46e édition du Festival du cinéma américain de Deauville – sous le signe de Spartacus

La ville de Deauville, le Public Système Cinéma et le Centre International ont eu assez du courage et d’énergie pour risquer d’organiser cette manifestation du septième art américain, unique en Europe.
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Un festival de Locarno 2020 hybride, aménagé à l’aune du nouveau coronavirus

Le festival de Locarno qui fête ses septante-trois ans se voit amputer de son événement-phare : les projections du film du soir sur la fameuse Piazza Grande de la ville qui accueille traditionnellement près de 8000 spectateurs. Mais l’édition 2020 aura tout de même lieu du 5 au 15 août ; principalement en ligne mais physiquement également dans un format réduit.
“Nous sommes orphelins de la Piazza Grande, la place du Risorgimento de Locarno qui est l’âme et le symbole du Festival. Rien ne peut la remplacer, parce qu’un festival est par définition un lieu de rencontres. Toutefois, le Tessin sait aller de l’avant, peut-être grâce à cette pointe de tempérament italien qui nous fait prendre la vie avec le sourire, et ne jamais se laisser abattre par une crise capable de mettre certitudes et orgueil à genoux. Nous affrontons cette situation difficile avec deux objectifs. Premièrement : maintenir dans le monde, grâce à un Festival physique et virtuel, la position, la notoriété et la crédibilité acquises en plus de sept décennies de rigueur et de cohérence artistiques. Deuxièmement : ne pas décevoir les attentes du public, force motrice du Locarno Film Festival, en continuant à partager avec lui – plus encore en une année où le dialogue a été « suspendu » – ces récits, regards et visions qui nous animent depuis 73 ans : les films. ”
explique avec enthousiasme Marco Solari, président du Locarno Film Festival.
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Berlinale 2020 – compétition : Un western vériste de Kelly Reichardt, First Cow

L’histoire racontée par Kelly Reichardt se base sur le livre The Half-Life du romancier étasunien Jonathan Raymond, également coscénariste du film. La cinéaste ne tombe pas dans le même piège que nombre de ses confrères et consœurs consistant à transposer à l’identique une histoire ou ne pas oser mettre de la distance entre le texte original et sa propre interprétation du sujet abordé. Reichardt commence par ne prendre qu’une petite partie du livre qui lui s’étend sur de nombreuses années. Puis elle y met son regard de cinéaste, son point de vue de scénariste et offre une œuvre qui engage son artiste et fait une proposition au spectateur. C’est après tout ce que l’on demande aussi au cinéma : savoir ouvrir des univers et des champs d’idées sans négliger les sensations et la sensibilité qui traversent le tamis de lumière qui vont se refléter sur la toile.
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