Qui brille au combat, de Joséphine Japy : une famille face au handicap, entre amour inconditionnel et tourments personnels. Rencontre
C’est avec une profonde émotion que nous publions ces lignes. Cet entretien, réalisé récemment par notre collaboratrice Firouz E. Pillet, est l’un de ses derniers travaux. Jusqu’au bout, elle aura porté son regard acéré et sa plume sensible sur le cinéma qui compte. Nous avons choisi de partager ce texte et cet entretien tels qu’elle les avait conçus, en témoignage de son engagement et de sa passion pour le septième art.
Le film est à voir sur les écrans romands.
Le titre, Qui brille au combat, peut surprendre. Pourtant, la cinéaste explique qu’il s’agit de l’étymologie du prénom Bertille — qui est, dans le film, la plus jeune des deux sœurs de la famille Roussier. Bertille (interprétée par Sarah Pachoud) souffre d’un handicap autistique lourd au diagnostic incertain. Autour d’elle, la famille maintient un équilibre fragile. Cette enfant accapare les efforts, les pensées et l’énergie de chaque membre du foyer, d’autant que sa vie peut basculer à tout moment. Dans ce rythme effréné marqué par l’incertitude, chacun tente de se construire : les parents, Madeleine (Mélanie Laurent) et Gilles (Pierre-Yves Cardinal), comme la sœur aînée, Marion (Angelina Woreth). (…)