107 Mothers (Cenzorka) de Péter Kerekes remporte le Prix du meilleur film au 31e FilmFestival Cottbus – Une immersion humaniste dans une prison ukrainienne

La 31e édition du festival des cinémas est-européens de Cottbus a présenté, pour son retour physique dans le circuit des festivals, une programmation qui, à nouveau, fait honneur à sa réputation d’excellence dans sa curation de films – mélange d’œuvres d’auteurs et de productions grand public – qui balaie largement l’horizon des genres cinématographiques, des cultures et des thèmes de société. Dans la compétition des long-métrages, 107 Mothers (Cenzorka) du cinéaste slovaque Péter Kerekes, a remporté le Prix du meilleur film. C’est la seconde distinction majeure pour le film, déjà honoré à la Mostra de Venise 2021 dans la section Orizzonti dans laquelle le réalisateur et son co-scénariste Ivan Ostrochovský ont remporté le Prix du meilleur scénario. (…)

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Cannes 2021 : Babi Yar. Context, du cinéaste ukrainien Sergeï Loznitsa, retrace le massacre de plus de trente-mille Juifs en 1941, dans le ravin de Babi Yar, à l’ouest de Kiev

Les films documentaires du cinéaste ukrainien Sergeï Loznitsa touchent parfois la lisière de l’expérimental, représentent une humanité confrontée à des bouleversements sociaux, politiques et éthiques. Avec Babi Yar. Context, Babi Yar, il n’est pas question d’expérimental mais de retracer, avec moult archives à l’appui, une page terrible de l’historie de la Seconde Guerre mondiale.
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Cannes 2021 : Olga, premier long métrage d’Elie Grappe, présenté à la Semaine de la Critique, brosse le portrait d’une adolescente prise entre deux feux – Rencontre [audio]

Projetée ce 9 juillet 2021 sur La Croisette, Olga, production franco-suisse, traite des doutes et des dilemmes d’une jeune gymnaste adolescente. En 2013, une gymnaste de quinze ans est tiraillée entre la Suisse, où elle s’entraîne pour le Championnat Européen en vue des JO et l’Ukraine où sa mère, journaliste, couvre les événements d’Euromaïdan (rappelons que les manifestations pro-européennes en Ukraine ont débuté en novembre 2013). Depuis l’Helvétie, dans une famille d’accueil puisque celle de son père suisse ne l’accueille pas, Olga regarde sur internet les vidéos postées par les manifestants. Par ce truchement, Elie Grappe place ses spectatrices et ses spectateurs au cœur du mouvement des manifestants et permet à son public de pleinement ressentir le dilemme de cette jeune gymnaste ukrainienne, tiraillée entre la carrière qu’elle vise et les le séisme politique que vit son pays.
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FIFDH 2021 : le film d’Alina Gorlova, This Rain Will Never Stop, invite les spectateurs à un éprouvant périple entre guerre et paix

Le film plonge les spectateurs dans une atmosphère anxiogène dès la séquence d’ouverture qui agresse les yeux, faisant se succéder des photographies en noir et blanc colorisées qui défilent tels des éclairs. Puis la caméra d’Alina Gorlova balaie un paysage désolé.
Chapitre zéro : un village où il n’y pas âme qui vive. La caméra se rapproche d’une silhouette : un homme sexagénaire, assis sur les marches qui mènent à sa maison, s’allume une cigarette, caressant un chaton : « Tu vois, chaton ! On a survécu à cette journée. Tu survivras au Nouvel An ! » Au loin retentissent des aboiements. On comprend que ce village se trouve dans une région en guerre… La Crimée certainement vu que le vieil homme s’exprime en ukrainien. Puis la caméra d’Alina Gorlova entraîne les spectateurs dans un périple poignant et visuellement hypnotique à travers le cycle perpétuel de guerre et de paix, un cycle que l’humanité traverse depuis des millénaires.
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Scandale tripartite autour d’une icône ukrainienne

Pendant une visite en Bosnie-Herzégovine en décembre dernier où il fut d’abord reçu par le leader des Serbes, l’orthodoxe Milorad Dodik, le ministre russe des Affaires étrangères est devenu propriétaire d’une très ancienne icône dorée.
L’ambassade d’Ukraine a demandé immédiatement des explications à la ministre des Affaires étrangères, la bosno-croate Bisera Turkovic qui s’est dite prête à collaborer étroitement avec eux et découvrir la vérité sur l’origine du précieux cadeau. En voyant le sceau au dos de l’icône, les membres de l’ambassade ont compris qu’il s’agit d’une valeur ukrainienne de la région de Lougansk, vieille de 300 ans, faisant partie de l’ héritage culturel et historique du pays.
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Das FilmFestival Cottbus 2019 (5.-10.11.) : Die wichtigsten Trends des jungen osteuropäischen Kinos

Die Hauptstadt der sorbischen Minderheit in Deutschland, die sich in Brandenburg in der Region Lausitz befindet, sollte historisch und geographisch auf das Zusammentreffen von Ost- und Westeuropa hinarbeiten.  Das ist es, was Cottbus seit 29 Jahren mit diesem internationalen Filmfestival, einem der besten in seiner Spezialisierung auf osteuropäische Kinos, wunderbar macht – mit Filmen aus Mitteleuropa bis dem fernen Osten und Ostasiens (z.B. Mongolei).
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Berlinale 2019 – Compétition jour #4 : Mr. Jones, le dernier film de la cinéaste polonaise Agnieszka Holland, s’attaque au présent avec un film à charge contre les médias d’entre deux-guerres

Hitler vient d’arriver au pouvoir et un jeune journaliste gallois, Gareth Jones (James Norton), qui a à son palmarès le fait d’avoir pris l’avion avec Adolf en personne et profité de l’interviewer, devient le conseiller de Lloyd George, Premier ministre du Royaume Uni. Il met en garde le gouvernement contre les nazis, leur explique que leurs intentions sont terribles et ne peuvent qu’amener qu’à une seconde « Grande Guerre », mais il ne récolte que des éclats de rire des membres du gouvernement. Ce qui l’intéresse, c’est également de savoir si l’Union soviétique, en cas de guerre, sera capable de se défendre et de quel côté. Son ambition : interviewer Staline. De plus, il aimerait comprendre comment ce pays finance la modernisation à marche forcée du pays. Remercié par les membres du gouvernement, Jones décide de se rendre à Moscou et réaliser son plan. Contre toute attente, il reçoit un visa et rencontre le célèbre journaliste-reporter – Prix Pulltizer 1932 – Walter Duranty (Peter Sarsgaard), correspondant du New York Times à Moscou qui semble avoir toute la presse étrangère dans son giron et un pied dans les arcanes du pouvoir.
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Pressions diplomatiques intolérables faites sur le festival du film documentaire DocLisboa (18-28 octobre 2018)

Du 18 au 28 octobre aura lieu la 16e édition du festival international du film documentaire – DocLisboa. Le genre documentaire – par sa nature même de représentation d’une réalité, certes subjective et scénarisée mais touchant directement au réel – est plus exposé que les autres genres cinématographiques à la pression et censure politiques.
C’est ce qu’il vient d’arriver aux responsables du festival lisboète qui ont reçu cette fin de semaine des pressions de deux ambassades leur demandant d’annuler des films de leur programmation ou de réécrire les textes les concernant dans leur programme. Gloria Zerbinati, l’attachée de presse pour l’international du festival a alerté les médias et les acteurs culturels de ces pressions inadmissibles et nous a communiqué les titres des deux films en questions :
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Berlinale 2015 – Compétition jour #6: Le cinéma est un art – Wim Wenders l’a oublié, un film russe le rappelle!

Mais qu’arrive-t-il aux grands cinéastes allemands pendant cette Berlinale ? Werner Herzog passe du côté du cinéma grand public -ce qui

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