The Pink Cloud (A Nuvem Rosa) de la Brésilienne Iuli Gerbase : catharsis rose pour un confinement long !

Si le film était sorti juste après son tournage, on l’aurait qualifié de romance dramatique de science-fiction, mais le film sort à présent sur nos écrans personnels après avoir été présenté au Festival de Sundance et avoir remporté le Grand Prix du 25e Festival international du Film de Sofia. La réalisatrice Iuli Gerbase prend d’ailleurs bien soin, dès la première image de nous dire que le film a été écrit en 2017 et tourné en 2019 et que « toute ressemblance avec des événements actuels est pure coïncidence ». Cet avertissement est plus que bienvenu, tant ce qu’il raconte colle avec âpreté à notre réalité captive depuis le mois de mars 2020 ! Que les cinéastes possèdent ce don de Zeitgeist n’est plus à démontrer, mais une telle prescience de la jeune réalisatrice brésilienne est bluffant !
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Berlinale 2021 – Babardeală cu bucluc sau porno balamuc (Bad Luck Banging or Loony Porn) du cinéaste roumain Radu Jude remporte l’Ours d’or de la 71e  Berlinale!

Le réalisateur roumain Radu Jude est un habitué de la Berlinale où il a déjà remporté l’Ours d’argent de la meilleure réalisation (ex æquo avec la réalisatrice polonaise Malgorzata Szumowska) en 2015 pour Aferim!, et l’année passée, où il a présenté dans la section Forum son iconoclaste Tipografic Majuscul.
Enfin, lorsque l’on parle d’iconoclaste pour ce dernier film, en comparaison de Babardeală cu bucluc sau porno balamuc (Bad Luck Banging or Loony Porn), le film était bien sage. Car cette année, Radu Jude explose toutes les frontières : celle de la bienséance, avec une longue scène d’ouverture de style porno amateur ; celle de la structure formelle et visuelle avec trois parties qui ne se connectent que sur un méta-niveau ; celle de la structure narrative qui laisse libre champ au spectateur pour comprendre et interpréter le propos. Radu Jude a pour habitude de bousculer celui regarde, le défier parfois, l’entraîner sur des chemins de réflexions rocailleux et ardus. Ici, on est servis par la satire qu’il nous propose!
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19e édition du Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève (FIFDH) du 5 au 14 mars : « rendre compte d’un monde bouillonnant en pleine mutation »

C’est ainsi que définit la directrice générale des programmes du festival, Isabelle Gattiker,  cette édition si particulière, coincée dans les affres de la pandémie de coronavirus.
Premier festival de cinéma suisse à avoir basculé l’année passée en format numérique –  en un temps record, précisons-le puisque directement après les premières mesures sanitaires édictées par la Confédération. Cette année, rebelote, mais cette fois-ci avec une expertise et du temps pour la préparation de cette édition et une envie d’expérimenter de nouvelles formes d’approches du public. Ainsi, à côté des traditionnelles projections, discussions, débats, le festival a cherché de nouvelles manières d’interagir avec son public en lui proposant bien entendu de participer en ligne en commentant et/ou posant des questions après les séances, mais aussi, au niveau local, de donner la parole aux Genevois lors d’une émission radio quotidienne diffusée par Radio Vostok et des œuvres militantes géantes dans la Cité.
Isabelle Gattiker, directrice générale des programmes explique :
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La Fondation Beyeler a rouvert ses portes au public… par le truchement du jeu Nintendo Switch « Animal Crossing: New Horizons » !

Alors que toutes les institutions culturelles de Suisse restent fermées pour cause de pandémie de Covid-19 jusqu’au 28 février 2021, au minimum – les déclarations d’Alain Berset du 3 février ne laissant rien présager de bon pour ce secteur parmi les plus sinistrés –, nombre d’entre elles se décarcassent pour proposer à leur public des possibilités d’accéder à leurs offres culturelles. La Fondation Beyeler à Bâle a profité de son projet participatif d’éducation artistique, l’ART LAB, pour refonder son musée en ligne par un biais original : le jeu vidéo.
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Atlas du cinéaste tessinois Niccolò Castelli – L’expression de l’immanence cathartique

Atlas, le dernier film du cinéaste tessinois Niccolò Castelli vient d’ouvrir les 56e Journées de Soleure qui se déroulent cette année, pandémie oblige, en ligne (toutes les informations ici).
La trame de l’histoire est très simple : Allegra (Matilda De Angelis que l’on a pu voir récemment dans la série The Undoing), une jeune alpiniste passionnée, a survécu à un attentat terroriste au Maroc qui a tué trois de ses amis. Ecrasée et consumée par la culpabilité et la haine, elle n’est plus elle-même. Ses proches, qui réagissent chacun.e à leur manière, sont impuissants face à sa souffrance et n’arrive plus à communiquer avec elle. Pour retrouver la confiance en la vie, elle doit s’engager dans un voyage reconstituant et se remettre en question. Elle rencontre Arad, un jeune réfugié du Moyen-Orient, ce qui l’amène à une rencontre-confrontation, autant avec l’Autre qu’avec elle-même.
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Les 56es Journées de Soleure se tiendront du 20 au 27 janvier 2021 sous la forme d’une édition en ligne éclectique

Voici une bonne nouvelle pour les cinéphiles : le festival soleurois aura bel et bien lieu et les organisateurs planchent depuis de nombreux mois afin de concocter une édition riche et bigarrée. 
La directrice des Journées de Soleure, Anita Hugi :

« Cette année, les 56es Journées de Soleure n’auront pratiquement pas lieu à Soleure mais à partir de Soleure. Concrètement, cela signifie que nous retransmettrons, par exemple, depuis le cinéma du Uferbau où nous mettrons en place un studio de cinéma. Nous y mènerons des entretiens avec les réalisateurs des films en direct, ce qui signifie que les gens chez eux seront connectés au cinéma et pourront poser des questions via un chat. Je me réjouis déjà de ce moment où nous mettrons toute la Suisse en relation avec Soleure pour célébrer cette forme hybride du festival. »
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4 courts métrages du festival ‘Palestine Filmer C’est Exister’ – annulé pour cause de pandémie – à découvrir gratuitement en ligne du 15 au 17 janvier 2021

La 9e édition du festival Palestine Filmer C’est Exister aurait dû avoir lieu en décembre 2020, mais la pandémie en a décidé autrement. La Palestine, oubliée régulièrement de l’actualité, existera quand-même en ce début 2021, grâce à ses cinéastes. Le festival propose de visionner sur son site, du 15 au 17 janvier, quatre courts-métrages qui reflètent la thématique qui avait été choisie comme fil rouge –  « Palestine : confinement depuis 72 ans » –  dans lesquels la caméra capte l’humour, l’ironie, l’autodérision et la poésie, comme autant d’expressions de la résistance à l’enfermement du peuple palestinien.
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Que 2021 nous ramène la culture en partage !

Chère lectrice, cher lecteur de j:mag,

Une fois n’est pas coutume, année 2020 exceptionnelle oblige, l’édito de fin d’année est en deux parties, la première ici revenait sur 2020, la seconde forme quelques vœux pour 2021.

Car bien sûr, la santé prime. Espérons donc que les vaccins soient assez nombreux et efficaces pour éradiquer partout dans le monde ce virus si coriace qu’il a fait trembler les fondements primaires de notre système-monde. Espérons aussi que cette course pharmaco-technologique effrénée, qui semble avoir abouti après des décennies de recherches – qui n’intéressaient que peu de d’institutions car à faible taux de rendements – grâce à la menace sur la santé occidentale, puisse être utilisée pour le développement d’autres recherches sur d’autres maladies, et pourquoi pas ne pas rêver un peu, d’autres maladies qui concernent principalement les régions du monde les plus défavorisées.
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2020, l’année précipice !

Chère lectrice, cher lecteur de j:mag,
Une fois n’est pas coutume, l’édito de fin d’année sera cette année en deux parties, année exceptionnelle oblige !
Car, à moins de vivre dans une grotte –  on ne peut même pas dire en Antarctique puisque le nouveau coronavirus vient aussi d’y faire son apparition sur une base scientifique – la pandémie Covid-19 qui a frappé notre planète à chamboulé toutes nos vies, nos repères économiques, politiques et surtout sanitaires et, pour ce qui est le centre du système-monde, a été un stress test pour nos démocraties. En résumé, le bogue apocalyptique prédit au tournant du millénaire n’a pas eu lieu en l’an 2000 mais en 2020 !
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La 8e édition de la Semaine des droits humains exclusivement en ligne du 23 au 27 novembre 2020

La question centrale qui occupe les esprits en cette année sans précédent depuis la Deuxième guerre mondiale pour cause de pandémie qui bouleverse la planète et agit jusqu’au cœur de ses fondements politiques, économiques et sanitaires est: qu’advient-il des droits humains en temps de crise universelle? Et surtout, quelles seront les conséquences en sortie de crise? Le respect des droits humains s’en trouvera- t-il enfin renforcé ou au contraire le changement de priorités laissera-t-il pour compte les minorités et les plus démuni.es?
La Semaine des droits humains, conçue en grande partie avec les associations estudiantines de l’université de Genève (UNIGE) se penchera cette année sur ces crises qui s’additionnent ou se croisent: crise climatique, crise économique et crise sanitaire ont toutes des conséquences tangibles sur la planète et ses habitant.es. La parole sera donnée à celles et ceux qui se mobilisent pour faire respecter les droits de chacun.e. Du 23 au 27 novembre, associations, artistes, philosophes, écrivains et auteures se relaieront en ligne pour faire part de leurs vécus, de leurs idées et de leurs combats. Un programme riche qui en raison des mesures sanitaires actuelles se déroulera uniquement en ligne.
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