FIFDH 2021 – Rouge un film qui nous entraîne au cœur d’un scandale environnemental

Mettons tout de suite les points sur les i : ce film est une fiction basée sur des faits réels qui ont lieu dans les années nonante et, en élargissant un peu le spectre, on peut quasiment être sûrs que quelque part sur cette terre malmenée, il doit s’approcher du 1 :1 de la réalité.
Nour (Zita Hanrot) vient d’être embauchée comme infirmière dans l’usine chimique où travaille son père Slimane (Sami Bouajila), délégué syndical et pivot de l’entreprise depuis toujours. Alors que l’usine est en plein contrôle sanitaire, une journaliste (Céline Sallette) mène l’enquête sur la gestion des déchets par l’usine. Les deux jeunes femmes vont peu à peu découvrir que cette usine, pilier de l’économie locale, cache bien des secrets. Le tissu socio-économique de la région rend les acteurs locaux de surveillance ainsi que le personnel politique peu enclins à être regardant sur les rejets polluants, la corruption rémanente, le greenwashing, l’état de santé des ouvriers et ouvrières – les dossiers médicaux sont allègrement trafiqués ou simplement pas pris en compte –, les accidents du travail non-déclarés et les responsabilités totalement diluées dans un maelstrom de différents intervenants et sous-traitants qui protège la hiérarchie locale (le chef de l’usine est interprété par un Olivier Gourmet parfait, comme toujours, dans un rôle à la fois bonhomme et inquiétant) et internationale. (…)

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Berlinale 2021: Dans la section Generation, Beans, de Tracey Deer, rappelle les manifestations durement réprimées de la Nation Mohawk dans les années nonante

L’approche de Tracey Deer mêle avec poésie et authenticité l’histoire personnelle de Beans, de la chrysalide de l’enfance à l’adolescente guerrière mohawk avec la grande histoire de la Nation Mohawk et de ses revendications bafouées par l’Etat canadien.

« C’est le territoire mohawk ! » s’exclame une cheffe de file des manifestants pacifiques de la Nation Mohawk.

Dès le générique d’ouverture, l’inscription « basé sur des faits réels » donne le ton. On comprend que le vécu empirique de Tracey Deer sera intrinsèquement lié à un chapitre crucial de l’histoire de la Nation Mohawk. La séquence d’ouverture montre le regard d’une très jeune fille (Kiawentiio Tarbell), les yeux songeurs qui regardent au loin à travers la vitre arrière dune voiture, le souffle un peu haletant alors que la radio annonce d’importants bouchons pour se rendre à Montréal. La séquence suivante montre d’abord une femme d’une trentaine d’années (Rainbow Dickerson) aux côtés de la jeune fille qui répète patiemment en séparant les syllabes son prénom mohawk, pleine de confiance : « Mon nom est Tekahentahkhwa, mais tout le monde m’appelle Beans. » Puis la caméra montre une femme tirée à quatre épingles et au tailleur strict : on comprend que Beans (Kiawentiio Tarbell), la pré-adolescente de la voiture et sa mère se trouvent face à la directrice, Mrs Arsenault (Dawn Ford) d’un établissement secondaire. Quand la directrice lit le dossier de Beans dans lequel son professeur a écrit qu’elle est une « élève concentrée et très intéressée », Beans précise aussitôt : « Je veux être soit une avocate, soit un docteur. » Séquence ; Beans et sa maman, enceinte, quittent l’école sous la pluie et la jeune fille dit à sa maman : « Je suis désolée ! »
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Snowman, une sculpture des artistes suisses Fischli/Weiss, prend sa place dans le Parc Berower de la Fondation Beyeler, où il passera toute une année

La Fondation Beyeler célèbre son arrivée avec un accès gratuit au musée pour tous·tes les samedi 28 et dimanche 29 novembre 2020.
La sculpture Snowman, nouvellement installée dans le Parc Berower, représente un bonhomme de neige, figure familière et sympathique composée de trois boules de neige superposées. Au sommet, sur la plus petite d’entre elles, deux trous marquent les yeux et un trait la bouche. Le bonhomme de neige se trouve dans un réfrigérateur à la façade transparente, qui lui permet de survivre toute l’année.
Snowman illustre la contradiction entre nature et artificialité, avec le penchant pour l’absurde si typique du travail de Fischli/Weiss. Alors même que, comme le dit Peter Fischli, un bonhomme de neige est
«une sculpture que presque tout le monde est capable de réaliser»
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Les Fashion Week ont-elles encore une raison d’être?

Touché au début de la pandémie, le secteur de la mode a d’abord arrêté la production du textile, annulé des événements et fermé des boutiques. Aujourd’hui il se questionne sérieusement sur son fonctionnement!
Les présentations en ligne:
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Après la crise sanitaire Covid-19, 2e sortie à partir du 6 juin 2020 sur les écrans romands du documentaire de Stéphane Goël – Citoyen Nobel

Le 4 mars 2020, le documentaire de Stéphane Goël, Citoyen Nobel, sortait dans les salles de cinéma. Le film était parti pour faire une belle carrière et rencontrer son public – ce qui fut le cas lors des nombreuses présentations du film en présence du réalisateur et de Jacques Dubochet). Malheureusement la Covid-19 est apparue et la carrière du film fut stoppée nette; c’est donc tout naturellement que la grande majorité des salles de suisse romande vont reprogrammer le film dès le 6 (ou le 10) juin.
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En 2020, ne baissons pas les bras!

Chère lectrice, cher lecteur de j:mag,

Symboliquement, une décennie s’achève et on entend, on voit, ici et là, des rétrospectives des années 2010 et des espoirs pleins d’entrain formulés pour celle des années 2020. Et pourtant, au-delà des symboles dont l’être humain est friand – forme de catharsis qui permet de s’insérer dans le groupe, rassurant ainsi l’individu – force est de constater que les années se suivent et se ressemblent dans le délitement lent mais constant de notre planète et de ses habitants.
Bien sûr, il ne sert à rien de tomber dans le catastrophisme annihilant, tout n’étant pas noir ni morose. Des initiatives – souvent citoyennes – sont quotidiennement lancées pour animer l’esprit de résilience de la planète et galvaniser l’instinct collectif de survie.
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En 2019, participons au réenchantement du monde!

Chère lectrice, cher lecteur de j:mag,

Une fin d’année turbulente s’achève et semble malheureusement s’ouvrir sur des perspectives peu encourageantes. A l’heure des bilans traditionnels, force est de constater que depuis quelques années, la terre tourne un peu moins rond et que ses êtres humains mettent en péril non seulement leurs congénères qui, depuis la nuit des temps, affectionnent l’activité de confrontation permanente, mais également les fondements de la vie sur cette planète: tout ce qui environne l’humain.
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Afrikamera 2018 : La Corne de l’Afrique à l’affiche à Berlin du 13 au 18 novembre 2018

Pour sa 11e édition, qui se déroulera du 13 au 18 novembre 2018 au Kino Arsenal, le festival des cinémas africains de Berlin met en avant la Corne de l’Afrique qui malheureusement est plus connue à l’international pour ses conflits armés et ses multiples crises politiques, sociales et humanitaires que pour sa culture cinématographique.
Et pourtant, historiquement, l’Afrique est entrée très tôt dans l’histoire (pour paraphraser positivement un sombre président français qui mis à part ce discours honteux n’a fait que déstabiliser encore plus le continent avec sa guerre personnelle inique en Libye) du cinéma, puisque en 1897, l’empereur éthiopien Menelik II a fait installer un projecteur à Addis-Abeba pour pourvoir regarder un film sur les miracles de Jésus. Une année plus tard, la première salle de cinéma d’Éthiopie était ouverte, sous le nom de Seitan bet (maison de Satan).
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En Suisse, la neige est en train de disparaître !

Les zones où les chutes de neige sont rares, voire inexistantes, couvrent désormais 44% du territoire national contre 36% auparavant, révèle l’analyse de deux décennies de données satellitaires.

En Suisse, la neige est en train de disparaître et ce phénomène est probablement lié au réchauffement climatique. Alors que les zones où il ne neige que peu voire pas du tout (entre 0 et 20% de probabilité de chutes de neige) couvraient 36% du territoire au cours de la décennie 1995-2005, elles se sont étendues à 44% entre 2005 et 2017. Ce constat sans appel, dressé par des chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE) et du GRID-Genève du programme des Nations Unies pour l’environnement, repose sur l’analyse préliminaire de 22 années de données satellitaires couvrant l’entier du territoire suisse.
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Réchauffement climatique: l’inquiétante leçon du passé

Un réchauffement climatique vieux de 56 millions d’années a entraîné des crues très importantes et bouleversé les paysages, révèle une étude menée dans les Pyrénées par des chercheurs de l’UNIGE.
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