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Amirreza Ranjbaran

Cinéma / KinoCulture / Kultur

Divine Comedy (Komedie Elahi)  d’Ali Asgari – Résister dans la matrice iranienne. Rencontre

Le cinéma iranien nous a habitué·es à l’absurde et au dépouillement. Avec Divine Comedy, Ali Asgari bascule dans un surréalisme bureaucratique qui confine au vertige. À l’instar de son précédent film coréalisé avec Alireza Khatami – Chroniques de Téhéran –, le cinéaste signe une œuvre qui dépasse le simple réquisitoire contre la censure pour livrer une autopsie grinçante des mécanismes d’étouffement.
Asgari dépeint les réalités contradictoires de son pays, entre arbitraire administratif et instrumentalisation de la morale. En plaçant au centre du récit Bahram Ark – véritable réalisateur issu de la minorité azérie jouant son propre rôle, dont les films n’ont jamais franchi les frontières de la distribution officielle –, il brouille constamment les frontières entre fiction et réel. L’enjeu n’est alors plus uniquement esthétique, mais existentiel. (…)

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Berlinale 2022Cinéma / KinoCulture / Kultur

Berlinale 2022 – Panorama : Ta farda (Until Tomorrow), d’Ali Asgari, scrute la condition féminine en Iran à travers une jeune mère célibataire à Téhéran

Fereshteh (Sadaf Asgari) étudie et travaille dans une imprimerie à Téhéran. Elle veut partir aux États-Unis mais a du mal à trouver du temps pour un cours de langue. C’est parce qu’elle a aussi un bébé de deux mois, une petite fille, dont ses parents ne savent rien et dont le père biologique, Yaser (Amirreza Ranjbaran), refuse de la reconnaître. Lorsque les parents de Feresteh annoncent au pied levé qu’ils viennent lui rendre visite, la jeune fille doit trouver un autre endroit pour une nuit pour son enfant illégitime. Elle parvient à confier les habits et jouets de l’enfant à ses voisines mais aucune ne veut prendre la responsabilité de garder le nourrisson pour une nuit. (…)

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