Après Aube dorée : une affaire personnelle, Angélique Kourounis tourne un second volet documentaire – Aube Dorée l’affaire de tous

Pendant plusieurs années, la journaliste, réalisatrice et autrice Angélique Kourounis en avait fait une affaire personnelle : déconstruire patiemment le système idéologique nazi et la machinerie opérationnelle du parti d’extrême-droite grec Aube Dorée, 3è force du pays depuis les élections européennes de 2014 et les élections législatives de 2015. Le fruit de ce travail a été un documentaire qui depuis sa sortie tourne dans toute l’Europe dans de nombreux festivals mais aussi beaucoup de salles de cinémas indépendantes où les projections ouvrent sur des débats avec la réalisatrice et des spécialistes de la question. En 2017 Angélique Kourounis avait accordé un entretien à j :mag la genèse de Aube dorée : une affaire personnelle.
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C’est dans cette lourde atmosphère qui enveloppe l’Europe qu’Angélique Kourounis, ainsi que son équipe, propose de continuer son travail sous l’angle de la résistance à opposer à l’idéologie véhiculée par ce parti. Ce second long-métrage s’intitule donc bien à propos : Aube Dorée l’affaire de tous.
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Le Théâtre de Carouge invite le Théâtre des Osses qui propose une magnifique adaptation du Journal d’Anne Frank

Qui ne connaît pas Le Journal d’Anne Frank ? Ce cahier à couverture à carreaux rempli d’une écriture régulière est devenu emblématique, universel témoignage de la résistance des Juifs, mais aussi de tous les autres groupes persécutés – homosexuels, communistes, résistants, isogames – par la machine à exterminer nazie. Et pourtant, le Journal d’Anne Frank nous émeut et nous bouleverse toujours.
Cette nouvelle adaptation dans une mise en scène ingénieuse et novatrice  est signée Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier, que nous avons pu rencontré juste avant le lever du rideau alors que le foyer résonne des voix du public, déjà abondant, qui attend impatiemment l’ouverture des portes de la petite Salle du Théâtre de Carouge, sis Rue Ancienne 57.
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Wintermärchen : un film émétique dans l’univers putride d’une cellule terroriste d’extrême-droite

Il y a des histoires qui claquent sur l’actualité! Wintermärchen, présenté au dernier festival de  Locarno en compétition, fait partie de ces films qui rencontrent à leur sortie les images qui passent en boucle sur les chaînes d’info en continue, en l’occurrence l’attentat terroriste d’un suprémaciste blanc australien à Christchurch en Nouvelle-Zélande contre deux mosquées qui a fait 50 victimes le 15 mars 2019.

Ce film n’a malheureusement rien d’une fable, même d’hiver, si ce n’est le titre. Dès les premières minutes, cette impression de malaise de se retrouver dans l’histoire qui a fait la Une des journaux en Allemagne depuis 2013 avec le procès de la NSU (Nationalsozialistischer Untergrund – Parti national-socialiste souterrain) à travers la femme du trio maléfique – les deux hommes s’étant suicidés – Beate Zschäpe pour des meurtres d’étrangers ou d’Allemands d’origine étrangère entre 2000 et 2007.
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Werk ohne Autor : Une fausse histoire vraie qui représente l’Allemagne à la Mostra de Venise 2018 et à la course aux Oscars 2019

Double actualité pour cette « Œuvre sans auteur » : le dernier film de Henckel von Donnersmarck, Werk ohne Autor, est le seul film allemand présent en compétition à la Mostra de Venise 2018 et vient d’être nommé par le jury de German Films pour représenter l’Allemagne à la course aux Oscars dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère – à la surprise générale puisqu’à part les critiques soumis à un embargo jusqu’à sa présentation ce soir mardi 4 septembre au festival de Venise, le film n’a éprouvé aucun public ni aucune critique. Enfin, la surprise s’arrête là, à l’entendement artistique et public, car bien sûr, ce choix est éminemment stratégique : l’Allemagne présente ainsi le film d’un réalisateur déjà oscarisé avec La Vie des autres en 2007, dans lequel jouait également Sebastian Koch, et donc déjà connu des membres de l’Académie, mais aussi une histoire qu’aime à voir l’Occident : une chronique alliant nazisme et communisme qui évolue vers une émancipation individuelle grâce à la fuite vers l’Ouest.
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Berlinale 2018 – Forum : Waldheims Walzer (La valse de Waldheim)

Le documentaire de Ruth Beckermann, loin de nous faire rentrer dans l’univers policé du Concert du nouvel de Vienne ou du Bal des débutants de la même ville, nous plonge dans la période, à bien des égards hypocrite, période de l’après-guerre. Mais loin de nous parler que du passé, Waldheims Walzer fait écho à notre temps et nous laisse avec un sentiment aigre à la fin du générique. Cette valse, qui est autant à double face qu’à trois temps, se reflète dans la vie politique de ce monde, allant des extrêmes-droites de la Mitteleuropa au « fakisme » de Trump, tous bruts populaciers.
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Berlinale 2017 – Compétition jour #1 : Django

Les films d’ouverture, c’est toujours un peu la loterie… Les choix répondent à différentes considérations qui ne sont pas toujours artistiques. Il y a des années catastrophiques, on ne citera pas de titres, ces films étant souvent oubliés avant la fin du festival, et des années flamboyantes comme avec The Grand Budapest Hotel ou Hail Caesar ! l’an passé. Cette année, ce n’est ni l’une ni l’autre version. C’est un film avec quelques qualités mais dans l’ensemble décevant.
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Hellas Filmbox Berlin – Reflet de la vitalité du cinéma grec

Après une première édition réussie, tant au niveau de l’organisation que de la réception d’un public berlinois gâté par la

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Berlinale 2016 – Compétition jour #5: Smrt u Sarajevu / Mort à Sarajevo, Alone in Berlin, Chang Jiang Tu (Crosscurrent)

Du moyen, du mauvais et de l’excellent pour ce 5e jour de festival qui à mi-parcours de la section compétition

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