. Lire ici son interview.
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Cannes 2021 : Babi Yar. Context, du cinéaste ukrainien Sergeï Loznitsa, retrace le massacre de plus de trente-mille Juifs en 1941, dans le ravin de Babi Yar, à l’ouest de Kiev

Les films documentaires du cinéaste ukrainien Sergeï Loznitsa touchent parfois la lisière de l’expérimental, représentent une humanité confrontée à des bouleversements sociaux, politiques et éthiques. Avec Babi Yar. Context, Babi Yar, il n’est pas question d’expérimental mais de retracer, avec moult archives à l’appui, une page terrible de l’historie de la Seconde Guerre mondiale.
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Cannes 2021 Une jeune fille qui va bien, premier long métrage de Sandrine Kiberlain, présenté en compétition à la Semaine de la critique offre un fin portrait d’une jeune fille juive pendant l’occupation

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Paris, été 1942 Irène (Rebecca Merder, de la Comédie française) est une jeune fille juive pétillante de dix-neuf ans. Sa famille la regarde découvrir le monde avec bienveillance et l’entoure d’un amour inconditionnel. Son père, André (André Marcon) est à la fois aimant, à l’écoute et soucieux de l’avenir de ses deux enfants, Irène et Igor (Anthony Bajon) alors que les mesures prises par le gouvernement de Vichy à l’encontre des familles juives deviennent de plus en plus marquées. La grand-mère, Marceline (Françosie Midhoff) écoute les confidences de ses petits-enfants, les conseille et les rassure.
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Rencontre audio (en anglais) avec le cinéaste roumain Radu Muntean à la Plage de la Quinzaine des Réalisateurs au 74ème Festival de Cannes

Radu Muntean est diplômé de l’Académie roumaine du théâtre et du cinéma – réalisation de films en 1994. Il a fait ses débuts au cinéma avec le film Furia (2002), récompensé par le prix de l’Union des cinéastes roumains pour le meilleur premier film. En 2006, Hârtia va fi albastră (Le papier sera bleu) a fait sa première mondiale à la compétition internationale du Festival de Locarno où le réalisateur est revenu en 2018 avec le film Alice T. Marți, după Crăciun (Mardi après Noël, 2010) et Un etaj mai jos (L’étage du dessous,2015) ont tous deux figuré dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes. Radu Muntean a également participé au Festival de Cannes et en tant que membre du jury de la Cinéfondation & Courts Métrages et le cinéaste roumain y revient cette année pour présenter son dernier film, Intregalde, présenté dans la section de la Quinzaine des Réalisateurs. Lire la critique ici.
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Cannes 2021 : Little Palestine – Diary of a Siege – Le journal filmé par Abdallah Al-Khatib du siège brutal imposé par le régime syrien au camp de réfugiés palestinien de Yarmouk

Abdallah Al-Khatib est étudiant en sociologie à l’Université de Damas quand la révolte explose dans les rues syriennes. À ce moment-là, il n’a aucune espèce d’expérience filmique que celle que tout le monde a de nos jours avec les nouvelles technologies. Il travaillait pour l’UNWRA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) et du jour au lendemain, les rôles sociaux établis se sont transformés dans l’urgence de cette révolte politique. Al-Khatib explique comment il est arrivé à filmer ce journal qui suit le destin des civils pendant le siège :
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Cannes 2021 : Intregalde, de Radu Muntean, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, quitte l’univers citadin habituel du cinéaste pour une échappée belle dans les forêts de Transylvanie

Comme chaque fin d’année, à l’approche des fêtes, Maria (Maria Popistasu), Dan (Alexandru Bogdan) et Ilinca (Ilona Brezoianu), de jeunes gens issus de la classe moyenne, faisant partie d’une ONG qui travaille avec les autorités locales, une ONG qui se consacre à la distribution de nourriture et de produits de première nécessité à ces habitants à la période de Noël. À part quelques querelles et discussions sans gravité entre les membres du groupe, tout semble aller pour le mieux. Traversant des zones rustiques, par des chemins de terre et des montagnes enneigées. Ces jeunes participent à un voyage humanitaire en 4×4 pour amener ces sacs de vivres aux villageois isolés dans les régions reculées de la Roumanie, en Transylvanie. Tout au long des chemins de montagne, de plus en plus escarpés, poussiéreux puis boueux, les jeunes humanitaires parlent de leur vie : Dan attend un bébé alors qu’Ilinca confie à Maria qu’elle ne peut pas en avoir et souffre à chaque grossesse qu’elle apprend autour d’elle. Ilinca songe même à faire comme une amie qui est partie choisir une mère porteuse en Ukraine.
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Cannes 2021 : le film brésilien Medusa, d’Anita Rocha da Silveira, illustre de manière poignante l’extrémisme religieux à l’ère de Bolsonaro

Dans une perspective dystopique, le long métrage d’Anita Rocha da Silveira, présenté à la Quinzaine des Réalisateur, aborde les diverses tendances de la société brésilienne actuelle à l’image d’une Méduse : l’extrémisme religieux des églises évangélistes dont les fidèles sont menés par des pasteurs, la pratique de la chirurgie esthétique à outrance et le culte de la beauté des femmes, les Brésiliens qui s’instaurent justiciers de la normalité au nom du Christ.
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Cannes 2021 : rencontre passionnante avec Ari Folman, réalisateur du film d’animation Where is Anne Frank

Dans l’attique d’une bâtisse du XIXè, à quelques enjambées de la Croisette et du Palais des festivals, Ari Folman, réalisateur du film d’animation Where is Anne Frank ? (lire la critique), nous a accueillis avec bienveillance, enthousiaste de se livrer à nos dans un entretien aux références personnelles touchant à l’histoire de sa famille.
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Cannes 2021 : rencontre avec Melati Wisjen, jeune activiste indonésienne et Marion Cotillard, co-productrice du film Bigger Than Us présenté dans la section éphémère « Le cinéma pour le climat »

Par une fin de matinée ensoleillée, sur la Terrasse des journalistes au quatrième étage du Palais, l’effervescence se fait ressentir alors qu’un premier de journalistes attendent l’arrivée de Marion Cotillard et de Melati Wisjen, une jeune activiste indonésienne qui mène un combat acharné face à la pollution de son île, Bali, par le plastique. Marion Cotillard a co-produit avec Denis Carot et la cinéaste Bigger Than Us, le nouveau documentaire de Flore Vasseur.
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