Avignon OFF 2018: Mirad, un garçon de Bosnie, du dramaturge hollandais Ad de Bont – Rencontre avec le metteur en scène Christophe Laluque

Écrite durant la dernière guerre balkanique, au début des années 1990, la pièce a été montré une vingtaine de fois aux Pays Bas, en Allemagne et même à Oxford ou le très célèbre comédien britannique oscarisé Jeremy Irons a interprété le rôle d’oncle Djuka, un journaliste bosnien, exilé en France. Par la suite l’acteur a réalisé le téléfilm du même titre.

Après Grégoire Ingold, Sarah Maton, Stanislas Nordey, Gilles Lefeuvre et de nombreux autres metteurs en scène, Christophe Laluque directeur de L’Amin, le théâtre de Grigny (Essonne), a monté le drame du Néerlandais Ad de Bont Mirad un garçon de Bosnie au théâtre parisien Dunois au début du mois, en attendant l’avant-première avignonaise qui aura lieu le 19 juin au Théâtre Artéphile.

Traduit en plusieurs langues, le drame a été publié en France aux Éditions de l’Arche.
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Mirad, un garçon de Bosnie sera présenté au théâtre Artéphile, situé au 7, rue du Bourg Neuf, du 6 au 29 juillet, tous les jours à 14h05, interprété par Serge Gaborieau (oncle Djuka), Chantal Lavalée (tante Fazila), Robin Francier (Mirad) et Céline Liger (sa mère Vérica).

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Réfugiés: Des voies sûres et légales pour sauver des vies

j:mag se joint à l’appel de HEKS-EPER (l’œuvre d’entraide des Églises protestantes de Suisse) et de l’OSAR (Organisation suisse d’aide aux réfugiés), qui va dans le sens du film de Markus Imhoof, Eldorado, présenté hors compétition à la dernière Berlinale, et montre de manière exemplaire cette impossibilité, quelle que soit la situation de la personne, de trouver refuge en Europe de manière légale.

MaB

Les personnes qui fuient la guerre et les persécutions ont droit à la protection de leur vie et de leur intégrité physique. Les plus vulnérables sont piégées dans les régions en crise, sans perspective d’avenir et sans possibilité d’atteindre un pays sûr.
Nous devons ouvrir des voies sûres et légales pour que les personnes réfugiées les plus vulnérables puissent trouver refuge dans un pays sûr et mener une vie digne.
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Berlinale 2018 – sélection officielle hors compétition: Eldorado de Markus Imhoof

Six ans après son documentaire plusieurs fois primé sur la mort des abeilles (Des abeilles et des hommes, 2012), le cinéaste suisse Markus Imhoof revient avec un film qui s’empare du sujet des migrants, Eldorado. Devenu presque un sous-genre cinématographique, le film (documentaire et de fiction), aborde, jusqu’à présent, la tragédie principalement du point de vue du bateau (un excellent film de fiction à ce propos dans la section Panorama Special, Styx) et de l’arrivée immédiate dans un premier centre d’hébergement. Avec Eldorado, on va plus loin que le premier centre, on fait le voyage vers les phases suivantes de la quête d’un refuge, d’une aide, d’un peu de dignité humaine. L’impression de vivre dans des mondes parallèles – ce que montrait bien également Fuocoammare de Gianfranco Rosi, Ours d’or du meilleur film en 2016 – est saisissante, mais Markus Imhoof va encore plus loin dans cette dichotomie : il montre que notre quotidien, c’est aussi un western avec toute cette brutalité des rapports humains envers les nouveaux arrivants.
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Berlinale 2018 – compétition jour #3: Dovlatov / Transit / Eva

Belle journée de compétition en ce 3e jour, avec deux films potentiellement oursérisables et le troisième, Eva de Benoît Jacquot, d’une indigence crasse, ne servant qu’à la décoration du tapis rouge avec Isabelle Huppert.
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Berlinale 2018 – Panorama Special : Styx

Styx de Wolfgang Fischer, fait l’ouverture de Panorama Special de la 68è édition de la Berlinale.
Pour sûr, un tel titre n’augure pas d’une comédie ! Effectivement, le titre n’est pas mensonger, il s’agit bel et bien d’un drame. Si, par la formule consacrée et éculée, « l’enfer c’est les autres », le huis clos qui se déroule ici, sur une mer tantôt déchaînée comme l’océan tantôt calme comme un lac, ouvre, comme l’intention existentialiste de la pièce de Sartre, sur ce que les actes individuels – et les non-actes – engageant le collectif.
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Berlinale 2018 – du 15 au 25 février, la chasse à l’Ours d’or est ouverte !

Avec ses 385 films – de tous genres et formats – présentés dans 12 sections, la Berlinale reste le festival qui rend le plus justement un instantané de l’état du monde et des évolutions artistiques cinématographiques. Toujours très politique, il s’empare des sujets qui agitent l’actualité mais permet également de dévoiler des réalités qui ne font pas la Une de nos différents écrans. C’est également à Berlin que les évolutions cinématographiques s’exposent sans peurs, dans toutes les sections, compétition comprise, mais il est vrai principalement dans une section ouverte à toutes les expérimentations, celle gérée par l’Institut allemand du film et de l’art de la vidéo – Arsenal.
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[Audio] Les frères Dardenne en interview long format

Jean-Pierre et Luc Dardenne ont accordé à j:mag un long entretien de 55 minutes, revenant sur leur carrière, y compris leurs débuts moins connus dans le documentaire qui reflète également l’engagement social de leur cinéma révélé par leurs films de fiction, leur manière de travailler mais aussi sur le regard qu’ils portent sur le monde actuel.
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[Audio] Pessac: témoignage poignant d’Haydée Sabéran sur les migrants coincés dans le nord de la France

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Haydée Sabéran a écrit Ceux qui passent, sur les migrants du Nord et du Pas-de-Calais, de Sangatte aux «jungles» (2012), et Bienvenue à Hénin-Beaumont , sur la montée du Front national dans cette ville du bassin minier du Pas-de-Calais (2014). Haydée Sabéran a contribué à La France invisible, sous la direction de Stéphane Beaud, Joseph Confavreux, et Jade Lindgaard (2006).
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Mostra 2017: Human Flow – Ai Weiwei au service de la cause de 65 millions de personnes déplacées dans le monde

Le travail documentaire d’Ai Weiwei, la pièce géante qu’il avait promise et annoncée, vient d’être présentée à la 74ème Mostra de Venise : Human Flow, un documentaire sur les migrations à travers la planète aujourd’hui. En partant de l’hypothèse que 65 millions de personnes sont cataloguées comme des migrants (pour une raison ou une autre), l’artiste chinois essaie de rendre compte de la masse et de la quantité de ce peuple qui n’est pas considéré tel. En visitant plus de vingt-cinq pays, Ai Weiwei et sa troupe (il y a au moins onze réalisateurs de cinéma, y ​​compris Christopher Doyle) parcourent des camps de réfugiés, des bateaux à la dérive ou abandonnés en pleine mer avec des gens à bord, des gens, des masses de gilets de sauvetage empiles dans le Sud de l’Italie, synonyme des naufrages morts en Méditerranée, des murs en guise de frontières, des bardeaux et de nouveaux camps avec une utilisation intensive du drone pour essayer de comprendre l’immensité de cette tragédie humaine à l’échelle mondiale, les tentes, les organisations à but non lucratif, et quelques interviews de personnes qui apportent de l’aide. A travers la lunette de lecture d’un artiste de classe mondiale qui a grandi enchaîné, en marge de tout, exilé et harcelé en tant que prisonnier politique avec sa famille dissidente.
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Solidaires dans l’action: À la découverte des organisations de la société civile actives pour les réfugiés

Les uns l’appellent « la crise des migrants » d’autres « crise des réfugiés », il n’en reste pas moins que le terme crise interpelle, tout comme cette confusion sciemment entretenue entre les termes migrants et réfugiés.
Il va de soi qu’avant tout nous parlons d’êtres humains. À cet égard, ils se ré-individualisent pour sortir de la masse des catégories, chiffres et statistiques. Mais comme il faut quand même parler chiffres : selon le rapport du HCR 2016, un triste record avait été atteint avec environ 65,3 millions de personnes – l’équivalent d’une personne sur 113 ou, pour être encore plus concret, 24 personnes en moyenne forcées de fuir chaque minute – déracinées par le conflit et la persécution à travers le monde en 2015. À ce nombre effarant, s’ajoute celui terrifiant de ceux qui meurent lors leur fuite ou subissent de graves violences lorsqu’ils sont bloqués dans certains pays.
Un autre signe extrêmement alarmant : les enfants représentaient 51% des réfugiés dans le monde en 2015, selon les données que le HCR a pu recueillir dont beaucoup ont été séparés de leurs parents ou voyageaient seuls.
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