Lacci ( Les Liens) de Daniele Luchetti – Famille je te hais… mais je ne peux pas vivre sans toi !

Lacci débute par une joyeuse tarentelle qui réunit les générations, puis un père qui lit une histoire à ses enfants en les mettant au lit, mais très vite on ressent une petite tension dans cette image d’Épinal qui se transforme en récriminations de la mère envers l’homme.
Nous sommes à Naples au début des années 80, Vanda (Alba Rohrwacher) et Aldo (Luigi Lo Cascio) forment un couple dysfonctionnel qui vole totalement en éclat quand Aldo avoue à sa femme avoir une liaison. Vanda est totalement déboussolée par cette annonce et part dans tous les sens, suit toutes les émotions qui la traversent de manière organique, que ce soit la colère, la révolte, la dépression, la résignation, l’acharnement…
« J’ai le droit de savoir si tu es amoureux pour pouvoir m’orienter. »
dit Vanda qui n’aura de cesse de tanguer sur ses sentiments et son ressentiment pour faire revenir son mari au bercail. Aldo lui, résistant à ses pressions, même la plus ultime, finira par lui asséner :
« Je ne peux pas me suffoquer pour t’éviter de suffoquer. »
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6. Italian Film Festival Berlin (IFFB) vom 13. bis 17. November – u.a. Il Traditore und eine Hommage an die Rohrwacher-Schwestern!

Qui va piano va sano… e lontano

Nach und nach sichern sich das Italienische Filmfestival Berlin (IFFB) seinen Platz im dichten Dschungel der Festivals, die die Kulturagenda der deutschen Hauptstadt füllen. Das Geheimnis: ein Programm, das in einigen wenigen Filmen die aktuelle Produktion identifiziert, die alle Filmgenre umfasst. Und jedes Jahr ein Schwerpunkt auf einem renommierten Schauspieler oder Regisseur. Für diese sechste Ausgabe gelang es den Organisatoren sogar, die beiden zu verknüpfen, mit einer Hommage an die Rohrwacher-Schwestern!
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Locarno  2019 : Ginevra Elkann a ouvert la 72ème édition du Festival du film de Locarno le mercredi 7 août avec son premier long-métrage, Magari

Le premier film pour la première nuit sur la Piazza Grande marque le début des festivités et s’avère un moment très attendu par les festivaliers. Ce mercredi, le ciel était très orageux et des averses importantes se  sont abattues sur la ville tessinoise, faisant redouter le pire scénario catastrophe à Ginevra Elkann pour la projection de son film, Magari, en soirée. Par chance, les dieux de la météo se sont calmés et le public a pu découvrir un film délicat, empli d’émotions et d’inspiration autobiographique.
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Troppa Grazia – Un film de toute beauté, pollicitation cathartique à l’état de l’humanité

A côté des modes entourant les acteur.rice.s et réalisateur.rice.s, le cinéma procure régulièrement dans son offre un faisceau de sujets ou thématiques abordées qui souvent reflète le Zeitgeist ou même anticipe (et quand on pense qu’entre le début d’un projet et sa distribution il se passe plusieurs années, le phénomène est intéressant !) les événements qui marquent nos sociétés. Avec Troppa Grazia, outre le fait que l’on retrouve la très talentueuse et lumineuse mais un peu trop présente Alba Rohrwacher dans le cinéma italien des dernières années, Gianni Zanasi aborde un sujet qui semble travailler les réalisateurs de films qui sortent en 2018, avec par exemple L’apparition de Xavier Giannoli, lui aussi présenté au 36è Filmfest München en comparaison directe (nous nous abstiendrons de faire la critique de cette dernière apparition), ou La prière de Cédric Kahn (qui a valu à son acteur Anthony Bajon l’Ours d’argent du meilleur acteur à la dernière Berlinale) qui certes n’aborde pas celle de la Vierge Marie mais inclus également une apparition divine dans son déroulé. Plus que de la religion, ces films abordent par ce biais, de manière plus ou moins réussie, des questions bien terre à terre qui consument et fatiguent l’humanité. Troppa Grazia fait partie de ceux qui réussissent à raconter une histoire aux multiples strates sans la lester ni d’embrouillamini ni de pathos parasites.
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Cannes 2018 : Alice Rohrwacher revient sur la Croisette avec Lazzaro felice (Heureux comme Lazzaro), un conte moderne porté par un anti-héro bienveillant

Quatre ans après le succès de son film Le meraviglie (Les merveilles), qui lui a valu le Grand Prix du jury qu’elle a reçu des mains de Sophia Loren, la réalisatrice italienne revient en compétition avec l’histoire de la transformation de la société, « un film politique et religieux qui raconte un monde perdu », comme elle l’a expliqué lors sa la conférence.
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Berlinale 2018 – compétition jour #4: La prière / Figlia mia / Toppen av ingenting (The Real Estate)

4e jour de compétition, les yeux commencent déjà à se creuser, les patiences à s’émousser et les avis à se trancher ! Journée éclectique allant crescendo, avec un premier film, La Prière de Cédric Kahn, très décevant, le film italien de la mi-journée qui a enchanté les journalistes et le dernier qui les a divisé autour d’un film scandinave totalement déjanté !
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Berlinale 2015 – Compétition jour #8: Une résistance allemande, une émancipation albanaise.

Au menu de cette 8e journée dans la section compétition, un énième film allemand sur la Seconde Guerre mondiale (hors

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