Berlinale 2022 et FIFDH 2022 – Nelly & Nadine, une longue histoire d’amour commencée à Ravensbrück

La scène d’ouverture de ce documentaire est stupéfiante : le documentariste suédois Magnus Gertten plonge sa caméra dans des images d’archives prises dans le port de Malmö le 28 avril 1945. Ce jour-là, près de 2000 survivant.es des camps de concentration nazis débarquent dans la ville portuaire. La voix de Gertten pose le contexte de ce qu’il montre tout en semblant chercher dans les images, les visages quelque chose ou quelqu’un.e. Des femmes et des enfants sourient, font des signes de la main, le cinéaste s’attardent au ralenti sur ces mouvements, lorsqu’enfin nous découvrons qui il veut nous présenter : Nadine Hwang. (…)

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Berlinale 2022 – Panorama : Concerned Citizen d’Idan Haguel interroge le public sur sa perception de l’altérité

Toutes les grandes villes connaissent ce phénomène nommé gentrification qui fait qu’un quartier populaire et souvent multiculturel devienne la proie de (jeunes) gens aisés qui y trouvent le petit je-ne-sais-quoi qui donne une impression d’attraction exosphérique de la vie. Ce petit je-ne-sais-quoi disparaît bien vite cependant, une fois la masse critique des nouveaux venus ayant étouffé cette atmosphère de diversité, d’altérité pour la remplacer par un nouvel ordre homogène. Ben (Shlomi Bertonov) et Raz (Ariel Wolf) habitent Neve Sha’anan, un quartier en phase de transition gentrificatrice, au sud de Tel Aviv. Ce couple, propriétaire de leur appartement, professionnellement et socialement bien établi est prêt à sauter le pas vers la prochaine étape : la parentalité. (…)

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Berlinale 2022 – Panorama : Cinco lobitos (Lullaby) – Ein Kind bleibt  immer ein Kind

Amaia (Laia Costa), erfolgreiche Dolmetscherin und ihr Mann Javi (Mikel Bustamente) erwarten ein Kind. Als das Kind da ist, beginnt es in der Beziehung zu kriseln. Javi ist Amaia keine grosse Hilfe. Sie kann kaum noch schlafen, er tut nicht viel. Und entgegen ersten Ankündigungen nimmt er wieder einen Job an, bei dem er reisen muss und Monate nicht zu Hause sein wird. Das traditionelle Rollenbild der Frau schlägt hier voll durch. Auch  der Besuch der Eltern bringt ihr nicht viel. Der Vater (Ramon Barea) hat beginnenden Alzheimer und die Mutter (Susi Sanchez) sieht alles anders als sie. Und das Verhältnis zwischen den Eltern ist auch alles andere als rosig: so hatte der Vater früher eine Geliebte und auch vieles andere liegt im Argen. (…)

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Berlinale 2022 – Panorama : Ta farda (Until Tomorrow), d’Ali Asgari, scrute la condition féminine en Iran à travers une jeune mère célibataire à Téhéran

Fereshteh (Sadaf Asgari) étudie et travaille dans une imprimerie à Téhéran. Elle veut partir aux États-Unis mais a du mal à trouver du temps pour un cours de langue. C’est parce qu’elle a aussi un bébé de deux mois, une petite fille, dont ses parents ne savent rien et dont le père biologique, Yaser (Amirreza Ranjbaran), refuse de la reconnaître. Lorsque les parents de Feresteh annoncent au pied levé qu’ils viennent lui rendre visite, la jeune fille doit trouver un autre endroit pour une nuit pour son enfant illégitime. Elle parvient à confier les habits et jouets de l’enfant à ses voisines mais aucune ne veut prendre la responsabilité de garder le nourrisson pour une nuit. (…)

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Berlinale 2022 – Panorama : Une Femmina (The Code of Silence), mi-Madone mi-déesse vengeresse, de Francesco Costabile

Souvent, à juste titre, en regardant les actualités télévisées, on se dit que l’on a bien de la chance d’être né.e et d’habiter dans nos contrées dans lesquelles, même si tout est loin d’être parfait, il existe la possibilité de sortir du déterminisme de classe ou de genre. Or, dans nos contrées, où l’on se targue volontiers d’être les garants des valeurs humanistes universelles, on a une grande faculté à cacher les ordures sous une chape de plomb. Francesco Costabile nous amène à quelques encablures de chez nous, en Calabre – à la fin de la projection, on se dit : on a bien de la chance de ne pas être né.e et d’habiter ce magnifique village de montagne sous l’emprise absolue de la ‘Ndrangheta ! (…)

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Berlinale 2022 –  Panorama: Dreaming Walls – Ein Kaleidoskop durch die Zeiten des Hotels Chelsea

Das Chelsea Hotel gilt als eines der berühmtesten Hotels in der Mitte von New York. Berühmt geworden vor allem durch seine vielen prominenten Gäste zwischen den 50er und den 80er Jahren. Viele Musiker und Schauspieler waren dort zu Gast, wie Patti Smith, Janis Joplin oder Marilyn Monroe, aber vor allem die Anwesenheit von Andy Warhol und seinen Factory-Leuten, hat es bleibend in den Köpfen der Menschen verankert. Warhols Film Chelsea Girls gilt auch heute noch als Underground-Filmklassiker. Aber das Hotel war auch das Auffangbecken vieler finanzschwacher Menschen, sowie Rauschgiftsüchtiger und Prostituierten. (…)

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Berlinale 2021 Summer Special : Night Raiders de Danis Goulet, cinéaste de la Nation Crie – Un film de science-fiction précipité dans l’actualité !

Il y a quelques jours, le monde (re)découvrait un épisode infâme de l’histoire canadienne vis-à-vis des Premières Nations à la suite de la découverte d’un charnier d’enfants autochtones, 215, pensionnaires d’un institut catholique au XIXe siècle à Kamloops, en Colombie britannique. Cette épouvantable découverte rappelle le projet d’assimilation, d’acculturation systémique avec 150’000 enfants arrachés dès le plus jeune âge à leurs familles et placés dans des pensionnats religieux.
Présenté dans la section Panorama du festival, Night Raiders de la cinéaste de la Nation Crie/Métis Danis Goulet, fait terriblement écho à l’actualité alors qu’il est catégorisé comme science-fiction dystopique. Quel crash temporel !

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Berlinale 2021 – Panorama: Der menschliche Faktor (Human Factor), ein Familiendrama mit Thriller-Komponente

Eine lange Kamerafahrt durch ein scheinbar verlassenes Haus. Eine Familie fährt vor dem Haus vor, um ein langes Wochenende in seinem belgischen Ferienhaus zu verbringen. Doch bereits in den ersten Momenten bekommt man den Eindruck, dass mit dieser Familie nicht alles in Ordnung ist. Damit beginnt der neue Film des Italienischen, in Deutschland arbeitenden Regisseurs Ronny Trocker. Bekannt wurde dieser 2016, als sein erster Langfilm Die Einsiedler gleich in Venedig angenommen wurde. Und er bleibt auch in seinem zweiten Film den Themen Einsamkeit und dysfunktionale Beziehungen treu. Als Jan (Mark Waschke), der Mann, vom Einkauf zurückkommt, hört er oder ignoriert er (wie so vieles wird dies nicht völlig klar) Hilferufe seiner Frau Nina (Sabine Timoteo). Einbrecher seien im Haus und geflüchtet. Auch die Kinder Emma (Jule Hermann) und Lucas (Spencer Bogaert) haben nicht wirklich etwas gesehen. Weder sie noch die Polizei finden irgendwelche Spuren, nur die zahme Ratte von Lucas ist verschwunden. Man ist beunruhigt, will am nächsten Tag abreisen, bleibt aber doch und verbringt den Tag mit verschiedenen Aktivitäten. Nur Jan behagt der Besuch seines Schwagers mit dessen Ehemann nicht besonders (zu seiner Frau: Würdest Du Dich mehr um Deine Kinder kümmern, statt um Deinen Bruder,…).
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Berlinale 2021- Panorama : Censor, ein psychologischer Horrorfilm von Prano Bailey-Bond

Der Film beginnt wie ein typischer 80er Jahre– Horror-Slasher mit Störungen und der schlechten Bildqualität einer alten Videokassette. Schnell sieht man jedoch, wie eine Hand einen Videorekorder stoppt und eine leicht absurde Diskussion über notwendige Schnitte für eine kommerzielle Auswertung im Kino oder auf Video beginnt. Enid Baines (die irische Schauspielerin Niamh Algar, die vor allem durch die Serie PURE bekannt wurde), ist eine jener Mitarbeiter bei der englischen BFBC, die dafür sorgen soll, das besonders gewalttätige Szenen bearbeitet werden, damit Zuschauer vor psychischen Schäden bewahren werden. Man befindet sich im England der achtziger Jahre der Margret Thatcher, in dem die immer stärker werdende Gewalt im Lande auf die Nachahmung sogenannter Video Nasties geschoben wurde, anstelle die wirklichen Ursachen wie die Politik Frau Thatchers und der immer höheren Arbeitslosigkeit in den Mittelpunkt zu rücken. Enid nimmt ihre Arbeit sehr ernst und will Menschen vor Schäden bewahren. Als ein grausamer Mordfall dem Inhalt einer ihrer freigegebenen Filme gleicht und ihr Name bekannt wird, ist sie geschockt und ihre unterdrückten  psychischen Probleme gewinnen langsam Oberhand.
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Berlinale 2021: présenté dans la section Panorama, Mishehu Yohav Mishehu (All Eyes Off Me) de Hadas Ben Aroya, propose une immersion dans l’intimité physique et émotionnelle de ses protagonistes

Le film se compose de trois épisodes, trois chapitres de vie qui se croisent, de saynètes qui parlent d’épreuves, de dépassement des frontières, de transgressions. All Eyes Off Me s’ouvre sur une soirée entre jeunes gens qui dansent sous les lumières des spots multicolores, qui sniffent une ligne de coke, qui commencent à flirter ou à s’embrasser passionnément. Le premier épisode concerne une jeune femme à la recherche du gars qui l’a mise enceinte lors d’une fête sauvage. Danny (Hadar Katz) est donc enceinte de Max (Leib Lev Levin) et elle passe de pièce en pièce à la recherche de Max. Mais elle n’a pas le temps de le lui dire alors qu’elle le retrouve en train d’enlacer et d’embrasser avec fougue une jeune fille.
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