j:mag

lifestyle & responsible citizenship

Cinéma / KinoCulture / KulturExposition / Ausstellung

Soixante ans de présence maghrébine à l’écran : le cinéma français face à son miroir

Le Palais de la Porte Dorée, siège du Musée national de l’histoire de l’immigration, présente jusqu’au 21 mars 2027 une exposition grandiose consacrée à soixante ans de présence maghrébine dans le cinéma français. Très documentaire et chronologique, le parcours imaginé par les commissaires Clémentine Deroudille, Lucile Humbert Beldjoudi et Chloé Dupont réunit affiches, photographies, documents sonores et audiovisuels, ainsi que les archives de nombreuses œuvres cinématographiques réalisées depuis 1969 par des Français·es « issu·es de l’immigration » maghrébine. Les visiteur·euses y découvrent un vaste choix d’extraits de films, ainsi que des cartons qui servent de passerelle entre les époques et rendent hommage à celles et ceux qui ont œuvré à leur conservation. (…)

Read More
Cinéma / KinoCulture / Kultur

Ingeborg Bachmann – Jemand, der einmal ich war de Regina Schilling : À la recherche d’une femme insaisissable

Figure majeure de la littérature germanophone d’après-guerre, Ingeborg Bachmann demeure pourtant relativement méconnue au-delà de cet espace linguistique, et même du grand public qui en parle la langue. Poétesse, nouvelliste, romancière et essayiste autrichienne, elle a laissé une œuvre exigeante, traversée par les interrogations sur le langage, l’identité, les traumatismes de l’Histoire et la violence des rapports entre les femmes et les hommes. À l’occasion du centenaire de sa naissance, le cinéma s’intéresse à nouveau à cette personnalité aussi fascinante que difficile à appréhender. Après le biopic de Margarethe von Trotta (Ingeborg Bachmann – Reise in die Wüste, 2023), la documentariste Regina Schilling propose une tout autre approche. Avec Sandra Hüller, elle ne  cherche pas à reconstituer une vie ni à composer un portrait biographique classique, mais à approcher une femme à travers ses mots, ses images et les traces qu’elle a laissées. (…)

Read More
Cinéma / KinoCulture / Kultur

Hope : Na Hong-jin se perd dans le bruit

Compétition officielle au Festival de Cannes 2026 pour un blockbuster d’action, qui plus est le film au plus gros budget de l’histoire du cinéma coréen : le fait mérite d’être relevé, car ce genre de production est d’ordinaire cantonné aux séances de minuit ou aux projections hors compétition. Dix ans après l’hypnotique The Wailing, l’attente était immense, et peut-être trop. Il reste, au sortir de la salle, une certaine déception. (…)

Read More
Cinéma / KinoCulture / Kultur

Vital (Hayati) de Amir Zargara éligible aux Oscars® 2027 dans la catégorie du meilleur court métrage de fiction

Chez le boucher, une femme nettoie les lieux en contre-jour. Quand Fereshteh (Mahtab Servati) réclame son salaire, on lui tend un steak. Cette scène d’ouverture condense déjà toute la tension du film : la précarité, la dignité qu’on rogne, le corps comme dernière monnaie d’échange. Les lumières sont froides, les personnages souvent engloutis par la pénombre. Fereshteh a besoin d’argent pour payer le traitement de sa fille. Elle a déjà vendu un rein et envisage maintenant de céder une partie de son foie. (…)

Read More
Cinéma / KinoCulture / Kultur

Black Money for White Nights (Cherni pari za beli noshti) de Kristina Grozeva et Petar Valchanov – Les nuits blanches d’un rêve à crédit

Des enveloppes qui passent de main en main avant même que la parturiente soit conduite en salle de travail, puis l’argent partagé entre collègues dans le vestiaire : dès les premières secondes, le film pose sans détour l’économie parallèle qui irrigue le quotidien de Marina, sage-femme proche de la retraite, et de son mari Gosha, aiguilleur ferroviaire qui laisse des employés siphonner du diesel contre rémunération. Pas de mystère ni de scandale : ce sont de petits arrangements, intégrés aux habitudes et tenus pour normaux. Depuis des années, le couple met ces pots-de-vin de côté pour s’offrir un voyage à Saint-Pétersbourg, à l’occasion des nuits blanches. Ce phénomène naturel, lié à la latitude de la ville, voit le soleil ne jamais disparaître complètement sous l’horizon en été, laissant la nuit baignée d’une lumière crépusculaire. Tous deux se réjouissent de ce projet avec l’enthousiasme d’adolescent·es. (…)

Read More
Cinéma / KinoCulture / Kultur

7. Ukrainian Film Festival Berlin – viele Dokumentarfilme und noch etwas mehr

Auch 2026 gab es wieder das ukrainische Filmfestival. An 6 Tagen wurden sieben Filme im Hauptprogramm gezeigt. Eröffnet wurde das Festival, das unter dem Motto Emergency Spaces stand, mit dem Dokumentarfilm von Olga Chernykh. 40 Filmemacher*innen drehten einen Bilderbogen über eine Nacht im Juli 2025 quer durch die Ukraine. Gezeigt wird das normale Leben, soweit es momentan noch möglich ist, an vielen verschiedenen Orten. Aber der Krieg bleibt immer im Hintergrund vorhanden. Ein gutes Bild eines Landes, am ehesten vergleichbar mit dem Projekt 48-Stunden Berlin, nur dass diese filmische Beobachtung keinen Krieg im Hintergrund hatte. Insgesamt waren diesmal vorrangig Dokumentarfilme zu sehen, wobei der Spielfilm doch etwas zu kurz kam. Mehrere Dokus waren Produktionen von Arte. (…)

Read More
Cinéma / KinoCulture / Kultur

Sich langsam nähern von Maria Arlamovsky – Dem Tod begegnen, das Leben begleiten

Ein Lachen steht am Ende der ersten Szene. Eine Gesprächsgruppe, angeleitet von einer Frau, die die Anwesenden durch einen Moment der Einkehr begleitet. Der Film setzt erst gegen Ende der Sitzung ein, als die Teilnehmenden von ihrer inneren Reise berichten, und schneidet unvermittelt auf einen Heiterkeitsausbruch. Die Ellipse ist klug gesetzt. Sie sagt in wenigen Sekunden, worum es Maria Arlamovsky geht: Selbst dort, wo das Thema schwerer kaum sein könnte, behält das Leben seinen Platz. Dass in der Runde auch Menschen mit unterschiedlichen Herkunftsgeschichten zu Wort kommen, fügt sich beiläufig in das Bild einer Gemeinschaft, die offen bleibt. (…)

Read More
Cinéma / KinoCulture / Kultur

Sur les écrans romands: Shana de Lila Pinell – Entre Belleville et l’Exode

Couronné du Prix SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) à la Quinzaine des cinéastes du Festival de Cannes 2026, Shana de Lila Pinell sort ce mercredi sur les écrans romands.
En ouverture de Shana, Lila Pinell convoque une imagerie médiévale crue, organique, presque charnelle. On y reconnaît des illustrations de la Haggadah de Pessa’h – ce livre rituel retraçant la sortie d’Égypte et les dix plaies infligées aux Égyptien·nes –, mais aussi The Seventh Plague of Egypt de John Martin, dans toute sa démesure apocalyptique : ciel en feu, masses humaines écrasées sous le châtiment divin, sentiment d’une catastrophe dépassant toute volonté humaine. Puis la caméra coupe brutalement vers des visages de jeunes dans le Paris contemporain. Ce télescopage pourrait n’être qu’un geste esthétique. Il constitue en réalité le cœur battant du film. Pinell veut faire cohabiter le mythe et le bitume, la mémoire biblique et la précarité contemporaine, le fantastique et le social. Et contre toute attente, cette greffe prend. (…)

Read More
Cinéma / KinoCulture / Kultur

L’Aventure rêvée (Das geträumte Abenteuer) de Valeska Grisebach : aux confins de l’Europe, une héroïne hors des codes. Rencontre

Une archéologue, un château médiéval perché sur un site rocailleux et, à quelques kilomètres, la frontière turque. Dans L’Aventure rêvée, Valeska Grisebach ne hiérarchise pas ces réalités : elle les superpose, couche après couche, comme le sol que gratte son héroïne. Le film, qui a valu à la cinéaste allemande le Prix du Jury à Cannes, s’installe à Svilengrad, ville bulgare située au carrefour de la Grèce et de la Turquie, donc aux confins de l’Union européenne.
Veska, la cinquantaine, y dirige les fouilles du château de Matochina. Lorsque Said, un ami d’enfance revenu dans la région pour des « affaires », réapparaît dans sa vie, elle s’immisce dans le milieu des trafiquants et affronte, avec une tranquillité déconcertante, leur virilisme et leur bêtise. Dès lors, la caméra la suit de rencontre en rencontre : des travailleuses polonaises peut-être en situation irrégulière, un paysan menacé par la mafia, une jeune femme encore fascinée par les petits voyous. Autant de destins que Veska prend sous sa protection et qui dilatent le suspense plutôt qu’ils ne le diluent. (…)

Read More
Cinéma / KinoCulture / KulturRecit / Bericht

SCHLiNGEL 2026 – Von preisgekrönten Animationen bis zum zypriotischen Oscar-Anwärter

Mit einem Preisregen für Le Corset (Iron Boy) endete am 10. Oktober das 31. Filmfestival für Kinder und Jugendliche „Schlingel“ in Chemnitz. Der französische Animationsfilm, beim Filmfestival in Cannes 2026 mit dem Sonderpreis der Jury in der Sektion „Un Certain Regard“ ausgezeichnet, tingelt momentan über die Festivals. In der sächsischen Metropole überzeugte er die Jury für die Kür des besten Langfilms, der ECFA (European Children’s Film Association) und der FIPRESCI. (…)

Read More