Cannes 2018 : « Capharnaüm », le dernier film de la réalisatrice Nadine Labaki en lice pour la Palme d’Or

Le film est présenté en compétition au Festival de Cannes 2018 et plonge les spectateurs dans les quartiers pauvres de Beyrouth.
Également actrice, très remarquée comme réalisatrice à Cannes à la Quinzaine des réalisateurs en 2007 avec Caramel, puis avec Et maintenant, on va où ? , prix du jury Œcuménique des mentions spéciales, à Cannes en 2011, la réalisatrice Nadine Labaki revient sur la Croisette avec Capharnaüm, un film qui révèle l’existence des marginaux, des oubliés, des parias de la société libanaise, en particulier des enfants à travers le personnage bouleversant et impressionnant de maturité de Zain.
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9e édition du Festival du film arabe de Berlin – ALFILM 11-18 avril 2018

La 9è édition du Festival du film arabe de Berlin offre une belle programmation avec des films primés à l’international – dont le film suisse de Karim Sayad , Des hommes et des moutons, qui a reçu le Prix du meilleur documentaire aux Journées de Soleure et que j:mag a interviewé pour sa sortie romande – ainsi qu’une thématique abordée très intéressante : « réflexions sur les masculinités arabes ».
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Entretien avec Salim Saab, réalisateur de Beyrouth Street : Hip-Hop au Liban

Salim Saab, alias Royal S, est un rappeur, journaliste et animateur radio franco-libanais, réalisateur du documentaire Beyrouth Street : Hip-Hop au Liban. Le titre est un peu délusoire, car il s’agit plutôt de la culture hip-hop à Beyrouth, voire même une déclaration d’amour à cette ville scarifiée par 15 ans de guerre, mais vibrante d’énergies qui, au-delà de l’instinct de survie et du maintien de l’équilibre fragile trouvé après-guerre civile, font montre de volonté de reconstruction et de réappropriation de sa propre identité. La culture hip-hop est un de ces moyens d’expression qui a émergé dans le milieu des années nonante et instauré une culture urbaine underground militante.
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Mostra 2017 : The insult, de Ziad Doueiri, ausculte les tensions politico-confessionnelles du Liban à travers un procès

The Insult traite d’un conflit verbal entre Toni Hanna (Adel Karam), un mécanicien chrétien libanais et survivant du massacre du village portuaire de Damour en 1976 et Yasser (Kamel El Basha), un réfugié palestinien vivant dans des camps et travaillant comme contremaître dans le quartier. Le conflit se transforme rapidement en une confrontation violente entre les deux hommes lorsque Yasser frappe Tony alors que ce dernier le provoque avec des propos anti-palestiniens extrêmes. Pour soulager la tension entre les deux hommes et terminer le chantier, le patron de Yasser insiste pour qu’il aille présenter des excuses, mais quand celui-ci arrive au garage, Tony blague les mauvaises conversations anti-palestiniennes de Bachir Gemayel. Incapable de parler, le contremaître ne parvient pas à s’excuser et lequel Tony crie : « J’aimerais que Ariel Sharon vous a effacé. » Yasser frappe Tony fort, brisant quelques côtes. Leur altercation prend de l’ampleur et se transforme rapidement en une crise nationale à travers un procès très médiatisé qui reflète les profondes tensions religieuses et politiques de la société libanaise.
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ALFILM : quelques éclats de rire, des perles et des larmes à la 8è édition du festival du film arabe de Berlin

ALFILM – le festival du film arabe de Berlin est devenu au fil de ses éditions un rendez-vous incontournable de la scène foisonnante des festivals de films que compte la capitale allemande. Le festival, en prenant de l’importance, n’a pas sacrifié au succès sa ligne première consistant à montrer au public européen des cinémas ayant très peu de visibilité dans les salles du continent (nombre de films présentés sont des Premières européennes ou allemandes), avec une focale sur les productions indépendantes et le cinéma de genre. Évolution très intéressante du festival : ses premières éditions se concentraient classiquement dans un lieu, puis dans deux cinémas pour finir, cette année, à s’ouvrir largement à la ville avec quatre salles partenaires : celles de la cinémathèque Kino Arsenal, le fsk Kino, le Eiszeit Kino et le City Kino de Wedding au Centre Français de Berlin.
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Tramontane du Liban: celui qui vient de derrière la montagne

Il est des vents qui rendent fous, des vents annonciateurs de mauvais temps ou d’augure, des vents brûlants ou glaciaux qui brouillent la vue, enragent les cieux, plombent les nuits ; il est de petits vents frais ou chauds et légers qui soulagent de la canicule, du frimas, qui portent les oiseaux et pollinisent le printemps, qui bercent les petits nuages blancs des imaginaires, qui allument la lune et ses étoiles. Il est des vents comme des souffles, la vie s’y engouffre autant que la mort.

Le Liban : un dédale d’histoires

La tramontane au Liban, c’est comme partout le nom d’un vent, mais c’est également le terme qui décrit celui qui vient de derrière la montagne… un étranger donc.
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L’UNESCO et des professionnels du patrimoine français et suisses se mobilisent pour la sauvegarde du patrimoine syrien

En réponse à la destruction du patrimoine culturel de la Syrie, l’UNESCO s’est associée, à l’été 2015, à des professionnels français et suisses de l’archéologie et du patrimoine français pour recenser les besoins précis des acteurs de terrain en matériels utiles à la poursuite de leurs actions de sauvegarde : matériels de conditionnement indispensables à l’évacuation et à la mise à l’abri des collections, matériels de conservation pour préserver les pièces fragiles et restaurer les pièces endommagées, mais aussi matériels d’étude et d’enregistrement pour permettre de continuer à compléter les inventaires et la documentation scientifique du patrimoine syrien, et ainsi faciliter son identification, sa gestion et la sauvegarde des données s’y rapportant.
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Genève – Syrie: spectacle des Malas Twins dans le cadre de l’exposition WAHA – L’école de Damas

Organisé par Wake up Genève (nous vous parlions de ce collectif ici et là) et l’ONG Zaytoun, le spectacle des frères jumeaux Mohamed et Ahmed Malas – comédiens syriens réfugiés depuis deux ans en France – se déroulera dans le cadre de l’exposition du collectif WAHA intitulée L’école de Damas, le 18 juin au FOOUND, le concept-store de Genève qui a ouvert ses portes en février dernier.
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