Cannes 2019 – Sibyl de Justine Triet: de la psychanalyse sous vide en compétition

Soyons justes, le film n’a pas que des défauts : il permet de réaffirmer le talent de deux actrices – la belge Virginie Efira et l’allemande Sandra Hüller.
Une fois ceci posé, on ne peut que se demander comment ce film de Justine Triet a pu atterrir dans la sélection de la compétition officielle. Tout y est insupportable, que ce soit le scénario invraisemblable, les dialogues navrants, le jeu d’Adèle Exarchopoulos  – on en souffre d’autant plus que le contraste avec celui des deux actrices précitées est cruel, quoique nous pouvons lui reconnaître une qualité que l’on retrouve régulièrement dans ses rôles : une prédisposition naturelle aux sanglotements et à la moue – , la charge caricaturale de tous les personnages, Éros et Thanatos scandés par des scènes de sexe cathartiques…
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Palmarès de la 69e Berlinale très clivant!

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De manière générale, ne sont ressortis de cette sélection qu’une poignée de bons films, le reste étant de moyen à médiocre, dont le choix incompréhensible de The Kindness of Stangers de Lone Scherfig. Ce film est symptomatique de cette sélection : des films qui seraient très bon ou bon dans un contexte normal de sortie de film mais qui deviennent très moyens en sélection officielle d’une compétition majeure. L’autre marque de cette sélection est l’effet clivant de certains films sur la critique et les festivaliers : cet effet est révélateur d’une certaine vitalité d’un film qui arrive à toucher de manière totalement négative ou positive ses spectateurs, laissant au passage une majorité totalement indifférente à la chose.
En revanche, cette édition a été celles des performances techniques avec beaucoup de prétendants à la meilleure cinématographie, d’excellents travaux de montage et de belles performances sonores.
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Berlinale2018 – compétition jour #9: Twarz (MUG/Gueule)/ In den Gängen (In the Aisles/ Dans les allées)

Dernier jour de compétition ! Les deux jours précédents ont été très astreignants, c’est dire si on craignait ce 9e jour. Et comme souvent, c’est quand on ne s’y attend plus, ou le moins, que les petits miracles se produisent. Premier film, Twarz, de la réalisatrice polonaise Małgorzata Szumowska qu’on avait déjà pu apprécier en compétition en 2015 avec don film Body qui traitait déjà d’un sujet sérieux avec beaucoup d’humour. Bingo pour le second film, In der Gängen, un de nos préférés ! Et pour couronner le tout et finir en beauté cette section compétition/hors compétition, le film bulgare à l’esthétique époustouflante, Ága (hors compétition), qui se déroule dans l’extrême nord russe et dont parlerons ultérieurement.
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