Mostra 2020 : avec 200 Meters, le réalisateur palestinien Ameen Nayfeh puise dans sa propre histoire pour raconter l’aberration du mur

(…)
Le réalisateur Ameen Nayfeh s’inspire de son propre vécu pour 200 Meters, long métrage dans lequel il relate la vie familiale scindée par un mur, celle de Mustafa et sa femme Salwa qui viennent de deux villages palestiniens distants de seulement 200 mètres, mais séparés par le mur. Leur situation de vie inhabituelle commence à affecter leur mariage, par ailleurs heureux, mais le couple fait ce qu’il peut pour que cela fonctionne. Beaucoup de concessions, de compréhension et d’abnégation nourrissent leur relation.
(…)

Lire la suite

Mostra 2020 : My Tender Matador (Tengo miedo torero), de Rodrigo Sepúlveda,  propose l’adaptation cinématographique du célèbre roman éponyme de l’écrivain chilien Pedro Lemebel

My Tender Matador (Tengo miedo torero), de Rodrigo Sepúlveda, a sa première mondiale à la 16ème édition des Venice Days, la section indépendante du Festival du film de Venise.

Le film s’ouvre sur une chorégraphie, menée par une personne grande et élancée, à la chevelure abondante mais dont on ne distingue pas le visage et qui danse sur Fever de Peggy Lee. Les robes à paillettes se devinent sous les spots de couleurs et plusieurs silhouettes dansent sur la piste en suivant la chorégraphie qui est, de manière soudaine, interrompue par des coups de feu.

On perçoit au loin des sirènes de police et des interpellations … Un jeune homme porte secours à un travesti terrorisé. Cette rencontre fortuite scellera des liens d’autant plus forts que la période que vit le Chili est trouble. Quelques séquences de manifestations ou de descentes policières rappellent cette période mouvementée.
(…)

Lire la suite

Mostra 2020: Quo vadis, Aida? de la cinéaste bosnienne Jasmila Žbanić témoigne du massacre de Srebrenica

Les événements vécus par Hasan Nuhanović, habitant de Srebrenica au début des années 1990 sont le point du départ du film. Auteur du livre Sous le drapeau de l’ONU – la communauté internationale et le crime de Srebrenica, Nuhanović n’a pas apprécié le scénario écrit par la cinéaste et leur collaboration s’est terminée très vite. Au lieu de parler du traducteur qu’il a été, Jasmila Žbanić a introduit le personnage d’Aida, une prof d’anglais, devenue interprète dans la zone protégé de Srebrenica, où elle se croyait en sécurité comme d’autres habitants de la région. Mais ils sont affamés durant de longs mois car les soldats serbes ont isolé les villages environnants, obligeant les civils bosniaques à se regrouper en ville. Plus tard, à partir du 11  juillet 1995, 8372 d’entre eux sont sauvagement assassinés par les forces armés du général Ratko Mladić. Les casques bleus, présents sur place ont reçu l’ordre de ne pas se mêler dans « ce conflit local» !
(…)

Lire la suite

Les réalisatrices à l’honneur de la 15è édition des Giornate degli Autori de la Mostra de Venise 2018

La 15è édition des Giornate degli Autori, également nommées Venice Days, qui ont lieu pendant le Festival du film de Venise offre, comme chaque année, un riche programme qui complète à merveille la sélection officielle, en privilégiant les œuvres audacieuses et promouvant la diversité du cinéma indépendant mondial.
(…)
Comme de nombreux festivals de cette année 2018, une place de choix est réservée aux femmes, que ce soit devant ou derrière l’écran : six des onze films sélectionnés ont été réalisés par des femmes, et de manière générale les protagonistes féminines jouent un rôle crucial dans les films présentés. Les organisateurs insistent sur un point, qui fait d’ailleurs contre-point définitif à la déclaration totalement ridicule de Thierry Frémaux en 2012 qui, en voulant justifier le fait qu’il n’y ait pas une seule réalisatrice dans la compétition officielle de Cannes, disait:
(…)

Lire la suite