Cannes 2018 – Rencontre avec Tomasz Kot, l’élégance slave et un physique filiforme pour interpréter un chef d’orchestre dans « Cold War » de Paweł Pawlikowski

La projection du dernier film de Paweł Pawlikowski, Cold War, qui s’est déroulée au début du festival de Cannes, a remporté un immense succès. Le public a donné une ovation debout pendant dix-huit minutes devant le cinéastee et ses acteurs tous émus, dont Tomasz Kot, qui joue l’un des rôles principaux du film, Wiktor, inspiré du père du réalisateur (notre critique). Le film a également été apprécié par le Jury international puisque Paweł Pawlikowski a remporté la Palme du meilleur réalisateur. Retrouvez également l’interview de Joanna Kulig ici.
Rencontre avec Tomasz Kot.
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Cannes 2018 : rencontre avec Joanna Kulig, interprète flamboyante de Zula dans « Cold war »

La sous-signée devait rencontrer pour j:mag le cinéaste polonais Paweł Pawlikowski pour Cold War (notre critique), en compétition officielle. Le réalisateur s’étant cassé la cheville, tous les entretiens ont été annulés. Nous avons pu rencontrer les eux interprètes principaux, Joanna Kulig et Tomasz Kot, dans le parc verdoyant du Resideal, au bout de la Croisette. Le duo d’acteur interprètent les parents du cinéaste qui a dédicacé le film à leur mémoire et leur incroyable histoire. Rappelons que Paweł Pawlikowski a remporté la Palme du meilleur réalisateur.
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Cannes 2018 : Présenté en compétition au Festival de Cannes 2018 le dernier opus de Jean-Luc Godard , « Le livre d’image », offre un vibrant hommage au septième art, une véritable anthologie.

En 2014, Jean-Luc Godard avait déconcerté les festivaliers de la Croisette avec Adieu au langage, en 3 D : Une femme mariée et un homme libre se rencontrent. Ils s’aiment, se disputent, les coups pleuvent. Un chien erre entre ville et campagne. Les saisons passent. L’homme et la femme se retrouvent. Le chien se trouve entre eux en train de batifoler sur les rivages d’un lac, sans doute le Lac Léman. En 2018, le cinéaste est revenu en compétition au Festival de Cannes, avec à la clé une Palme d’or spéciale, avec Le livre d’image, un vibrant hommage au cinéma qui propose une succession d’extraits, d’environ cinq à dix secondes chacun, avec la voix off du maître qui exprime ses réflexions :
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Cannes 2018 – compétition officielle: « Dogman », de Matteo Garrone, brosse un portrait terrible de l’Italie du Sud

Dans une banlieue déshéritée, quelque part sur une étendue grise et oubliée de la côte italienne, Marcello (Marcello Fonte), toiletteur pour chiens discret et apprécié de tous, voit revenir de prison son ami Simone (Edoardo Pesce), un ancien boxeur accro à la cocaïne qui, très vite, rackette et brutalise le quartier, et en particulier Matteo qui, fluet et malingre, ne peut se défendre qu’avec sa gentillesse. D’abord confiant, Marcello se laisse entraîner malgré lui dans une spirale criminelle. Il fait alors l’apprentissage de la trahison et de l’abandon, avant d’imaginer une vengeance féroce.
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Cannes 2018 : le nouveau film de David Robert Mitchell, « Under the Silver Lake », ausculte l’univers hollywoodien en jouant avec les genres

Under the Silver Lake nous entraîne à Los Angeles, Sam (Andrew Garfield), 33 ans, sans emploi, rêve de célébrité. Lorsque Sarah, une jeune et énigmatique voisine, se volatilise brusquement, Sam se lance à sa recherche et entreprend alors une enquête obsessionnelle surréaliste à travers la ville. Elle le fera plonger jusque dans les profondeurs les plus ténébreuses de la Cité des Anges, où il devra élucider disparitions et meurtres mystérieux sur fond de scandales et de conspirations.
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Cannes 2018 : Yann Gonzalez, un habitué de la Croisette, revient au festival de Cannes avec « Un couteau dans le cœur », un thriller porno gay

Le réalisateur Yann Gonzalez met en scène Vanessa Paradis en tant que productrice de films pornographiques homosexuels dans les années septante. Paris, été 1979 : Anne est productrice de pornos gays au rabais et ses « acteurs » sont d’ailleurs payés au lance-pierre. Lorsque Loïs, sa monteuse et compagne, la quitte, elle tente de la reconquérir en tournant un film plus ambitieux avec son complice de toujours, le flamboyant Archibald. Mais un de leurs acteurs est retrouvé sauvagement assassiné, un couteau dans le cœur, et Anne est entraînée dans une enquête étrange qui va bouleverser sa vie. Apparemment, un tueur sévit dans le milieu du porno gay et ce meurtrier qui se met à décimer les membres de son équipe…
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Cannes 2018 : Lee Chang-Dong enflamme la Croisette avec « Burning »

Lors d’une livraison, Jongsu, un jeune coursier, tombe par hasard sur Haemi, une jeune fille qui habitait auparavant son quartier, à la campagne. Elle lui demande de s’occuper de son chat pendant un voyage en Afrique. À son retour, Haemi lui présente Ben, un garçon mystérieux qu’elle a rencontré là-bas alors que le vol de retour à Séoul était annulé à cause d’un attentat à l’aéroport de Nairobi. Ben est un Séoulien riche dont la source de richesse est un mystère. Avant longtemps, Ben décide de partager son passe-temps secret avec Jong-soo.
Le trio d’interprètes – Yoo Ah-In, Steven Yeun, Jeon Jong-seo – offre des prestations remarquables, chacun dans un registre très différent de l’autre.
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Cannes 2018 : Hirokazu Kore-eda revient sur la Croisette avec Une affaire de famille (Manbiki Kazoku), en sélection officielle, une histoire à la fois lumineuse et triste autour de sa thématique de prédilection

Hirokazu Kore-Eda est un habitué de la Croisette puisque sept de ses films ont été sélectionnés au Festival de Cannes : Distance en 2001 (en compétition officielle), Nobody Knows en 2004 (en compétition officielle), Air Doll en 2009 (dans la section Un certain regard), Tel père, tel fils en 2013 (en compétition officielle), Notre petite sœur en 2015 (en compétition officielle), Après la tempête en 2016 (à Un certain regard) et Shoplifters en 2018 (en compétition officielle).

Remarqué pour son approche novatrice, non spectaculaire et qui s’apparente quasiment au documentaire, Hirokazu Kore-Eda propose un cinéma de fiction qui apporte une dimension sociologique et anthropologique sur la société japonaise. Le cinéaste nippon poursuit son exploration de thèmes familiers telles les relations familiales : ici, il est question de filiation, de la famille que l’on a par naissance et celle que l’on choisit. Comme à son habitude, Hirokazu Kore-Eda dépeint par touches délicates et subtiles ses personnages, avec une sobriété dans le dispositif et authenticité des moindres éléments.
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Cannes 2018 : Alice Rohrwacher revient sur la Croisette avec Lazzaro felice (Heureux comme Lazzaro), un conte moderne porté par un anti-héro bienveillant

Quatre ans après le succès de son film Le meraviglie (Les merveilles), qui lui a valu le Grand Prix du jury qu’elle a reçu des mains de Sophia Loren, la réalisatrice italienne revient en compétition avec l’histoire de la transformation de la société, « un film politique et religieux qui raconte un monde perdu », comme elle l’a expliqué lors sa la conférence.
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Cannes 2018 : condamné à se taire, Jafar Panahi continue à parler de son pays en se mettant en scène dans un road-movie bucolique et métaphorique avec Three Faces

Au cours de ces dernières années, le réalisateur iranien Jafar Panahi a élaboré une série de films à la tranquillité déconcertante présentés dans des festivals auxquels il n’a jamais été autorisé à se rendre. Three Faces, dont la première a eu lieu ce dimanche au Festival de Cannes, ne déroge à cette règle et est le dernier de ces petits tours de passe-passe cinématographiques savoureux auxquels Panahi nous a désormais habitués.
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