#BackToCinema : Après une sortie prometteuse juste avant le confinement, Mare d’ Andrea Štaka ressort sur les écrans suisses

Mare, le dernier film de la cinéaste suisse Andrea Štaka (Léopard d’or au Festival de Locarno 2006 pour Das Fräulein) a été présenté pour la première fois lors de la Berlinale 2020, sélectionné dans la section Panorama.
La ligne de force qui traverse le film est la dialectique entre frontières physiques et frontières intimes qui empêchent les individus. La réalisatrice se saisit ave brio cette thématique des limites qui encerclent un individu et un lieu : Mare est une femme-pilier enfermée dans une famille, certes aimante et qu’elle aime, mais qui ne lui offre que peu de perspectives d’évolution. Ils habitent à côté de l’aéroport de Konavle près de Dubrovnik où son mari travaille à la surveillance de la clôture de sécurité. Les avions atterrissent et décollent pour les touristes, les habitants ayant pour loisir de les regarder arriver et partir.
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Skin, de Guy Nattiv, ou comment survivre à l’endoctrinement raciste suprémaciste – disponible en Suisse en VoD

Le réalisateur israélien Guy Nattiv a décidé de faire un film sur un néonazi réformé seulement après avoir reçu la bénédiction de son grand-père qui a survécu à l’Holocauste. Skin suit l’histoire vraie de Bryon “Pitbull” Widner, membre d’un gang de néo-nazis qui fera face à des menaces de mort pour les siens comme pour lui lorsqu’il décidera de changer de vie…

En tant que fils adoptif de deux dirigeants farouchement engagés de leur secte néonazie locale, la vie de Bryon Widner (Jamie Bell) a été façonnée dans l’ombre du mouvement suprémaciste blanc. Couvert de la tête aux pieds par des tatouages codés et violents, Widner incarne le monde dans lequel il a été élevé, alors qu’il fait de ses nuits des successions d’actes gratuits  violents d’exécutions mues par la haine et des discours fascistes martelés sans fin par son gang.
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Berlinale 2020 – Panorama : Schwarze Milch (Black Milk), d’Uisenma Borchu, décrit la discrépance entre Occident et traditions de la steppe

La séquence d’ouverture est magnifique : une jeune femme au type asiatique qui se regarde dans le miroir et s’attache les cheveux. Puis la caméra suit un homme occidental, au visage anguleux, qui se prépare face au miroir de la salle de bain. On entend une mélopée mongole … L’homme arrive brusquement dans le salon d’où provient la musique et éteint sans crier gare le lecteur de musique : « On doit supporter ta musique ! » crie-t-il à l’endroit de la jeune femme. Franz exige de la jeune femme qu’elle lui dise quelle lui appartient. On trouve la jeune femme couchée sur le dos pendant que Franz (Franz Rogowski) se soulage. On comprend avec ces quelques courtes scènes que l^homme est dominateur, autoritaire et la jeune femme malheureuse.
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Berlinale 2020 – Panorama:  Cidade Pássaro (Shine Your Eyes), du réalisateur brésilien Matias Mariani

Cidade Pássaro (Shine Your Eyes)  dont la traduction littérale signifie ville aux oiseaux – commence comme un documentaire, filmant les rues et les immeubles d’une grande ville, les passants, les commerçants, les livreurs, les rues et les magasins de la ville qui s’animent en matinée. Le musicien Amadi  (Okechukwu Ukeje, connu sous le nom O. C. Ukeje) n’a plus eu de nouvelles de son frère aîné Ikenna Igbomaeze (Chukwudi Iwuji) depuis longtemps. Il voyage du Nigéria vers la métropole brésilienne de São Paulo, où Ikenna, doué pour les mathématiques, est censé travailler comme professeur dans un institut technologique – du moins, c’est ce qui est indiqué sur la page d’accueil de l’institut, Universidade Govenant chega a São Paulo: son portrait et son titre trônent aux côtés de celui de Miro Kuzko (Paulo Andre). Mais non seulement il n’y a aucune trace d’Ikenna, l’institut n’existe même pas. Avec le soutien de son oncle et de l’ex-amant d’Ikenna, et en possession des mystérieuses notes et calculs de son frère, Amadi part à la recherche de son frère.
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Berlinale 2020 – Panorama: O Reflexo do Lago (Amazon Mirror)

Der Amazonas gilt als der Traum jeden Brasilianers. Der Journalist und Kurzfilmer Fernando Segtowick begibt sich in seinem ersten langen Dokumentarfilm in die Region des Tucurui-Stausees. Inspiriert durch das Fotobuch O Lago Do Esquecimento (Der See der Vergessenheit) von Paula Sampaio, begibt er sich auf eine Reise durch die Region, um zu dokumentieren, wie sich die Gegend durch den Eingriff in die Natur verändert hat. Gefilmt wurde in Schwarz- Weiss, was oftmals sehr schöne Bilder der Gegend hervorbringt, auch mit vielen Aufnahmen aus der Vogelperspektive unter Zuhilfenahme von Drohnen.
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Berlinale 2020 – Panorama: Futur Drei (No Hard Feelings)

Parvis (Benjamin Radjaipour) ist in Deutschland geboren, als Sohn iranischer Eltern, die vor 30 Jahren vor der iranischen Revolution geflohen sind. Und er ist schwul. Er hat sich mit dem Leben in der niedersächsischen Kleinstadt Hildesheim arrangiert und lebt aus Bequemlichkeit im Dachgeschoss des Hauses  seiner Eltern, für die er auch in deren Lebensmittelladen arbeitet. Eigentlich lebt er nur für seine Raves und Sex-Dates. Als er beim Stehlen erwischt wird, wird er zu 120 Sozialstunden verurteilt. Die soll er als Farsi-Deutsch- Dolmetscher in einer Flüchtlingsunterkunft ableisten. Schnell wird klar, dass er Farsi und vor allem die verschiedenen Dialekte nicht wirklich beherrscht. Er freundet sich mit dem Geschwisterpaar Banafshe Arezu (Banafshe Hourmazdi) und ihrem Bruder Amon (Eidin Jalali) an.
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Berlinale 2020 – Panorama: Schlingensief – In das Schweigen hineinschreien

Christoph Schlingensief hat das Publikum von Anfang an polarisiert. Von vielen geliebt für seine kompromisslosen Werke, ob im Film, im Theater oder bei seinen zahlreichen Aktionen, von anderen als Provokateur und Trash-künstler abgelehnt. Aber egal, was man von ihm oder seinem Werk hält, er war nie langweilig und hat es immer geschafft, Leute zum Nachdenken anzuregen und zu Reaktionen zu provozieren. Und dies war immer sein erklärtes Ziel. Mit seinen Filmen und später noch verschärfter mit seinen Theaterstücken und den politischen Aktionen legte er seinen Finger tief in die schwelenden Wunden der Zeit und das Fehlverhalten von Politikern. Vor allem die Nachwendezeit war ein gefundenes Fressen für seine Filme. Man denke da nur an Das deutsche Kettensägenmassaker, in dem Westdeutsche Jagd auf Ostdeutsche machen, um sie zu Wurst zu verarbeiten. Eine wunderbare Allegorie auf die Übernahme des Ostens. Trotz oder vielleicht gerade deswegen, fanden sich auf seinen Besetzungslisten viele bekannte Namen.
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Berlinale 2020 : La chasse à l’Ours d’or est ouverte du 20 février au 1er mars !

Quelle drôle d’idée d’avoir choisi l’année anniversaire des 70 ans du Festival international du film de Berlin pour en changer sa direction. Certes son directeur Dieter Kosslick, après avoir renforcé le festival dans sa place du top 3 des plus grands festivals du monde et lui avoir un donné un profil très engagé dans la société, avait fait son temps. Mais cette année jubilé semble être celle de tous les dangers, une sensation funambulesque flotte sur la Potsdamer Platz : la Berlinale va-t-elle trouver un nouveau souffle et se relancer dans l’espace des festivals qui à la fois représente l’état du cinéma actuel et se projette dans l’avenir de l’industrie du 7e art, ou va-t-elle continuer lentement sa chute et laisser sa place à des festivals outre-Atlantique installés dans le même créneau calendaire qui la cannibalise depuis plusieurs années déjà ? 
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Berlinale Sommer-Spotlight 2019 : Tolle Filme unter freiem Himmel in Berlin vom 15. – 18. Juli

Fast schon Tradition: Wer im Februar die Berlinale Highlights verpasst hat, kann eine Auswahl an Gewinnerfilmen und Publikumslieblingen vor dem deutschen Kinostart vom 15. – 18. Juli 2019 im radioeins Freiluftkino Friedrichshain in Berlin sehen. Präsentiert werden die Filme von den Leiter*innen der Sektionen sowie der neuen Geschäftsführerin der Internationalen Filmfestspiele Berlin Mariette Rissenbeek.
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Berlinale 2019 – Panorama : Dafne – Prix FIPRESCI pour une histoire bouleversante et caustique entre un père et sa fille

Quelle joie de voir danser Dafne, déliée de toute pesanteur et amarres diurnales, dans une bulle de bonheur palpable et communicatif. D’ailleurs Dafne, à la personnalité et au caractère bien trempés, s’affranchit de certaines inhibitions sociales, sans jamais ne faire éclater le cadre, souvent de manière espiègle ou narquoise, parfois candide, mais faisant toujours mouche dans le miroir tendu aux autres. C’est que Dafne est atteinte du syndrome de Down, ce qui ne l’empêche nullement d’être une femme dans la trentaine comme les autres dans ses relations avec sa famille, ses amis et ses collègues de travail. Jusqu’à ce que le caillou dans sa chaussure qui entrave sa marche dans la première scène devienne celui qui marque son chemin de vie lorsque sa mère décède subitement après les vacances d’été.
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