Cannes 2019 – « Little Joe », de l’Autrichienne Jessica Hausner : une plante peut en cacher une autre

Alice, mère (Emily Beecham, vue dans le récent film indépendant britannique Daphne) divorcée, est une phytogénéticienne chevronnée qui travaille pour une société spécialisée dans le développement de nouvelles espèces de plantes. Elle a conçu une fleur très particulière, rouge vermillon, à l’aspect hybride entre un coquelicot pour sa couleur et un oeillet pour l’aspect hirsute. Cette plante est remarquable tant pour sa beauté que pour son intérêt thérapeutique. En effet, si on la conserve à la bonne température, soit très élevée, si on la nourrit correctement et si on lui parle régulièrement, la plante rend son propriétaire heureux grâce à un effet qui s’apparente à celui de l’ocytocine, l’hormone qui tisse le lien entre la mère et son enfant.
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Berlinale 2019 – Compétition jour #3 : Der Boden unter den Füssen – Contagieuse paranoia

Film exigeant pour le public mais riche et percutant, Der Boden unter den Füssen aurait tout l’air d’un film destiné à un public de festival si ce n’était de la pertinence de son sujet, soit le surmenage et la paranoïa, qu’elle soit professionelle ou médicale.

C’est d’abord le désir de créer un film sur le besoin de contrôle qui a lancé la réalisatrice autrichienne Marie Kreutzer à écrire et à réaliser ce scénario sur deux soeurs orphelines, Conny et Lola, qui gravitent dans des mondes totalement différents, mais qui se rencontrent à travers les névroses de leurs mondes respectifs. Connie souffre de schyzophrénie paranoïde tandis que Lola se noie dans son travail de conseillère en finance pour oublier sa solitude et les soucis que lui cause sa soeur, par ailleurs de 15 ans son ainée et dont elle s’est retrouvée la tutrice légale.
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L’œuvre de la documentariste autrichienne Ruth Beckermann du 19 au 29 avril 2018 au Kino Arsenal Berlin

Depuis le début des années huitante, Ruth Beckermann documente avec sa caméra le présent en résonance avec des racines qui sont profondément ancrées dans le passé. Cela donne une œuvre au caractère à la fois très personnel mais parfaitement en phase avec le monde et son état, très politique et qui se frotte aux sujets qui continuent à gangréner les sociétés d’après-guerre. Une fois encore, Arsenal – l’Institut allemand du film et de l’art de la vidéo – offre une belle et intelligente rétrospective au public, en cela aidé par le fait que quatre des 11 films de la cinéaste ont été sélectionnés et présentés dans la section de la Berlinale dont s’occupe l’institut, la section Forum.
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68e Berlinale: un palmarès iconoclaste

Étrange Berlinale 2018: beaucoup de bons films mais pas de chefs-d’oeuvres, par contre des choix inexplicables dans la sélection avec des films qui sont presque une atteinte à l’intégrité intellectuelle et sensorielle des spectateurs – on pense ici principalement à Eva de Benoît Jacquot, Mein Bruder heisst Robert und er ist ein Idiot de Philip Gröning et Damsel de David & Nathan Zellner. On pourrait inclure également dans cette face sombre de la sélection Touch Me Not de Adina Pintilie qui certes n’a absolument rien à faire dans cette section mais aurait été parfait dans celle de Forum, mais au moins ce film part d’une démarche artistique, ce que les 3 autres cités semblent cruellement manquer. Seules explications trouvées pour la présence de Eva et Damsel, c’est le besoin de couvrir le tapis rouge de quelques stars brillant de tous leurs feux précédents et bien poli(cé)es, à savoir Isabelle Huppert et Robert Pattinson.
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Berlinale 2018 – Forum : Waldheims Walzer (La valse de Waldheim)

Le documentaire de Ruth Beckermann, loin de nous faire rentrer dans l’univers policé du Concert du nouvel de Vienne ou du Bal des débutants de la même ville, nous plonge dans la période, à bien des égards hypocrite, période de l’après-guerre. Mais loin de nous parler que du passé, Waldheims Walzer fait écho à notre temps et nous laisse avec un sentiment aigre à la fin du générique. Cette valse, qui est autant à double face qu’à trois temps, se reflète dans la vie politique de ce monde, allant des extrêmes-droites de la Mitteleuropa au « fakisme » de Trump, tous bruts populaciers.
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Berlinale 2017 compétition jours #3: Félicité / Final Portrait / Wilde Maus

Et, pour ce 3è jour de compétition, rebelote pour le combo 9h-12-15h idéal-typique de la Berlinale, un peu moins marqué

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L’UNESCO et des professionnels du patrimoine français et suisses se mobilisent pour la sauvegarde du patrimoine syrien

En réponse à la destruction du patrimoine culturel de la Syrie, l’UNESCO s’est associée, à l’été 2015, à des professionnels français et suisses de l’archéologie et du patrimoine français pour recenser les besoins précis des acteurs de terrain en matériels utiles à la poursuite de leurs actions de sauvegarde : matériels de conditionnement indispensables à l’évacuation et à la mise à l’abri des collections, matériels de conservation pour préserver les pièces fragiles et restaurer les pièces endommagées, mais aussi matériels d’étude et d’enregistrement pour permettre de continuer à compléter les inventaires et la documentation scientifique du patrimoine syrien, et ainsi faciliter son identification, sa gestion et la sauvegarde des données s’y rapportant.
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Berlinale 2016 – Compétition jour #4: Un belle journée de cinéma avec Cartas da Guerra, 24 Wochen, Quand on a 17 ans

Ce 4è jour de festival est notable : rare sont les journées de festivals où tous les films présentés en compétition

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L’offensive de Nikos Kotzias contre ce qu’il nomme l’hypocrisie européenne envers la Grèce

Ironie comme seule l’Histoire peut en produire, après cinq années de grandes tensions entre l’Allemagne et la Grèce – dues

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