j:mag

lifestyle & responsible citizenship

Cinéma / KinoCulture / Kultur

Sur les écrans romands: Salvation (Kurtuluş) d’Emin Alper – La mécanique du fanatisme

Salvation, le nouveau film d’Emin Alper récompensé par l’Ours d’argent (Grand Prix du Jury à la Berlinale 2026), vient de sortir sur les écrans romands. Le cinéaste turc avait déjà été salué par la critique pour l’atmosphère étouffante de Burning Days, un thriller politique féroce conçu comme une métaphore saisissante des dérives autoritaires et sociétales de la Turquie contemporaine. (…)

Read More
Cinéma / KinoCulture / Kultur

TIFF 2026 : Donde Comienza el Río (Where the River Begins) de Juan Andrés Arango – Quand revenir ne signifie pas rentrer

Une hutte sur pilotis s’embrase dans la nuit ; depuis l’eau où il vient de plonger, un enfant autochtone regarde les flammes dévorer ce qui reste d’un monde. Cette image d’ouverture, d’une violence sèche et silencieuse, installe l’atmosphère de Donde Comienza el Río (Where the River Begins), long métrage de fiction du réalisateur colombo-canadien Juan Andrés Arango, présenté au Festival international du film de Toronto (TIFF) 2026. (…)

Read More
Brève / KurznachrichtCulture / Kultur

Edin Hasanović récompensé à Berlin : entre consécration et devoir de mémoire

Le 11 septembre dernier, à Berlin, s’est tenue la cérémonie de remise du prix du Meilleur interprète de série télévisée allemande pour l’année 2026. Cette prestigieuse récompense est revenue à Edin Hasanović, comédien d’origine bosniaque, pour son rôle du commissaire Hamza Kulina dans la série Tatort. (…)

Read More
Cinéma / KinoCulture / KulturMostra 2026

Mostra 2026 – Orizzonti : Lovers in the Blue Night de Anuparna Roy – Désirer au bord du gouffre

Mumbai avale les corps qui échouent sur ses rives, puis leur invente, parfois, un espace où respirer autrement. C’est ce mouvement contradictoire, entre broyage et respiration, que capte Lovers in the Blue Night, second long métrage de la réalisatrice indienne Anuparna Roy après Songs of Forgotten Trees, qui lui avait valu en 2025 le prix de la meilleure réalisation également dans la section Orizzonti du Festival de Venise. (…)

Read More
Cinéma / KinoCulture / KulturMostra 2026

Mostra 2026 – Orizzonti : What Belongs to Others (Cudze rzeczy) de Grzegorz Dębowski – Une vie par procuration

Un appartement encombré de cartons de déménagement, une police d’assurance égarée parmi les dossiers d’un défunt, des vêtements à revendre : c’est dans ces objets orphelins, fragments d’une existence interrompue, que Grzegorz Dębowski construit What Belongs to Others, long métrage polonais porté par Monika Sabina Kwiatkowska. (…)

Read More
Cinéma / KinoCulture / KulturMostra 2026Recit / Bericht

Mostra 2026 – Venice: Between the Lion and the Cage

The 83rd Venice Film Festival, running from September 2 to 12, has once again turned the Lido into one of the most important arenas in world cinema — a place where, on one side, stand the Golden Lion, the stars, the market, the big names and awards speculation, and on the other, films that occasionally resist that very order. Perhaps this year’s Venice can best be seen in that gap: between the lion and the cage. (…)

Read More
Cinéma / KinoCulture / KulturMostra 2026

Mostra 2026 – Orizzonti : I figli della scimmia (The Children of the Monkey) de Tommaso Landucci – du fils rêvé à celui qui est là

Un bain donné avec une patience infinie, des gestes répétés mille fois. Des mains qui savonnent, rincent, essuient, habillent – chaque geste empreint d’une tendresse exercée, presque rituelle. Le film s’ouvre ainsi, en 4:3, la caméra collée aux gestes des deux parents qui s’occupent d’Enrico (Andrea Aggio), enfant lourdement handicapé dont la maladie, jamais nommée, semble évoluer en affectant progressivement les poumons et peut à tout instant virer à l’urgence. Tout se joue dans cette attention et cette patience qui relèvent d’un savoir-faire corporel, d’une intimité quotidienne arrachée à l’épuisement. Ce cadrage serré refuse toute échappée et installe le sujet dans la chair et le quotidien plutôt que dans le discours. (…)

Read More
Cinéma / KinoCulture / KulturMostra 2026

Mostra 2026 – Venice Open hors compétition : The Road to Jericho d’Amos Gitai – Penser la paix avant de la créer

Sur la route qui relie Jérusalem à Jéricho, Amos Gitai construit un dispositif hybride où archives, reconstitutions, témoignages et prises de vues contemporaines se répondent sans jamais se hiérarchiser. Dans The Road to Jericho, le cinéaste israélien reprend une méthode qui lui est familière depuis House, Wadi ou Ananas : partir d’un lieu précis pour en faire le microcosme d’une histoire plus vaste, celle du conflit israélo-palestinien et de ses impasses. (…)

Read More
Cinéma / KinoCulture / KulturMostra 2026

Mostra 2026 – Orizzonti : Un détour par Diane de Ann Sirot & Raphaël Balboni – un conte-western sur les fantômes du silence

Un club, une boucle électro, une femme et un homme qui dansent la country au milieu de la foule, baigné·es dans une lumière chaude et contrastée. Puis, sans transition, leurs corps nus miment quelques postures sexuelles, sans que rien de l’intimité de la rencontre ne soit montré. Ann Sirot et Raphaël Balboni préfèrent les signes aux images, le mouvement à la démonstration. Cette entrée en matière donne le ton d’Un détour par Diane, où le désir, la violence, la mémoire et la vengeance circulent moins par ce qui est montré que par ce qui demeure hors champ. Présenté dans la section Orizzonti, ce deuxième long-métrage du duo belge transforme ainsi une histoire de vengeance en un étrange conte-western, burlesque, solaire et profondément mélancolique. (…)

Read More
Cinéma / KinoCulture / KulturMostra 2026

Mostra 2026 – Giornate degli Autori Notti Veneziane : Anatomia di un ritratto (Anatomy of a Portrait) de Francesco Clerici et Mattia Colombo – La mémoire en creux

Des images striées, ralenties jusqu’à l’arrêt, une radiographie qui se superpose au visage d’une femme : le geste inaugural d’Anatomia di un ritratto annonce la méthode – disséquer une existence dont il ne reste presque rien. Présenté aux Giornate degli Autori dans le cadre des Notti Veneziane 2026, le film de Francesco Clerici et Mattia Colombo s’attaque à un paradoxe historique : comment raconter Fernanda Wittgens, première femme à diriger un musée en Italie, résistante et sauveuse d’œuvres d’art, dont la mémoire s’est pourtant effacée après sa mort ? Pour les cinéastes, il ne reste d’elle que cinq secondes de film, quelques photographies et des lettres – comme une peinture abîmée par le temps, dont la figure serait devenue presque indéchiffrable. C’est précisément cette absence qui devient le moteur du film. (…)

Read More