Mostra 2021 : Piedra noche, du cinéaste argentin Iván Fund concourt dans la section Giornate degli autori

Le film s’ouvre avec des vues aériennes sur l’océan puis sur le littoral, accompagnées d’une musique stridente. Iván Fund commence par des scènes de vie de famille heureuse alors que Greta (Mara Bestelli) et Bruno (Marcelo Subiotto) passent du temps à la maison en bord de mer et sur la plage avec leur fils Denis (Jeremias Mateo Kuharo). Des gros plans persistants sur les visages, particulièrement les yeux, témoignent d’une affection immense et d’un lien étroit entre les parents et leur enfant alors que le garçon joue avec une console de jeux qui lui permet de créer un kaiju, un monstre géant à l’écran, inspiré d’un moustique en vert et mauve et qui dévore la piedra noche, certainement en référence au jeu japonais évolutif.(…)

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Mostra 2020 : My Tender Matador (Tengo miedo torero), de Rodrigo Sepúlveda,  propose l’adaptation cinématographique du célèbre roman éponyme de l’écrivain chilien Pedro Lemebel

My Tender Matador (Tengo miedo torero), de Rodrigo Sepúlveda, a sa première mondiale à la 16ème édition des Venice Days, la section indépendante du Festival du film de Venise.

Le film s’ouvre sur une chorégraphie, menée par une personne grande et élancée, à la chevelure abondante mais dont on ne distingue pas le visage et qui danse sur Fever de Peggy Lee. Les robes à paillettes se devinent sous les spots de couleurs et plusieurs silhouettes dansent sur la piste en suivant la chorégraphie qui est, de manière soudaine, interrompue par des coups de feu.

On perçoit au loin des sirènes de police et des interpellations … Un jeune homme porte secours à un travesti terrorisé. Cette rencontre fortuite scellera des liens d’autant plus forts que la période que vit le Chili est trouble. Quelques séquences de manifestations ou de descentes policières rappellent cette période mouvementée.
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Rojo, le troisième long métrage de Benjamin Naishtat, revisite la violence des années septante en Argentine – Dans les salles suisses

Argentine, 1975 : la séquence d’ouverture filme en caméra frontale une villa dans un quartier  bourgeois où diverses personnes sortent, emportant des effets de valeurs, un miroir, un poste de télévision, etc. La caméra de Benjamin Naishtat nous entraîne ensuite dans l’étude de Claudio (Dario Grandinetti), avocat réputé et notable local, qui mène une existence confortable, acceptant de fermer les yeux sur les pratiques du régime en place. Lors d’un dîner, il est violemment pris à parti par un inconnu et l’altercation vire au drame. Claudio fait en sorte d’étouffer l’affaire, sans se douter que cette décision va l’entraîner dans une spirale sans fin.
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