Anatomie de la solitude – Les films de Tsai Ming-liang au cinéma Arsenal à Berlin

Certaines rétrospectives ont plus de sens intrinsèque que d’autres. Celle que propose Arsenal – l’Institut allemand du film et de l’art de la vidéo – sur le réalisateur Tsai Ming-liang, artiste taïwanais né en Malaisie en 1957, plusieurs fois primés dans les grands festivals, fait partie de cette catégorie. En effet, prendre les films de Tsai individuellement avec les yeux de 2017 peut avoir quelque chose de fastidieux. Suivre son œuvre cinématographique de manière plus globale permet de mieux appréhender le chemin du cinéaste qui l’a amené en 2015 à se détourner du cinéma de salles pour aller vers celui de la vidéo artistique et installations de musées ou galeries d’art. Sur la petite échelle du temps historique cinématographiques, certains  – en réalité peu – films peuvent se targuer d’être universels et traverser les âges sans encombre. D’autres sont datés, ancrés dans leur temps et réduits à des ouvrages mineurs malgré leurs succès d’antan, alors que certains font le chemin inverse et, par la magie du temps ou de la nostalgie ou de l’évolution des sociétés, deviennent ce qu’on appelle des films cultes. Et il y a les œuvres, qui sont  transversales à tous les scénarios précités. Le travail de Tsai Ming-liang peut, à cet égard, être considéré comme une œuvre transversale du temps cinématographique mondial.

— Chen Chao-jung, Lee Kang-sheng – Rebels of The Neon God (Ching Shao Nien Na Cha)
© Arsenal

Anatomie de la solitude

C’est ainsi que l’institut a titré la rétrospective du cinéaste taïwanais pendant laquelle seront présentés douze films réalisés entre 1992 et 2015. Et il est vrai que la vision du monde que reflètent les images de Tsai est celle d’une société de désolation où l’aliénation de l’individu le dispute à l’isolation et à la dépression. Dans le cinéma de Tsai, les choses reviennent toujours et encore – raison de plus pour envisager son œuvre comme un tout, à commencer par les acteurs tels le comédien Lee Kang-sheng qui porte dans chaque film le même nom (Hsiao-kang), Miao Tien (célèbre acteur de films d’art martiaux des années 60 à 80) qui joue de nombreuses fois le rôle du père jusqu’à sa mort en 2005, l’actrice Yang Kuei-mei qui a joué dans 7 de ses films ou Chen Shiang-chyi.
Mis à part la nourriture qui est traditionnellement omniprésente dans les films d’Asie orientale, l’eau tient une place très particulière dans les films du réalisateur taïwanais : des inondations récurrentes et insurmontables, la pluie qui tombe comme la mousson sur tous ses films, même lorsqu’ils débordent vers Paris, son absence dans la sécheresse, des larmes qui coulent comme des rivières ou se devinent dans le jeu de reflets des iris, des douches et des saunas, la chasse d’eau tirée à peu près le même nombre de fois dans un film que dans la vraie vie en une journée… en parlant de chasse d’eau, le panorama de la société présentée par Tsai passe très souvent par l’espace confiné des toilettes (à la maison ou publiques), sorte de ventre mou de l’érotisme stérile.
Dans une économie de dialogues, les personnages de Tsai croisent leurs solitudes dans de faux narratifs épisodiques, de manière triangulaire (les parents, le fils ; deux amis, une femme ; un homme, une femme, une ville, un objet ; un grand-père, son petit-fils, un cinéma ; un père, un fils, l’absence ; etc.). Ce cinéma spectral reste cependant ancré dans la réel et le trivial du cycle de la vie où le temps qui passe n’est certes d’aucune clémence mais ne cesse de tourner  comme la Grande roue vers laquelle, dans une fantasmagorique apparition à Paris, se dirige à la fin de What Time Is It There ? (Ni Nei Pien Chi Tien) le défunt père de Hsiao-kang.

— Tsai Guei – What Time Is It There ? (Ni Nei Pien Chi Tien)
© Arsenal

Cinéma en réflexion

Au sens propre du terme, comme dans le film de 2003 Goodby, Dragon Inn (Bu San) où pour la dernière fois apparaît Miao Tien au cinéma : Il pleut à chaudes larmes sur la ville et un vieux et immense cinéma de Taipei qui entame sa dernière séance avant sa fermeture définitive. Le film projeté ce soir-là est un film classique d’art martial de King Hu réalisé en 1967 et dans le maigre public, un des acteurs du film, pâle comme un revenant, des larmes dans les yeux, témoin de la petite mort du cinéma en tant qu’art populaire et collectif. Dans de magnifiques cadrages, la salle et les coulisses du cinéma deviennent un espace chorégraphique où les âmes esseulées se croisent, se frôlent, s’épient, se cherchent, se manquent, s’échouent tels des spectres perdus dans la darkroom de la solitude. Le spectateur est lui aussi partie prenante du reflet, avec des comportements typiques qui procurent quelques respirations comiques au film comme le bruit que font les popcorns croqués, les pieds sur les sièges ou les changements de place lorsque l’on se sent importuné par un voisin.
La réflexion dans un sens plus abstrait avec par exemple la coproduction ARTE What Time Is It There ? (Ni Nei Pien Chi Tien) dans lequel le cinéaste-cinéphile Tsai Ming-Liang rend doublement hommage à la Nouvelle Vague, autour d’un essai sur l’implacabilité du temps incluant des images et parallèles avec Les Quatre Cents Coups de François Truffaut, ainsi qu’une rencontre improbable au Père Lachaise entre l’héroïne féminine du film et Jean-Pierre Léaud. Un autre hommage à François Truffaut est le film Visage dans lequel Jean-Pierre Léaud y joue le rôle principal et où l’on retrouve les muses du réalisateur français, Jeanne Moreau, Fanny Ardant et Nathalie Baye dans une scène hallucinatoire d’anthologie.

Le jeu d’écrans parachevé dans Goodby, Dragon Inn que l’on retrouve dans de nombreux films (What Time Is It There ? , The River, The Wayward Cloud, Visage, Stray Dogs ou son dernier film Afternoon), est déjà très présent dans le premier long métrage de Tsai datant de 1992, Rebels of The Neon God (Ching Shao Nien Na Cha), qui nous plonge dans l’archéologie technologique des années nonante allant des salles de jeux vidéos aux circuits intégrés des machines en passant par l’ancêtre des cafés internet et des sites de rencontres, le centre d’appel permettant de recevoir des coups de fil de femmes et plus si affinité…  C’est d’ailleurs dans une salle de jeu vidéo de Taipei que Tsai a rencontré par hasard son acteur fétiche Lee Kang-sheng, que Tsai présente « comme le visage de [m]on cinéma ». Le cinéaste avoue que Rebels of The Neon God a été totalement inspiré de l’état de la vie du jeune homme à l’époque, perdu dans l’existence à la lisière de la vie d’adulte. Depuis, si Lee Kang-sheng a trouvé un chemin professionnel dans le sillage de celui de Tsai Ming-liang, il semble continuer à avancer comme une ombre dans son existence cinématographique.

— Lee Kang-sheng – The River (He Liu)
© Arsenal

L’esthétique du cadre

Avec Tsai, le cinéma se veut cinéma. Ce sont les choses et les gens qui entrent et sortent du cadre et pas l’inverse, l’effort du cinéaste ne se porte pas à (pour)suivre ses personnages et paysages mais à les cadrer dans un souci esthétique concentré sur les couleurs, la lumière et ses contrastes et de magnifiques pénombres (dans presque tous ses films, Tsai a collaboré avec le même directeur de la photographie : Liao Pen-jung).  Tout est précisément calé avec dans le fil narratif minimaliste un sens magistral de l’ellipse.
Au fil de son parcours, son travail s’épure de tout ce qui lui semble superflu, la narration et les personnages tiennent sur un fil qui sert à épuiser l’exploration de l’image et du sens qu’il convoque chez celui qui la regarde. Il finit donc naturellement par ne plus rien à voir à dire au public de cinéma, qui, il faut le reconnaître aussi, n’a plus beaucoup de patience pour le suivre dans l’exploration infinie de la lenteur.

L’œuvre du cinéaste taïwanais, non dénuée d’humour caustique, absurde ou désespéré – ainsi que d’une dose d’auto-ironie –  est comme un paysage de marécage avec des personnages et visages familiers qui émergent, des situations dans lesquelles le spectateur s’enfonce malgré lui dans une impression de déjà-vu , sorte de caisse de résonnance à la vie de tout un chacun. Et comme dans les sables mouvants, le réflexe atavique de résistance au miroir tendu empêche dans un premier temps d’entrer de plein pied dans l’univers du réalisateur, il faut parfois du temps pour adapter sa propre part d’obscurité à celle dévoilée par Tsai. L’exigence de ce cinéma vaut autant que l’exigence du spectateur : rien de dramatique si chacune de ces exigences passent l’une à côté de l’autre sans se rencontrer, mais si par chance elles se retrouvent pour quelques instants dans la lumière auréolée de poussières d’images, on peut se dire que oui, décidément, cela vaut encore la peine d’aller au cinéma !

Vendredi 1er septembre, 20h (avec une présentation par James Lattimer) et Lundi 8 septembre, 20h : Rebels of The Neon God (Ching Shao Nien Na Cha) – Taïwan, 1992, 106 min., sous-titres anglais : Deux jeunes voyous gagnent de l’argent en braquant des cabines téléphoniques et volant des circuits intégrés de salles de jeux vidéo alors que Hsiao-Kang , un adolescent qui s’exclut de la société dans laquelle il vit, fasciné par l’un des deux jeunes, se met à le suivre et observer ce qui lui semble être une vie trépidante. Outre une jeunesse désillusionnée, ce premier long métrage de Tsai montre une société en proie à une transition qui désoriente autant l’ancienne que la nouvelle génération.

Samedi 2 septembre, 20h (avec une présentation de Christine Nord) et Mercredi 20 septembre, 20h : Vive l’Amour (Aiquing Wansui) – Taïwan, 1994, 118 min., sous-titres anglais : un chassé-croisé nihiliste et d’humour noir à trois personnages, Hsiao-Kang, un vendeur d’emplacements funéraires qui vole la clef restée dans la serrure d’un appartement en vente afin de préparer son suicide, une agente immobilière et son amant de passage. Lion d’Or et prix FIPRESCI (pris de la critique) à la Mostra de Venise en 1994.

— Lee Kang-sheng- Vive l’Amour (Aiquing Wansui)
© Arsenal

Dimanche 3 septembre, 20h et Lundi 25 septembre 20h : The River (He Liu) – Taïwan, 1997, 115 min., sous-titres allemands : Hsiao-Kang tombe par hasard sur une amie sur une scène de tournage et il se laisse convaincre de jouer un cadavre dans une rivière que l’on devine polluée. Peu après un mal inconnu à la nuque l’oblige à tenir sa tête continuellement penchée. C’est ainsi qu’il traverse sa vie dans la capitale comme dans sa famille pour finir dans un sauna avec une scène célèbre, voire célébrée par certains, pour l’alliance d’Œdipe et du tabou ultime: l’inceste entre le père et le fils. Ours d’argent Grand prix du jury à la Berlinale 1997.

Lundi 4 septembre, 20h et Samedi 30 septembre, 21h : The Hole (Dong) – Taïwan/France, 1998, 95 min., sous-titres anglais : pour ceux qui s’en souviennent, l’approche de l’an 2000 était pour beaucoup synonyme d’un sentiment apocalyptique. Tsai traduit cette angoisse à sa manière en mettant en scène un homme et une femme habitant un immeuble évacué, comme toute la ville, pour cause d’épidémie d’une maladie mystérieuse. Hsiao-Kang va épier sa voisine du dessous par un trou au plancher. Symbole du judas, ce trou devient vase communicant – pour le pire comme pour le meilleur dans l’avancement de la relation entre les deux protagonistes, sortes d’Adam et Ève postmodernes. Originalité de ce film de genre fantastique : l’incursion de la comédie musicale de style hollywoodien des années 50 et 60. Prix FIPRESCI (prix de la critique) au festival de Cannes 1998.

— Lee Kang-sheng – The Hole (Dong)
© Arsenal

Mardi 5 septembre, 20h et Jeudi 21 septembre, 21h : What Time Is It There ? (Ni Nei Pien Chi Tien) – Taïwan/France, 2000, 116 min., version suisse Trigon Films avec sous-titres français et allemands: Deux histoires d’amour sur le fil du temps qui renvoient les protagonistes dans la condition intrinsèque de l’être humain vu par Tsai : la solitude. D’un côté le père de Hsiao-Kang meurt et sa mère qui tente d’arrêter le temps en continuant à inviter son mari à la table familiale, et Hsiao-Kang qui tente d’ajuster le temps en changeant toutes les montres et horloges de la ville qui lui tombe sous la main, pour les mettre à l’heure de Paris, ville que la jeune femme, dont il est tombé amoureux quand elle lui a acheté une montre juste avant son départ, est parti visiter. Luttes perdues d’avance contre ce temps qui finit toujours par s’enfuir, emporter les êtres dans son flux insaisissable, tout en laissant l’espoir d’un recommencement transcendant.  Prix du jury à Tu Duu-Chih pour la meilleure contribution technique (le son) au festival de Cannes 2001.

Mercredi 6 septembre, 20h et Samedi 23 septembre, 19h30 : Goodby, Dragon Inn (Bu San) – Taïwan, 2003, 80 min., sous-titres anglais : Voir ci-dessus dans le paragraphe Cinéma en réflexion. Prix FIPRESCI (prix de la critique) à la Mostra de Venise 2003.

Jeudi 7 septembre, 20h et Vendredi 22 septembre, 20h: The Wayward Cloud (Tian Bian Yi Duo Yun) – Taïwan/France, 2004, 115 min., sous-titres anglais : Film disruptif, La saveur de la pastèque joue du burlesque et du mauvais goût, mêlant symbolique sexuelle et fétichisme végétal, film pornographique et comédie musicale. Cette fois-ci, ce sont deux femmes et un homme qui forment le trio qui se croise et décroise. Deux appartements : dans l’un se tourne un film porno, dans l’appartement voisin vit une femme assoiffée par la terrible sécheresse qui sévit à Taïwan, dans les deux, l’objet de toute l’attention : la pastèque.  Une série de scènes fantaisistes entrecoupée d’intermèdes musicaux surannés pour finir sur une scène mémorable qui fustige la marchandisation du monde allant jusqu’à celle des corps maltraités. Ours d’Argent de la meilleure contribution artistique (meilleur scénario), Prix Alfred-Bauer-Preis pour un film qui ouvre une nouvelle perspective et prix FIPRESCI (prix de la critique) à la Berlinale 2005.

— Chen Shiang-chyi – The Wayward Cloud (Tian Bian Yi Duo Yun)
© WILDBUNCH

Vendredi 8 septembre, 20h et Jeudi 14 septembre, 20h : I Don’t Want To Sleep Alone ( Hei Yan Quan) – Taïwan/France/Autriche, 2006, 118 min., sous-titres anglais : 30 ans après quitté la Malaisie, Tsai Ming-liang revient sur le sol natal pour y mettre en scène Lee Kang-sheng dans un double rôle, celui d’un étranger à Kuala Lumpur qui sera tabassé dans une ruelle sordide puis recueilli par un ouvrier émigré qui passait par là avec son matelas, lequel s’occupera de l’étranger avec une bienveillance touchante ; et celui d’un homme dans le coma dans un appartement. Ce dédoublement est peut-être le fruit de l’imaginaire du comateux, mais chez Tsai rien n’est sûr et certain. Comme il se doit, un troisième personnage s’installe, une femme qui va tomber amoureuse de Hsiao-Kang… à moins que ce troisième personnage soit le matelas qui ne cesse de passer d’un lieu à l’autre. Une incursion « à la Tsai » dans la réalité sociale d’une métropole recouverte par le smog.

Samedi 9 septembre 20h et Vendredi 29 septembre, 19h30 : Visage – France/Taïwan/Belgique/Pays-Bas, 2009, 138 min., sous-titres anglais : Dans ce film, les alter ego de l’univers qui inspire le cinéaste se rencontrent : Lee Kang-sheng/Tsai Ming-liang, Jean-Pierre Léaud/François Truffaut.  Hsiao Kang, un réalisateur taïwanais, qui ne parle ni anglais ni français, se voit proposer de tourner l’histoire mythique de Salomé au musée du Louvre. Il choisit de confier le rôle du roi Hérode à Jean-Pierre Léaud. De son côté, la production, incarnée par Fanny Ardant, cherche une star internationale pour le rôle de Salomé et son choix se pose sur un mannequin mondialement connue, Laetitia Casta. A l’annonce du décès de sa mère, Hsiao Kang sombre dans une dépression et passe son temps à dormir. Tout ce petit monde attend, tue le temps dans les entrailles du musée, un cerf s’échappe dans les jardins des Tuilleries : de magnifiques images, une très grande poésie, Visage ne peut qu’envoûter les adeptes du cinéma contemplatif… mais risque de paraître un peu long pour les autres spectateurs.

Dimanche 10 septembre, 20h et Jeudi 28 septembre, 20h : Stray Dogs (Jiao You) – France/Taïwan, 2013, 138 min., sous-titres anglais : Hsiao Kang est homme-sandwich dans les rues de Taipei. Sa pancarte promeut un programme immobilier alors que lui survit avec ses deux enfants dans un squat en ruine, se nourrissant de ce qu’ils ont pu récupérer dans la journée. La désolation urbaine et humaine prend ici aussi des atours très organiques et mène à l’épure ultime de l’impermanence des choses incrustée dans la magnifique tension d’un plan fixe qui n’en finit pas de clouer le présent au désespoir. La lenteur du temps qui pour autant ne s’arrête jamais : le rail sur lequel glisse toute l’œuvre de Tsai. Grand prix du jury à la 70ème Mostra de Venise en 2013.

Lundi 11 septembre, 19h30 et Samedi 16 septembre, 19h30 : Journey to the West (Xi You) – France/Taïwan, 2014, 56 minutes, sans dialogues: 1er film qui se détache résolument du cinéma pour s’engager dans l’art contemporain et les installations vidéo. Faisant partie de la série (6) des Walker (inspirée par la vie du moine bouddhiste Xuan Zang) dont chaque partie suit les pérégrinations d’un moine bouddhiste (Lee Kang-sheng) en Asie de l’est, ce Voyage en occident prend place à Marseille avec pour double « Le dragon » incarné par Denis Lavant. La lenteur extrême de ce voyage plonge le spectateur soit dans une méditation cinématographique, les sens tendus sur chaque détail physique ou sonore, soit dans un ennui profond qui l’amène à sa propre divagation de l’esprit.

— Lee Kang-sheng – Journey to the West (Xi You)
© Arsenal

Mardi 12 septembre, 20h et Mercredi 27 septembre, 19h30 : Afternoon (Na Ri Xia Wu) – Taïwan, 2015, 137 min., sous-titres anglais : Film-conversation entre Tsai Ming-liang et Lee Kang-sheng, nous entrons avec cet essai documentaire dans une sorte de séance de psychanalyse entre ses deux hommes dont le destin artistique a été pendant de plus de 20 ans lié comme rarement dans l’histoire du cinéma.

Malik Berkati

Anatomie der Einsamkeit – 
Die Filme von Tsai Ming-liang Kino Arsenal Berlin  du 1er au 30 septembre 2017.

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malik berkati

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