Avec Ariaferma, Leonardo Di Costanzo, pénètre et interroge les arcanes des relations humaines dans l’espace étriqué d’une prison sur le point de fermer. Rencontre

Accrochée aux montagnes sardes, une prison vétuste est en cours de démantèlement quand le transfert de douze détenus est brutalement suspendu pour des questions administratives. Gargiulo (Toni Servillo), le surveillant le plus expérimenté, est alors chargé de faire fonctionner la prison quelques jours encore, en équipe réduite. Quant à Lagioia (Silvio Orlando), c’est un prisonnier respecté de tous ses comparses qui finit de purger une longue peine. Ce nouveau contexte carcéral inhabituel lui laisse entrevoir la possibilité de faire entendre les revendications des quelques détenus en sursis… Peu à peu, dans un temps suspendu, prisonniers et officiers inventent une fragile communauté. (…)

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Lacci ( Les Liens) de Daniele Luchetti – Famille je te hais… mais je ne peux pas vivre sans toi !

Lacci débute par une joyeuse tarentelle qui réunit les générations, puis un père qui lit une histoire à ses enfants en les mettant au lit, mais très vite on ressent une petite tension dans cette image d’Épinal qui se transforme en récriminations de la mère envers l’homme.
Nous sommes à Naples au début des années 80, Vanda (Alba Rohrwacher) et Aldo (Luigi Lo Cascio) forment un couple dysfonctionnel qui vole totalement en éclat quand Aldo avoue à sa femme avoir une liaison. Vanda est totalement déboussolée par cette annonce et part dans tous les sens, suit toutes les émotions qui la traversent de manière organique, que ce soit la colère, la révolte, la dépression, la résignation, l’acharnement…
« J’ai le droit de savoir si tu es amoureux pour pouvoir m’orienter. »
dit Vanda qui n’aura de cesse de tanguer sur ses sentiments et son ressentiment pour faire revenir son mari au bercail. Aldo lui, résistant à ses pressions, même la plus ultime, finira par lui asséner :
« Je ne peux pas me suffoquer pour t’éviter de suffoquer. »
(…)

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