Mostra 2020: Mama (Ma ma he qui Tian de shi Jian) de Li Dongwei présenté aux Giornate degli Autori

Mama raconte ce qui se passe pendant sept jours dans un village en Chine rurale dans les années 1990. Il représente la mémoire de Xiaoxian, une fille de douze ans, sa famille et son village. En sept jours, elle témoin de deux naissances et de trois décès dont la mort de sa propre mère qui meurt en donnant naissance à sa quatrième sœur.

Le film de Li Dongwei s’ouvre sur un plan qui dévoile la campagne luxuriante et verdoyante. Le chant des cigales domine le paysage et on distingue, au loin, une fillette vêtue de blanc, se frayant un chemin dans les hautes herbes. On perçoit le bourdonnement d’insectes et le sifflement de quelques oiseaux : c’est l’été à la campagne.
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Mostra 2020 : la Lithuanie concourt dans la section Orizzonti avec The Flood won’t Come de Marat Sargsyan

L’Institut Lituanien de la Culture et le Centre du Film Lituanien au 77e Festival du Film de Venise avec Places (Orizzonti) et The Flood won’t Come (Le déluge ne viendra pas) de Marat Sargsyan.

Le film s’ouvre sur une vie panoramique de renforts alpins … On croirait survoler l’Himalaya. La caméra axée sur l’écran bleu ciel ou le bleu du ciel s’approche progressivement, lentement. Le ciel bleu et lumineux cède sa place à une sorte de yourte cachée dans les flancs enneigés. A l’intérieur de l’antre au décors austère et épuré, un homme âgé, agenouillé, peint des calligraphies sur de grandes feuilles, aux côtés d’un bonzaï. Ce vieux moine japonais se lève de sa planche de travail pour nous rappeler :
Tout le monde savait que la guerre était terminé mais ils ont quand même choisi de lâcher la bombe.
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The Professional – Rétrospective Michael Mann du 11 au 30 septembre au Kino Arsenal de Berlin

Michael Mann est probablement l’un des scénaristes, réalisateurs et producteurs américains le plus connus par les titres de son travail télévisuel et cinématographique plutôt que par son nom: en effet, qui n’a jamais vu – ou du moins entendu parler – de Miami Vice, Starsky & Hutch ou Collateral avec Tom Cruise?
Mais au-delà de ces titres populaires et emblématiques, Michael Mann a produit une œuvre de genre emprunt d’un style qui privilégie le détail sensoriel (sons et musique, jeux de cadres et de perspectives, décors, …). Ces éléments sont part entière de la dramaturgie et du narratif où les personnages sont taillés dans une complexité psychologique pluridimensionnelle. L’œuvre de Mann est traversée par des destins masculins contrariés qui se heurtent aux murs de leur réalité qui les empêchent de s’élever au niveau de leurs aspirations.
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The Professional – Retrospektive Michael Mann 11. bis 30. September 2020 im Kino Arsenal Berlin

Michael Mann ist wahrscheinlich einer der bekanntesten amerikanischen Drehbuchautoren, Regisseure und Produzenten, eher durch die Titel seiner Fernseh- und Filmarbeiten als durch seinen Namen: Wer hat in der Tat noch nie Miami Vice, Starsky & Hutch oder Collateral mit Tom Cruise gesehen – oder zumindest davon gehört?
Aber über diese populären und emblematischen Titel hinaus hat Michael Mann ein Werk in einem Genrekino-Stil geschaffen, der sinnliche Details (Geräusche und Musik, Rahmen und Perspektiven, Farben, Szenerien, …) bevorzugt. Diese Elemente sind in seinem Werk ein integraler Bestandteil der Dramaturgie und der Narrative, in der die Figuren aus einer mehrdimensionalen psychologischen Komplexität herausgeschnitten werden. Das Werk von Mann wird von vereitelten männlichen Schicksalen durchzogen, die auf die Mauern ihrer Realität stossen, die sie daran hindern, auf das Niveau ihrer Sehnsüchte aufzusteigen.
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Baracoa, le premier long métrage du cinéaste suisse-argentin Pablo Briones enfin sur les écrans romands!

Après avoir fêté sa Première à la Berlinale 2019 et pris la route du circuit de nombreux festivals, le film du cinéaste suisse-argentin Pablo Briones est enfin à l’affiche dans les salles romandes dès le 9 septembre 2020. A cette occasion nous republions la critique et l’entrevue audio faites lors de la Berlinale 2019.

le premier long métrage du cinéaste argentin Pablo Briones décrit le quotidien de deux enfants aux alentours de La Havane; un film qui suscité les rires et la sympathie au festival – Rencontre
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32. Filmfest Dresden (8.–13. September 2020): 338 internationalen Kurzfilmen und rund 260 Filmgäste und Fachbesucher:innen

Fast viereinhalb Monate später als geplant startet das 32. Filmfest Dresden in der Schauburg. Vom 8. bis zum 13. September wird ein vielfältiges Programm aus 338 internationalen Kurzfilmen, selten gezeigten Filmen aus Archiven sowie Meisterklassen, Workshops, Podiumsdiskussionen und Ausstellungen präsentiert. Die Festivalleiterinnen Sylke Gottlebe und Anne Gaschütz und ihr Team begrüssen rund 260 Fachbesucher:innen und Filmschaffende, darunter den israelischen Videokünstler und Filmregisseur Omer Fast. Das beliebte Kurzfilm-Open-Air lädt bei freiem Eintritt mit 19 kurzweiligen Programmen zum Verweilen auf dem Dresdner Neumarkt ein.
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Mostra 2020 : 50 (o dos ballenas se encuentran en la playa)  (50 ou deux baleines sont sur la plage), de Jorge Cuchí

Le Mexicain Jorge Cuchí concourt en compétition avec son premier long-métrage 50 ou deux baleines se rencontrent sur la plage lors de la 35ème édition de la Semaine de la critique de Venise, une section autonome et parallèle du célèbre Festival du film.
Interprété, entre autres, par José Antonio Toledado et Karla Coronado, le film raconte
la course à la destruction de deux adolescents piégés dans un tourbillon de désespoir, d’ennui et de nihilisme», une histoire sentimentale «glaçante», «noire» et «lyrique»
comme le souligne comme le décrit le délégué général de la Semaine, Giona A. Nazzaro.

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Mostra 2020 : avec 200 Meters, le réalisateur palestinien Ameen Nayfeh puise dans sa propre histoire pour raconter l’aberration du mur

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Le réalisateur Ameen Nayfeh s’inspire de son propre vécu pour 200 Meters, long métrage dans lequel il relate la vie familiale scindée par un mur, celle de Mustafa et sa femme Salwa qui viennent de deux villages palestiniens distants de seulement 200 mètres, mais séparés par le mur. Leur situation de vie inhabituelle commence à affecter leur mariage, par ailleurs heureux, mais le couple fait ce qu’il peut pour que cela fonctionne. Beaucoup de concessions, de compréhension et d’abnégation nourrissent leur relation.
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Mostra 2020 : My Tender Matador (Tengo miedo torero), de Rodrigo Sepúlveda,  propose l’adaptation cinématographique du célèbre roman éponyme de l’écrivain chilien Pedro Lemebel

My Tender Matador (Tengo miedo torero), de Rodrigo Sepúlveda, a sa première mondiale à la 16ème édition des Venice Days, la section indépendante du Festival du film de Venise.

Le film s’ouvre sur une chorégraphie, menée par une personne grande et élancée, à la chevelure abondante mais dont on ne distingue pas le visage et qui danse sur Fever de Peggy Lee. Les robes à paillettes se devinent sous les spots de couleurs et plusieurs silhouettes dansent sur la piste en suivant la chorégraphie qui est, de manière soudaine, interrompue par des coups de feu.

On perçoit au loin des sirènes de police et des interpellations … Un jeune homme porte secours à un travesti terrorisé. Cette rencontre fortuite scellera des liens d’autant plus forts que la période que vit le Chili est trouble. Quelques séquences de manifestations ou de descentes policières rappellent cette période mouvementée.
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Mostra 2020: Quo vadis, Aida? de la cinéaste bosnienne Jasmila Žbanić témoigne du massacre de Srebrenica

Les événements vécus par Hasan Nuhanović, habitant de Srebrenica au début des années 1990 sont le point du départ du film. Auteur du livre Sous le drapeau de l’ONU – la communauté internationale et le crime de Srebrenica, Nuhanović n’a pas apprécié le scénario écrit par la cinéaste et leur collaboration s’est terminée très vite. Au lieu de parler du traducteur qu’il a été, Jasmila Žbanić a introduit le personnage d’Aida, une prof d’anglais, devenue interprète dans la zone protégé de Srebrenica, où elle se croyait en sécurité comme d’autres habitants de la région. Mais ils sont affamés durant de longs mois car les soldats serbes ont isolé les villages environnants, obligeant les civils bosniaques à se regrouper en ville. Plus tard, à partir du 11  juillet 1995, 8372 d’entre eux sont sauvagement assassinés par les forces armés du général Ratko Mladić. Les casques bleus, présents sur place ont reçu l’ordre de ne pas se mêler dans « ce conflit local» !
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