Pour la sortie suisse de The Roads Not Taken, entrevue avec Sally Potter réalisée à la Berlinale 2020

Il fut un temps, qu’il nous en souvienne, où il y avait de grands festivals de cinéma qui se tenaient physiquement. Depuis la crise sanitaire due à la pandémie Covid-19, soit ils sont annulés (Cannes et de nombreux petits festivals) soit en ligne (la plupart des festivals de moyennes envergure), soit hybrides comme Locarno 2020. Le prochain qui aura lieu physiquement devrait être la Mostra de Venise. Le dernier qui a eu lieu normalement : la Berlinale 2020. C’est à cette occasion que nous nous sommes entretenus avec Sally Potter qui y présentait son dernier film en compétition : The Roads Not Taken avec Javier Bardem, Elle Fanning, Salma Hayek et Laura Linney.
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Le Sourire du Scorpion de Patrice Gain, un roman choc – Entretien

L’auteur hypnotise le lecteur sur les 206 pages de son roman, paru récemment chez l’éditeur marseillais Les Mots et le reste, avec de fantastiques descriptions de la  nature enchantée d’un début d’été durant lequel une charmante famille française part dans le canyon de Tara en raft : Alex, sa femme Mily et leurs jumeaux de 15 ans Luna et Tom.; nomades modernes vivant dans un camion rouge, en quête permanente de liberté et d’aventure. Sans se méfier, ils font confiance à Goran, un guide serbe rencontré par hasard. Longtemps après, Tom, le narrateur dés événements, comprendra grâce à Sulé, un Bosniaque de son collège, que tout a été bien planifié :
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Berlinale 2020 – Forum : Le réalisateur israélien Ra’anan Alexandrowicz convie les spectateur à une expérience fascinante d’observant-observé dans The Viewing Booth  – Entretien

Ra’anan Alexandrowicz est tombé un jour sur une correspondance entre Virginia Woolf et un avocat londonien qui lui demandait : « Comment, selon vous, empêcher la guerre ? » Dans sa réponse, Woolf suggérait qu’ils abordent d’abord son utilisation du mot « nous » par une petite expérience de réflexion. Que se passerait-il, lui demanda-t-elle, s’ils observaient tous deux les images de guerre qui étaient publiées chaque semaine ? « Voyons, écrit-elle, si en regardant les mêmes photos, nous ressentirons les mêmes choses. » Cette petite phrase a été le point de départ du projet du cinéaste israélien. Pendant plusieurs années, il a cherché une voie cinématographique permettant de questionner la fonction des images de non-fiction, notamment en ce qui concerne leur rôle dans la défense des droits humains et de la justice sociale. Il a fini par se dire que pour comprendre les images, il devait cesser de les regarder et commencer à tourner sa caméra vers les spectateurs. Le résultat est The Viewing Booth, qui veut dire la cabine de visionnage.
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Berlinale 2019 – Entretien avec Denis Côté pour Répertoire des villes disparues

Beaucoup de questions restées en suspens après la projection du film en compétition du festival de Berlin et toutes autant posées dans la critique sortie dans la foulée. Voici quelques réponses données par le cinéaste québécois lors d’un entretien passionnant dans lequel il parle de son film, de cinéma, du Québec et du Canada, mais aussi de la vie et de la maladie.
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Berlinale 2019 – Panorama : Normal d’Adele Tulli – Une plongée effarante dans la norme du genre. Entretien.

e documentaire d’Adele Tulli nous entraîne dans une définition de l’interaction, considérée par certain-e-s comme normative, entre les hommes et les femmes. Bien entendu, si ici le terrain d’étude est l’Italie, le propos s’applique partout dans le monde où les exégèses de la norme et de la normalité haussent la voix, travaillent activement pour ce qu’il pense être leur devoir, à savoir les rétablir, et commencent à (re) prendre le pouvoir. Adele Tulli n’impose aucun commentaire à son propos, les images parlent pour elles, et même si parfois on est effarés de la normalité et du discours qui nous sont proposés, la réalisatrice ne nous enferme pas dans un déterminisme laborieux et sans issue : la première scène débute sur le perçage des oreilles d’une petite fille – « pour qu’elle soit aussi jolie que sa maman » – mais se termine par une très jolie scène de fin, précédée par une cérémonie de mariage entre même sexe. Adele Tulli a accepté de répondre à nos questions.
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Entretien avec Tahar Houchi, directeur artistique du Festival International du Film Oriental de Genève (FIFOG- 21 au 29 avril 2018)

La 13ème édition du Festival International du Film Oriental de Genève (FIFOG) aura lieu du 21 au 29 avril 2018 à Genève et ses communes (en tout, 25 lieux dans le canton). Une centaine de films de tous genres sera montrée, les projections seront accompagnées par soit des auteurs ou des spécialistes des questions abordées – plus de huitante invités sont attendus à Genève. Les principales thématiques sont la condition féminine, les mères célibataires, les Royingas, le radicalisme, le combat des femmes pour leur liberté, la jeunesse marginalisée, l’intégration, le racisme et les droits humains. Le grand débat du samedi sera consacré aux mères célibataires au Maroc et en Algérie, en présence de plusieurs invités dont des femmes en activité sur le terrain.
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Rencontres publiques avec Michel Hazanavicius aux Cinémas du Grütli suivies d’une rétrospective – Entretien audio

Les Cinémas du Grütli accueillaient Michel Hazanavicius pour une rencontre avec le public le vendredi 6 avril 2018 dès 19h30 ! Le cinéaste venait présenter son film récompensé aux Oscars, The Artist. Il sera également présent le samedi 7 avril, pour présenter et commenter ses films. Ces rencontres exceptionnelles sont suivies d’une rétrospective jusqu’au 18 avril.
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« Ceres » offre un portrait poétique des enfants de la campagne – entretien avec sa réalisatrice hollandaise Janet van den Brand

Ceres a été présenté en première à la Berlinale 2018 le 19 février. Ce film documentaire de la réalisatrice hollandaise Janet van den Brand, basée à Bruxelles, a été sélectionné pour concourir en compétition dans le cadre du programme Generation Kplus.

Le film brosse un portrait intime des enfants vivant dans des fermes dans la région du Zeeland, les suivant dans leur vie quotidienne. C’est aussi une histoire universelle sur le cycle des saisons, sur les récoltes semées et récoltées, sur la vie et la mort, et surtout sur le fait de grandir en milieu rural avec des animaux qui les initient au cycle de la vie.
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FIFDH 2018 : Matar a Jesús, une fiction autobiographique – entretien avec la réalisatrice colombienne Laura Mora Ortega

Laura Mora Ortega, la réalisatrice de Matar a Jesús, se réjouit que son film soit sélectionné par FIFDH de Genève après le Festival de San Sebastian, le Festival de Zurich et juste avant celui de Toulouse. A peine arrivée de Colombie, très fatiguée par le voyage et le décalage horaire, Laura Mora Ortega nous a rencontrés avec enthousiasme pour parler de son parcours, de son film à l’inspiration si personnelle, de la violence en Colombie, de l’art comme moyen d’éducation, de sa famille. Rencontre au Café Babel, au Théâtre Pitoëff, au cœur du FIFDH, à Genève.
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Marilyn ou le terrible parcours d’un être « différent » en milieu hostile – Entretien avec Martín Rodríguez Redondo

Marcos (Walter Rodríguez), un adolescent de de dix-sept ans, travaille comme ouvrier agricole au sein de la ferme d’élevage que garde sa famille qui vit dans des conditions modestes. Il aide son père Carlos (Germano De Silva) et son frère aîné Carlitos (Ignacio Giménez), qui traient et s’occupent des vaches victimes de tentatives constantes de vol. Olga (Catalina Saavedra), gagne de l’argent en tant que couturière. Bientôt son père meurt et les difficultés économiques forcent la famille à aller de l’avant sans beaucoup de deuil.
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