Un film-essai réalisé par Asteris Kutulas sur le célèbre compositeur grec Míkis Theodorákis sort en Allemagne : Dance Fight Love Die – With Mikis on the Road

Míkis Theodorákis est surtout connu du grand public à l’international pour ses musiques de films comme Zorba le Grec, Z, Serpico, entre autres et pour ses luttes politiques, particulièrement celle contre la Dictature des colonels (1967-1974). Mais Míkis Theodorákis est un véritable mythe vivant en Grèce et un des acteurs contemporains du monde musical les plus prolifique avec la composition de plus de mille mélodies, dont un certain nombre de cycles reposant sur des poèmes des plus grands auteurs helléniques – mais aussi sur des textes de Lorca et Neruda par exemple – , de chansons populaires, d’opéras…
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Loin du documentaire, le parti pris de Kutulas est d’entrouvrir la porte dramatique du siècle politique et culturel à travers cette figure qui l’a traversé avec passion et engagement. Musique, poésie et politique sont enchevêtrées dans son œuvre et le film s’en fait le reflet. Le résultat est au départ un peu déroutant : une sorte de journal de bord composé de séquences-clips d’archives auxquelles s’entremêlent des séquences fictives en cinéma muet dans le style burlesque.
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Berlinale 2018 – Forum : Waldheims Walzer (La valse de Waldheim)

Le documentaire de Ruth Beckermann, loin de nous faire rentrer dans l’univers policé du Concert du nouvel de Vienne ou du Bal des débutants de la même ville, nous plonge dans la période, à bien des égards hypocrite, période de l’après-guerre. Mais loin de nous parler que du passé, Waldheims Walzer fait écho à notre temps et nous laisse avec un sentiment aigre à la fin du générique. Cette valse, qui est autant à double face qu’à trois temps, se reflète dans la vie politique de ce monde, allant des extrêmes-droites de la Mitteleuropa au « fakisme » de Trump, tous bruts populaciers.
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Berlinale 2018 – Panorama : Entretien avec Nicolas Wagnières pour son documentaire Hotel Jugoslavija

Quel endroit plus emblématique qu’un hôtel mythique, ayant servi de vitrine et symbole à un État qui n’existe plus, pour revisiter les scories de l’histoire qui ont amené une région à feu et à sang et qui actuellement ne cesse de chercher sa voie. Cet endroit, le vidéographe lausannois Nicolas Wagnières l’a trouvé à Novi Belgrade dans l’espace de l’Hotel Jogoslavija, à la fois témoin et acteur des moments qui ont marqué l’ex-Yougoslavie, de Tito à Milosevic, du socialisme de marché au nationalisme d’après Chute du mur de Berlin et de la désintégration du pays.
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