Genève : la 21ème édition du Festival Filmar en América Latina se tiendra du 15 novembre au 1er décembre 2019 à Genève ainsi que dans des communes du canton et de France voisine

La 21e édition du Festival Filmar alternera rencontre avec des Cinéastes engagé.es, des projections d’œuvres fortes et des débats d’actualité très variés et enrichissants. Filmar, la plus importante manifestation culturelle de Suisse dédiée à l’Amérique latine, qui contribue également au rayonnement de Genève, ville de dialogue et de culture, est l’un des seuls festivals qui s’autofinance à hauteur de 25%, signe du soutien indéfectible de son public, toutes générations confondues.
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Locarno 2019 : A Febre, de Maya Da-Rin, plonge les spectateurs dans la forêt amazonienne et la question identitaire indigène

Le premier long métrage de la réalisatrice brésilienne Maya Da-Rin , décrit avec justesse et de l’intérieur la situation d’une communauté autochtone d’Amazonie contrainte d’émigrer vers de grands centres urbains, en l’occurence Manaus. La caméra de Maya Da-Rin suit Justino, un homme d’une quarantaine d’années, issu du peuple indigène Desana, qui travaille comme agent de sécurité dans le port de Manaus. Alors que sa fille se prépare à étudier la médecine à Brasilia, Justino attrape une mystérieuse fièvre.
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Cannes 2019 : Le premier film brésilien en compétition, Bacurau de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles,  brosse le portrait inquiétant d’une zone pauvre et oubliée du Brésil, une région en proie à une menace meurtrière mais invisible

Trois ans après son célèbre Aquarius, film qui a remporté le suffrage des spectateurs, le réalisateur Kleber Mendonça Filho revient à Cannes avec Bacurau, déterminé à oxygéner le cinéma brésilien, qui traverse une période agitée et incertaine,  à l’instar de la société brésilienne,  sous le gouvernement de Jair Bolsonaro.Nous avons deux sentiments en parallèle: d’un côté la satisfaction personnelle et artistique, et de l’autre un sentiment de pitié, car le cinéma brésilien était sur une courbe ascendante et fait face à une crise
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Los silencios de Beatriz Seigner dénonce les exactions et guerres civiles en Amérique du sud

Amparo (Marleyda Soto) et ses deux jeunes enfants, Nuria (Maria Paula Tabares Pena), douze ans, Fabio (Adolfo Savinvino), neuf ans, fuient les conflits armés en Colombie. À la triple frontière entre la Colombie,  le Pérou et le Brésil, le trio cherche refuge sur une petite île avec des maisons sur pilotis sur le fleuve Amazone, une zone qui semble flotter dans les limbes et où les habitants cohabitent avec les morts. Amparo doit affronter bien des obstacles administratifs, tant que le corps de son mari (Enrique Diaz) et de sa fille aînée, Maria, ont pas été retrouvés,  pour pouvoir survivre. En effet, Amparo et ses enfants ont fui le conflit armé colombien, dans lequel leur père et ont Maria disparu. Un jour, celui-ci réapparait mystérieusement dans leur nouvelle maison.
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Berlinale 2019 – Quote of The Day #9: Wagner Moura sur la police au Brésil

L’État brésilien que ce soit dans les années 60 ou aujourd’hui est raciste ; 50 ans après l’assassinat de Carlos Marighella, un homme noir et communiste, conseillère municipale noire et de gauche de Rio de Janeiro, Marielle Franco, a été assassinée en mars 2018 vraisemblablement par des membres des forces de police.
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Berlinale 2019 – Hors compétition : Marighella de Wagner Moura – Une résistance au coup d’État au Brésil en 1964 qui renvoie furieusement à l’époque actuelle !

Nous sommes en 1968, quatre ans après le coup d’État militaire qui a plongé le pays-continent qu’est le Brésil dans les affres de 21 ans de dictature. Carlos Marighella, Brésilien descendant d’esclave soudanais, est devenu l’ennemi public numéro un du Brésil. Wagner Moura , l’un des plus célèbres acteurs brésilien (il a joué en 2007 dans Elite Squad de José Padilha qui avait reçu l’Ours d’or de l’édition 2008 de la Berlinale), qui fait ici ses débuts dans la réalisation, nous raconte les dernières années de ce résistant charismatique, à la tête d’un groupe de jeunes révolutionnaires ayant décidé-e-s, contre l’avis du parti communiste, de passer à la lutte armée, seule – à leurs yeux – à même de défaire la dictature militaire et sa cohorte de crimes.
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Filmar 2018: Liquid Truth (Aos teus olhos) : plongée en eaux troubles des accusations via les réseaux sociaux

Rubens (Daniel de Oliveira) est un enseignant et entraîneur de natation toujours enthousiaste, jovial et chaleureux avec ses élèves, séduisant et beau gosse, charismatique et extraverti qui enseigne aux préadolescents dans un club. Ses élèves le lui rendent en lui manifestant leur affection. Rubens transmet sa passion et est à l’écoute des soucis de ses étudiants, en particulier le jour où Alex, l’un de ses élèves, n’obtient pas la première place sur le podium et se fait houspiller par son père qui espérait que son fils décroche la médaille d’or. Rubens s’éclipse avec Alex au vestiaire pour écouter les confidences du jeune garçon et le rassurer … Malheureusement pour Rubens, cet échange se déroule hors des caméras de surveillance.
Apprécié par tous pour sa manière espiègle et originale d’enseigner, Rubens se retrouve du jour au lendemain la cible d’une accusation gravissime de la mère d’Alex (Luís Felipe Melo) après que ce dernier ait annoncé à sa mère que le professeur l’a embrassé dans le vestiaire. La mère de l’enfant crée un groupe de parents sur un réseau social et déclenche immédiatement une cabale contre le professeur de natation. S’affirmant innocent, Rubens est accusé par les parents de l’enfant et doit faire face à un véritable lynchage d’abord virtuel puis physique. La directrice du club sportif l’interroge sans prendre parti et précise même qu’à son époque, quand elle enseignait, le fait que les enseignantes se douchaient en même temps que les élèves dans le vestiaire était normal à l’époque mais serait condamné de nos jours.
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Where are you, João Gilberto ? : le dernier film de Georges Gachot part à la quête du célèbre guitariste brésilien – Entretien

En 2011, le livre intitulé Hobalala : auf der Suche nach João Gilberto, écrit par Marc Fisher, journaliste et écrivain allemand originaires de Hambourg et vivant à Berlin, sort en librairie, juste une semaine avant le suicide de son auteur. Après une quête de plusieurs mois que le journaliste a mené, de manière obsessionnelle, sur l’existence du célèbre guitariste de Bossa Nova, João Gilberto, son acte bouleverse autant qu’il reste inexpliqué.

Se basant sur son livre comme guide de voyage, le cinéaste Georges Gachot, qui connaît déjà bien le Brésil et sa culture pour y avoir tourné plusieurs films, se lance dans cette enquête menée de manière judiciaire, avec l’aide de la journaliste carioca de Rio de Janeiro, Raquel, se prénommant Sherlock et Watson comme dans le livre de Marc Fisher.
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Brasil, Brasil…fait son cinéma à Paris !

Comme l’histoire entre Brésil et la France est belle, la réalisatrice originaire de Rio de Janeiro Katia Adler a créé une manifestation cinématographique qui dure depuis maintenant 19 ans, en se renouvelant chaque saison. Exceptionnellement programmé en été, cette année le Festival du Cinéma brésilien a trouvé son port d’attache au cinéma l’Arlequin, temple du cinéma d’art et d’essai où Jacques Tati avait jadis fait ses quartiers, prêté pour l’occasion par par la productrice et distributrice Sophie Dulac.
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Berlinale 2017 – compétition jour #8: On the Beach at Night Alone (Bamui haebyun-eoseo honja) / Joaquim

Nous approchons de la fin du festival, il reste quatre films en compétition et un hors compétition. La moisson d’aujourd’hui n’est pas inintéressante même si, malheureusement, programmer ces films à ce moment du festival nuit à une critique équilibrée : les festivaliers sont fatigués – pour certains épuisés, très prosaïquement de nombreux journalistes s’endorment pendant les projections ou n’ont plus la patience pour les films lents et/ou longs, et de nombreux critiques sont déjà repartis.
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