La tournée des festivals continue pour le superbe film du mozambiquien Sol de Carvalho : Mabata Bata à (re)voir au festival Afrikamera à Berlin (7-11 novembre 2019)

Une introduction oxymorique spectaculaire ! De magnifiques paysages, une lumière douce et dorée de crépuscule du matin, un enfant qui court tout sourire… un bruit métallique – cut sur écran noir.
Basé sur la nouvelle de Mia Cout, O Dia Em Que Explodiu Mabata Bata (Le jour où a explosé Mabata Bata, 1986), ce film raconte l’histoire d’Azaria, un jeune berger orphelin, qui rêve d’aller à l’école mais doit garder le troupeau de son oncle Raul qu’il doit absolument faire engraisser car c’est son sésame pour pouvoir épouser la fille du chef du village. Le plus bel animal du troupeau destiné à payer la dot est Mabata Bata.
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Afrikamera – 07.-11. November 2019 im Kino Arsenal Berlin: Contemporary Cinema Cultures in Lusophone Africa

Kulturell ist das lusophone Afrika vielleicht der am wenigsten bekannte Teil des Kontinents in Europa, abgesehen von der kapverdischen Musik und ihrer emblematischen Botschafterin, Cesária Évora, die leider 2011 verstarb. Das Festival Afrikamera bietet uns in seiner zwölften Ausgabe die Möglichkeit, einen Blick auf die Filmproduktion dieser Region zu werfen. Africa Lusofonia präsentiert eine Auswahl aktueller Spiel- und Dokumentarfilme aus Angola, Guinea-Bissau und Mosambik neben Produktionen aus anderen Regionen Afrikas.
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FFW 2018 – La Semaine du film français à Berlin du 28 novembre au 5 décembre 2018

Depuis quelques années, le début de la période de l’Avent correspond à Berlin à la Semaine du film français (Die französische Filmwoche – FFW). Cette 18e édition a lieu du 28 novembre au 5 décembre 2018 dans de nombreux cinémas de la ville, ce qui, dans cette période de grand froid, enlève aux francophiles éventuellement cinéphiles (cette remarque est expliquée plus bas) l’excuse de la distance pour ne pas profiter de la présentation en Premières de films souvent accompagnés de leurs réalisateur.trice.s et/ou acteur.trice.s.
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La Miséricorde de la jungle (The Mercy of the Jungle) du Rwandais Joël Karekezi fait l’ouverture d’Afrikamera le 13 novembre 2018

Difficile de trouver mieux pour illustrer l’ignominie du génocide et des guerres à répétitions qui font de cette région une épouvantable tache rouge sang sur le planisphère. L’ignominie mais aussi l’absurdité qui fait que les soldats comme les rebelles, avec les civils premières victimes des uns et des autres (ici le « et » est à prendre littéralement, puisque les villages ne sont bien souvent pas protégés par une appartenance à l’une ou l’autre ethnie mais servent la plupart du temps d’arrière-boutique pour les uns ET et les autres leur permettant de se ravitailler, de violer, de terroriser et, selon la contingence des événements sur le terrain, de se venger de tel ou tel acte et compenser la frustration en assassinant les responsables du village si ce n’est tou.te.s ses habitant.e.s .), ne savent plus contre qui exactement, pour qui et quoi ils se battent, enfermés qu’ils sont dans la jungle de la manipulation de ceux qui savent et qui les retiennent en otage de leurs intérêts et profits qui vont bien au-delà de leurs pays et États, qui s’étendent sur les tentacules du capitalisme des multinationales soutenu étatiquement sans vergogne par le centre du système économique mondial qui se nourrit goulument, telle une sangsue, à sa périphérie.
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Afrikamera 2018 : La Corne de l’Afrique à l’affiche à Berlin du 13 au 18 novembre 2018

Pour sa 11e édition, qui se déroulera du 13 au 18 novembre 2018 au Kino Arsenal, le festival des cinémas africains de Berlin met en avant la Corne de l’Afrique qui malheureusement est plus connue à l’international pour ses conflits armés et ses multiples crises politiques, sociales et humanitaires que pour sa culture cinématographique.
Et pourtant, historiquement, l’Afrique est entrée très tôt dans l’histoire (pour paraphraser positivement un sombre président français qui mis à part ce discours honteux n’a fait que déstabiliser encore plus le continent avec sa guerre personnelle inique en Libye) du cinéma, puisque en 1897, l’empereur éthiopien Menelik II a fait installer un projecteur à Addis-Abeba pour pourvoir regarder un film sur les miracles de Jésus. Une année plus tard, la première salle de cinéma d’Éthiopie était ouverte, sous le nom de Seitan bet (maison de Satan).
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Afrikamera : le festival des cinémas africains à Berlin fête ses 10 ans !

Comme nous le rappelons régulièrement dans nos pages cultures, il n’existe pas plus un cinéma arabe, africain ou asiatique qu’il n’existe un cinéma européen. La transversalité de cet art est tout autant marqué par ses différents genres, formats et technologies que par la diversité des visions du monde imprégnées par les cultures, langues, arrière-fond historique, social ou politique. Sans compter les contraintes de production et, dans les meilleurs des cas, in fine, la licence artistique personnelle des cinéastes et leurs équipes.
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