Berlinale 2019 – Panorama : Dafne – Prix FIPRESCI pour une histoire bouleversante et caustique entre un père et sa fille

Quelle joie de voir danser Dafne, déliée de toute pesanteur et amarres diurnales, dans une bulle de bonheur palpable et communicatif. D’ailleurs Dafne, à la personnalité et au caractère bien trempés, s’affranchit de certaines inhibitions sociales, sans jamais ne faire éclater le cadre, souvent de manière espiègle ou narquoise, parfois candide, mais faisant toujours mouche dans le miroir tendu aux autres. C’est que Dafne est atteinte du syndrome de Down, ce qui ne l’empêche nullement d’être une femme dans la trentaine comme les autres dans ses relations avec sa famille, ses amis et ses collègues de travail. Jusqu’à ce que le caillou dans sa chaussure qui entrave sa marche dans la première scène devienne celui qui marque son chemin de vie lorsque sa mère décède subitement après les vacances d’été.
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Berlinale 2019 – Panorama : Normal d’Adele Tulli – Une plongée effarante dans la norme du genre. Entretien.

e documentaire d’Adele Tulli nous entraîne dans une définition de l’interaction, considérée par certain-e-s comme normative, entre les hommes et les femmes. Bien entendu, si ici le terrain d’étude est l’Italie, le propos s’applique partout dans le monde où les exégèses de la norme et de la normalité haussent la voix, travaillent activement pour ce qu’il pense être leur devoir, à savoir les rétablir, et commencent à (re) prendre le pouvoir. Adele Tulli n’impose aucun commentaire à son propos, les images parlent pour elles, et même si parfois on est effarés de la normalité et du discours qui nous sont proposés, la réalisatrice ne nous enferme pas dans un déterminisme laborieux et sans issue : la première scène débute sur le perçage des oreilles d’une petite fille – « pour qu’elle soit aussi jolie que sa maman » – mais se termine par une très jolie scène de fin, précédée par une cérémonie de mariage entre même sexe. Adele Tulli a accepté de répondre à nos questions.
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Berlinale Sommer-Spotlight 19. bis 22. Juli: Preisgekrönte Filme unter freiem Himmel

Fast schon Tradition: Wer im Februar Berlinale Highlights verpasst hat, die bislang noch nicht im Kino liefen, kann sie vom 19. bis 22. Juli im radioeins Freiluftkino Friedrichshain in Berlin sehen.
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1er festival du film iranien de Berlin du 30 mai au 3 juin 2018 au Hackesche Höfe Kino – Un programme à ne pas manquer!

Lors de la dernière Berlinale, le réalisateur iranien Mani Haghighi qui présentait en compétition une délicieuse comédie noire, Khook (PIG), s’emportait en conférence de presse en ces termes :

Ce qui m’énerve le plus, et depuis longtemps, c’est la façon dont est vue le cinéma iranien à l’étranger. Les films choisis par les distributeurs ou festivals, pas ici évidemment, doivent correspondre aux critères que ce que vous pensez être le cinéma iranien et le reflet qu’il doit montrer du pays! Ici on me dit: « vous montrez des femmes fortes »; « c’est nouveau cette émergence des femmes ». Mais il y a des femmes fortes en Iran, très fortes même, et c’est elles que je montre! Je ne montre pas celle que vous voyez dans les films iraniens qui sont distribués ici. Vous vous attendez à ce que je montre des victimes, mais moi je montre une autre réalité. Ce qui est nouveau, ce ne sont pas les femmes iraniennes, mais que vous les voyiez! (…) [La citation entière].

Et force est de constater que le cinéma iranien actuel, présenté par ce premier festival de Berlin à travers un remarquable programme, reflète non seulement la large palette que ses auteurs et acteurs s’emploie à utiliser pour s’inscrire dans un art ouvert et universel mais également cette forte présence féminine, devant et derrière la caméra.
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1. Iranisches Filmfestival Berlin vom 30.05.-03.06.2018 im Hackesche Höfe Kino

Junge Frauen, die fast alles tun, was sie wollen, ein Kriminalfall in einer apokalyptischen Welt, ein Unfall mit überraschenden Folgen. Das iranische Kino, das seit Jahrzehnten auf Filmfestivals in aller Welt anerkannt wird, ist vielfältiger als die wenigen bekannten Namen, die sich international durchsetzen. Vor allem sind die Filme erzählerisch und stilistisch sehr eigensinnig: oft mit geringen Mitteln hergestellt, schildern sie den Alltag samt Verfolgungsjagden im Auto, mit Spass an Pathos, dramatischen Wendungen und unglaublichen Zufällen.

Das erste Iranische Filmfestival Berlin zeigt Festivalhits, Debüts, Populäres, viel Drama und nicht wenige komödiantische Einwürfe. Die Bandbreite des aktuellen iranischen Kinos kann damit endlich auch in Berlin wahrgenommen werden. Insgesamt laufen 11 Langfilme und ein Kurzfilmprogramm vom 30.05. bis 03.06.2018 beim 1. Iranischen Filmfestival Berlin im Hackesche Höfe Kino.
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Marilyn ou le terrible parcours d’un être « différent » en milieu hostile – Entretien avec Martín Rodríguez Redondo

Marcos (Walter Rodríguez), un adolescent de de dix-sept ans, travaille comme ouvrier agricole au sein de la ferme d’élevage que garde sa famille qui vit dans des conditions modestes. Il aide son père Carlos (Germano De Silva) et son frère aîné Carlitos (Ignacio Giménez), qui traient et s’occupent des vaches victimes de tentatives constantes de vol. Olga (Catalina Saavedra), gagne de l’argent en tant que couturière. Bientôt son père meurt et les difficultés économiques forcent la famille à aller de l’avant sans beaucoup de deuil.
(….)

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Berlinale 2018 – Minatomachi (Inland Sea) in Forum und The Silk and the Flame in Panorama

Die beiden in unterschiedlichen Sektionen der Berlinale gezeigten Filme ergäben ein reizvolles Double Feature. Beide zeigen uns abgeschiedene kleinste Ortschaften, in Japan der eine, in China der andere. Beide befassen sich eingehend mit den Themen des Alterns und dessen tiefgreifenden Folgen. Beide erzielen ihre Wirkung mit angenehm zurückhaltenden Mitteln, beide verlassen sich auf die Bildkraft des Schwarz-Weiss.
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Berlinale 2018 – Panorama: entretien avec la cinéaste géorgienne Tinatin Kajrishvili pour Horizonti (Horizon)

La réalisatrice, scénariste et productrice géorgienne Tinatin Kajrishvili revient à la Berlinale après le succès de son film présenté en 2014, également dans la section Panorama, Brides (Les mariés). Pour Horizonti, son nouveau film, elle est, comme pour Brides, également co-scénariste avec David Chubinishvili et productrice.

Dans le marécage du chagrin
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Berlinale 2018 – Panorama: Idris Elba gibt sein Regie Debüt mit Yardie

Das 1992 veröffentlichte Buch von Victor Headley über Jamaikaner im London der 80er hatte es Multitalent und Filmstar Idris Elba gleich angetan: dieser Stoff sollte seine erste große Regie Arbeit werden. Das ist nicht eben schwer zu verstehen: ein Gangsta Sujet mit reichlich Pop Kultur, viel Gewalt, pittoresken Schauplätzen und einem Helden im Dauerkonflikt zwischen Gut und Böse.
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Berlinale 2018 – Panorama Special : Styx

Styx de Wolfgang Fischer, fait l’ouverture de Panorama Special de la 68è édition de la Berlinale.
Pour sûr, un tel titre n’augure pas d’une comédie ! Effectivement, le titre n’est pas mensonger, il s’agit bel et bien d’un drame. Si, par la formule consacrée et éculée, « l’enfer c’est les autres », le huis clos qui se déroule ici, sur une mer tantôt déchaînée comme l’océan tantôt calme comme un lac, ouvre, comme l’intention existentialiste de la pièce de Sartre, sur ce que les actes individuels – et les non-actes – engageant le collectif.
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