Mostra 2022 – Settimana Internazionale della Critica : Aus meiner Haut (Skin Deep) d’Alex Schaad joue avec la notion de transfert corporel

Le monde artistique regorge de représentation de transferts corporels, allant de Kafka et sa Métamorphose à la radicalité de certaines performances de body art, en passant par le cinéma comique, d’action ou d’horreur. Alex Schaad évacue tous les clichés de genre et prend un chemin plus contemporain avec, pour point de départ, la réflexion sur la fluidité des identités qui débouche sur des questions existentielles : est-ce que notre corps détermine notre identité ? Peut-on s’épanouir dans une autre enveloppe corporelle quand notre âme s’enfonce dans le bleu du mal-être ? Existe-t-il une plasticité du corps qui lui permettrait de s’adapter à notre personnalité ? Est-on prisonnier.ère du regard des autres ? De son propre regard sur soi ? Quid quand on tombe dans le bain de narcisse ? (…)

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Mostra 2022 – Settimana Internazionale della Critica : Dogborn d’Isabella Carbonell – Un film coup de poing sur la marchandisation de l’être humain

Depuis quelque temps, les films et séries ayant pour sujet la traite humaine et les réseaux pédophiles se multiplient, avec plus ou moins de réussites et différentes perspectives, les deux derniers, Blanquita présenté à la Mostra dans la section Orizzonti à travers un scandale réel qui s’est déroulé au Chili au début des années 2000, et Paradise Highway d’Anna Gutto, présenté à Locarno sur la Piazza Grande, une grosse production insipide, avec une Juliette Binoche qui l’est autant dans son rôle d’héroïne. Avec Dogborn, Isabella Carbonell, également scénariste du film, entre dans le sujet frontalement tout en soignant son objet cinématographique. Et c’est percutant ! (…)

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Mostra 2022 : Tant que le soleil frappe (Beating sun), de Philippe Petit, présenté dans la section Settimana della critiqua

Dans un quartier populaire de Marseille, une petite place, abandonnée par les pouvoirs publics, sert de square aux gens du quartier : les enfants y jouent, les mères de famille y promènent leurs enfants en poussette, les personnes plus âgées viennent pour y converser. Mais cette place n’est guère accueillante : en fait de place, il s’agit d’une zone goudronnée entourée de rues et d’immeubles. Cette zone délaissée au centre de la ville ne laisse pas Max (Swann Arlaud) indifférent. Ce paysagiste et sa compagne rêvent de transformer cet espace en un jardin ouvert, avec des parois végétalisées, un espace sans clôtures. (…)

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Mostra 2022 : Trois nuits par semaine, de Florent Gouëlou, présenté dans la Settimana della Critica, suit la quête identitaire d’un jeune homme plongé dans l’univers des drag queens

Avec Trois nuits par semaine, Florent Gouëlou signe un premier long métrage très réussi et empli d’audace, qui mêle harmonieusement histoire d’amour et quête identitaire en immergeant le protagoniste, Baptiste, et par la même occasion le public, dans le monde haut en couleurs et contrasté des drag queens. (…)

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Mostra 2021 : Eltörölni Frankot (Erasing Frank), de Gábor Fabricius, entraîne le public dans une éprouvante immersion dans la psychiatrie à buts politiques dans l’ex-bloc de l’Est

Situé dans le monde brut orwellien des années 80 en Hongrie, Erasing Frank, de Gábor Fabricius, est présenté en avant-première mondiale dans la prestigieuse sélection de la Semaine Internationale de la Critique de Venise et concourt pour le Lion of the Future Award.
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Mostra 2020 : 50 (o dos ballenas se encuentran en la playa)  (50 ou deux baleines sont sur la plage), de Jorge Cuchí

Le Mexicain Jorge Cuchí concourt en compétition avec son premier long-métrage 50 ou deux baleines se rencontrent sur la plage lors de la 35ème édition de la Semaine de la critique de Venise, une section autonome et parallèle du célèbre Festival du film.
Interprété, entre autres, par José Antonio Toledado et Karla Coronado, le film raconte
la course à la destruction de deux adolescents piégés dans un tourbillon de désespoir, d’ennui et de nihilisme», une histoire sentimentale «glaçante», «noire» et «lyrique»
comme le souligne comme le décrit le délégué général de la Semaine, Giona A. Nazzaro.

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