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Iran

Cinéma / KinoCulture / Kultur

Divine Comedy (Komedie Elahi)  d’Ali Asgari – Résister dans la matrice iranienne. Rencontre

Le cinéma iranien nous a habitué·es à l’absurde et au dépouillement. Avec Divine Comedy, Ali Asgari bascule dans un surréalisme bureaucratique qui confine au vertige. À l’instar de son précédent film coréalisé avec Alireza Khatami – Chroniques de Téhéran –, le cinéaste signe une œuvre qui dépasse le simple réquisitoire contre la censure pour livrer une autopsie grinçante des mécanismes d’étouffement.
Asgari dépeint les réalités contradictoires de son pays, entre arbitraire administratif et instrumentalisation de la morale. En plaçant au centre du récit Bahram Ark – véritable réalisateur issu de la minorité azérie jouant son propre rôle, dont les films n’ont jamais franchi les frontières de la distribution officielle –, il brouille constamment les frontières entre fiction et réel. L’enjeu n’est alors plus uniquement esthétique, mais existentiel. (…)

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Cinéma / KinoCulture / KulturForum citoyen / Bürgerforum

FIFDH 2026 – A Fox Under a Pink Moon (Robah ve mah sorti) : Peindre pour rester en vie  –  Rencontre avec Mehrdad Oskouei et Soraya Akhlaghi 

Il y a des films qui naissent d’une urgence absolue. A Fox Under a Pink Moon, documentaire co-réalisé par le cinéaste iranien Mehrdad Oskouei et la jeune Afghane Soraya Akhlaghi, est de ceux-là. Primé au Grand Prix de Genève FIFDH 2026, au Prix du Jury des Jeunes – Documentaire 2026, ainsi qu’à l’IDFA 2025 — le Festival international du documentaire d’Amsterdam – où il a remporté le prix du meilleur film de la compétition internationale, il impose d’emblée une évidence : ce que l’on regarde ne ressemble à rien de connu. Non pas parce que le sujet serait inédit – les récits de migrations clandestines, de violences conjugales, d’exils sans fin ont leur place dans le cinéma documentaire —, mais parce que la forme ici est inséparable de la survie elle-même. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Sortie: Un simple accident (Yek tasadof-e sadeh), de Jafar Panahi

Palme d’or à Cannes cette année, le film du cinéaste iranien Jafar Panahi, Un simple accident, représentera la France – co-productrice majoritaire –  dans la course aux Oscars du meilleur film international.
Tourné clandestinement, le dernier opus du cinéaste iranien confronte, au hasard du destin, bourreaux et victimes et amène le cinéaste iranien à poursuivre le portrait de la dictature iranienne. (…)

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Cannes 2025Cinéma / KinoCulture / Kultur

Cannes 2025 : présenté en compétition officielle, Un simple accident (Yek tasadof-e sadeh), de Jafar Panahi, critique le régime dictatorial des mollahs à travers une fresque sociale

Dans les hauteurs de Téhéran, une famille roule de nuit. Le père (Ebrahim Azizi) conduit, la mère, à la place du passager avant, est en fin de grossesse. Leur fillette, sur la banquette arrière, demande à son père d’augmenter le volume du son : à la la radio passe « Babaah », chanson devenue emblématique de liberté après que Sadegh Bana Motejaded a osé faire une danse endiablée sur cette musique. Le septuagénaire était filmé en train de chanter et de danser en public, suscitant l’enthousiasme et les applaudissements des personnes massées autour de lui. On se souvient que la vidéo est devenue virale sur les réseaux sociaux. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Libérer sa voix, redéfinir son destin : Rencontre avec Leila Amini pour son film A Sisters’ Tale

Deuxième long métrage documentaire de la cinéaste iranienne Leila Amini, A Sisters’ Tale nous plonge dans le périple de Nasreen, que sa sœur, la réalisatrice, a suivi et filmé pendant sept ans.
Dans sa jeunesse, Nasreen emplissait la maison familiale de sa belle voix, nourrissant le rêve de devenir chanteuse. Peu à peu, elle est devenue silencieuse et s’est conformée à l’ordre traditionnel, acceptant un mariage arrangé et donnant naissance à un fils. Déterminée à être l’épouse et la mère idéales, elle s’est investie dans ce rôle. Pourtant, la frustration a fini par s’imposer lorsqu’elle a compris que son mari, Mohammad, entièrement dévoué à travail, ne lui offrirait jamais les petits plaisirs simples et romantiques d’une vie de couple. La naissance de sa fille, Hana, a marqué un tournant : Nasreen a pris conscience qu’elle risquait de passer à côté de sa propre vie, réduite à son rôle de mère. C’est alors qu’elle a décidé de renouer avec sa passion pour le chant.
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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Sortie en Suisse romande de Les Graines du figuier sauvage de Mohammad Rasoulof

Multiprimé et ovationné à Cannes (Prix spécial du Jury et Prix FIPRESCI de la Critique internationale) puis à Locarno avec une Piazza Grande noire de spectateurs·trices, désormais dans la course à l’Oscar du meilleur film international représentant l’Allemagne, Les Graines du figuier sauvage de Mohammad Rasoulof sort aujourd’hui sur les écrans romands. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Tatami, de Zar Amir Ebrahimi et Guy Nattiv : combattre pour la liberté face au diktat politico-religieux !

Coréalisé par une Iranienne (Zar Amir Ebrahimi) et un Israélien (Guy Nattiv), dévoilé et primé à la Mostra de Venise 2023, ce thriller politico-sportif livre un récit trépidant au rythme soutenu, remarquablement mis en scène et brillamment interprété. (…)

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Cinéma / KinoCulture / KulturLocarno 2024

Locarno 2024 – Piazza Grande : Les Graines du figuier sauvage (The Seed of the Sacred Fig) de Mohammad Rasoulof, un frisson collectif au cœur du festival. Rencontre

Depuis l’arrivée de Mohammad Rasoulof à Locarno, une vague d’émotion déferle sur le festival. À la conférence de presse, une question sur son exil, qui l’a ému alors qu’il y répondait, a bouleversé l’assemblée, provoquant une ovation spontanée. Sur la Piazza Grande, bondée et vibrante, le réalisateur a été accueilli par des acclamations retentissantes. Partout où il passe, des spectateurs∙trices l’arrêtent pour le remercier ou l’encourager, tout aussi touché∙s par son parcours d’homme qui a traversé les montagnes à pieds pour fuir son pays, autant que par son œuvre consacrée. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Shayda – Convergence entre fiction et réel : un écho au Mouvement Femme, Vie, Liberté !

Si le diable se cache dans les détails, souvent le drame se dissimule dans l’accumulation de poussées d’angoisses quotidiennes. Rien de spectaculaire dans le premier long métrage de la réalisatrice irano-australienne Noora Niasari, mais une mise en lumière d’une situation vénéneuse qui consumerait ses protagonistes sans l’énergie vitale qu’elles déploient pour ne pas s’y abandonner. La cinéaste et son directeur de la photographie, Sherwin Akbarzadeh, alternent entre des prises de vue saccadées et nerveuses d’un côté, et des plans posés et lumineux de l’autre, pour nous faire naviguer, avec leurs personnages, entre ces deux pôles actantiels. (…)

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