Mostra 2021 : À plein temps, de Eric Gravel, concourt dans la section Orizzonti et offre un rôle magnifique à Laure Calamy en mère de famille à la triple journée

Julie se donne beaucoup de mal pour élever ses deux enfants à la campagne tout en gardant son emploi dans un hôtel de luxe parisien. Lorsqu’elle obtient enfin un entretien d’embauche pour un poste qu’elle attendait depuis longtemps, une grève nationale éclate, paralysant le système des transports publics. L’équilibre fragile que Julie a établi est compromis. Julie se lance alors dans une course effrénée contre la montre, au risque de vaciller.
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César 2021: les grands vainqueurs de la cérémonie

Adieu les Cons, la comédie dramatique d’Albert Dupontel, qui évite systématiquement cette fête, fut nommée pour la plus haute récompense du cinéma français César, 12 fois et remporte sept statuettes dorées : Meilleur film, Meilleure réalisation, scénario original, photographie, décors. Nicolas Marié obtient le César pour le meilleur comédien dans un second rôle. Son septième film, long de 87 minutes, sorti en salles en octobre dernier, a aussi séduit des jeunes qui lui ont attribué le César des lycéens.
Organisée à l’Olympia le 12 mars, la cérémonie a été suivie par 1,6 million de téléspectateurs. Ils ont vite appris que Laure Calamy a obtenu la récompense de meilleure actrice pour son rôle dans Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal. Sami Bouajila, le protagoniste principal du film Un fils a été proclamé meilleur acteur. Très sobre et élégant il a commenté son deuxième César :
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Antoinette dans les Cévennes ou comment faire sa thérapie auprès d’un âne compréhensif et à l’écoute

Antoinette Lapouge (Laure Calamy) attend impatiemment les grands vacances d’été et la promesse d’une semaine en amoureux avec son amant, Vladimir qui est marié et dont la fille, Alice (Louise Vidal) est l’élève d’Antoinette.. Alors quand celui-ci annule leurs vacances pour partir marcher dans les Cévennes avec sa femme et sa fille, Antoinette ne réfléchit pas longtemps : elle part sur ses traces et réserve un âne pour parcourir le chemin de Stevenson. Munie d’une valise à roulettes, Antoinette débarque dans un gîte au milieu des randonneurs rompus à l’exercice, sacs à dos et chaussures de marche oblige !
Mais à son arrivée, point de Vladimir parmi la joyeuse troupe de randonneurs – seulement Patrick, un âne gris récalcitrant qui va l’accompagner dans son singulier périple et, au fil des jours et des péripéties, devenir son confident.
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Seules les bêtes, le dernier film de Dominik Moll, le réalisateur de «Harry, un ami qui vous veut du bien», présenté à la Mostra 2019, brouille les pistes et sème le trouble dans les âmes

Une femme (Valeria Bruni Tedeschi) disparaît sur le Plateau du Causse en plein hiver. Le lendemain d’une tempête de neige, sa voiture est retrouvée sur une route où subsistent quelques fermes isolées. Alors que les gendarmes n’ont aucune piste, cinq personnes se savent liées à cette disparition. Chacune a son secret, mais personne ne se doute que cette histoire a commencé loin de cette montagne balayée par les vents d’hiver, sur un autre continent où le soleil brûle, et où la pauvreté n’empêche pas le désir de dicter sa loi, où la combine amène des jeunes « brouteurs » à s’enrichir sur la crédulité et la solitude des Occidentaux.
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Cannes 2019 – Sibyl de Justine Triet: de la psychanalyse sous vide en compétition

Soyons justes, le film n’a pas que des défauts : il permet de réaffirmer le talent de deux actrices – la belge Virginie Efira et l’allemande Sandra Hüller.
Une fois ceci posé, on ne peut que se demander comment ce film de Justine Triet a pu atterrir dans la sélection de la compétition officielle. Tout y est insupportable, que ce soit le scénario invraisemblable, les dialogues navrants, le jeu d’Adèle Exarchopoulos  – on en souffre d’autant plus que le contraste avec celui des deux actrices précitées est cruel, quoique nous pouvons lui reconnaître une qualité que l’on retrouve régulièrement dans ses rôles : une prédisposition naturelle aux sanglotements et à la moue – , la charge caricaturale de tous les personnages, Éros et Thanatos scandés par des scènes de sexe cathartiques…
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