Mostra 2019 :  Lan xin da ju yuan (Saturday Fiction) de  Lou Ye, avec Gong Li, plonge le public dans les tumultes de l’occupation nippone en Chine en 1941

Lan xin da ju yuan (Saturday Fiction) retrace un chapitre terrible de l’histoire chinoise sous occupation nippone, si brutale et sanguinaire qu’elle marque encore les esprits de nos jours.

Depuis l’occupation japonaise, la Chine est le théâtre d’une guerre du renseignement entre les Alliés et les puissances de l’Axe. La célèbre actrice Jean Yu (la tout aussi célèbre Gong Li) retourne à Shanghai, apparemment pour jouer dans Saturday Fiction, réalisé par son ancien amant. Mais quel est son but réel ? Libérer son ex-mari ? Voler des informations secrètes pour les forces alliées ? Travailler pour son père adoptif ? Ou échapper à la guerre ? Alors qu’elle s’embarque dans sa mission et qu’il devient de plus en plus difficile de distinguer les amis des agents secrets, alors que tout semble échapper à tout contrôle, Jean Yu commence à se demander si elle peut révéler ce qu’elle a découvert sur l’attaque imminente de Pearl Harbor.
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Cannes 2019 : A Hidden Life, de Terrence Malick, rend hommage à un objecteur de conscience autrichien et autopsie son destin à l’aide du transcendantalisme

En compétition au Festival de Cannes 2019, le dernier film de Terrence Malick conserve son approche philosophique teintée de religion mais semble plus accessible que la majeure partie de ses films précédents.

Avec Stanley Kubrick, Terrence Malick est sans aucun doute le réalisateur le plus mystérieux de ces dernières décennies. On connaît, tout compte fait, très peu de choses sur lui, tant il prend un soin obsessionnel à contrôler son image, sans doute pour entretenir le mythe autour de lui et autour son oeuvre. Une oeuvre qui fascine et suscite moult interrogations sur le sens de la vie, sur la présence divine qui accompagne les actes et les décisions des êtres humains, exposant par le biais de réflexions existentielles les destinées de ses personnages.
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Cannes 2019 : le deuxième long métrage, Dylda (Beanpole), du Russe Kantemir Balagov plonge les spectateurs dans le chaos de Leningrad en 1945

Le film Dylda (qui veut dire girafe en russe, d’où peut-être l’étrange titre en français: Une grande fille) du Russe Kantemir Balagov, film présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2019, propose im film en costumes à la forme très classique.
Fin 1945 : la Deuxième Guerre mondiale a ravagé Léningrad parmi tant d’autres lieux. Au sein de ces ruines, deux jeunes femmes, Iya (Viktoria Miroshnichenko)  et Masha (Vasilisa Perelygina), tentent de se reconstruire et de donner un sens à leur vie. Iya vit avec un petit garçon, Pashka (Timofey Glazkov), que tout le monde croit être le sien. Elle travaille comme infirmière dans un hospice qui soigne les soldats blessés au front. Parfois, Iya se fige, semble déconnectée du monde qui l’entoure malgré les appels de ses collègues et se met soudain à haleter. Puis elle revient à elle. Ces maux la prennent sana crier gare au travail comme avec Pashka et un jour, dans une étreinte étouffante, le drame survient.
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Objets transmissionnels – Liens familiaux à la Shoah : Exposition du 24 septembre au 3 octobre 2018 à l’Université de Genève

Réalisée sous l’impulsion du Cercle Martin Buber et dans le cadre de l’Institut de Recherches Sociologiques (IRS) de l’Université de Genève, le projet Objets Transmissionnels interroge le rapport au passé et le regard sur le monde de descendants de survivants de la Shoah et d’anciens enfants juifs cachés ou nés durant la Deuxième Guerre mondiale.

L’affect de l’Histoire – une nouvelle cartographie de la mémoire
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24e édition du Jüdisches Filmfestival Berlin & Brandenburg du 26 juin au 5 juillet 2018: No Fake Jews !

Pour sa 24e édition, le Jüdisches Filmfestival Berlin & Brandenburg (JFBB) a mis les petits plats dans les grands, avec un programme varié et touchant toutes sortes de publics: des films d’auteurs, certains avec des récompenses et d’autres des stars à l’international, des documentaires, des films essais et/ou expérimentaux et même l’occasion de voir la dernière série qui a fait fureur en Israël, Your Honor de Ron Ninio et dont le remake étasunien est déjà programmé.
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De nombreuses thématiques et esthétiques – Focus sur 12 films du programme

Cette année, 42 films au programme, 16 d’entre eux (ceux qui proviennent d’Israël) concourent pour le Gershon-Klein-Filmpreis décerné par un jury international, avec un grand nombre de Premières ou de films qui viennent tout juste de sortir en Europe, de nombreux invités et autant de discussions. Comme pour de nombreux festivals dont nous avons parlé cette année, un des sujets centraux est celui « de la femme » et singulièrement des « femmes fortes », tant comme personnages de films, protagonistes ou cinéastes.
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Berlinale 2018 – sélection officielle hors compétition: Eldorado de Markus Imhoof

Six ans après son documentaire plusieurs fois primé sur la mort des abeilles (Des abeilles et des hommes, 2012), le cinéaste suisse Markus Imhoof revient avec un film qui s’empare du sujet des migrants, Eldorado. Devenu presque un sous-genre cinématographique, le film (documentaire et de fiction), aborde, jusqu’à présent, la tragédie principalement du point de vue du bateau (un excellent film de fiction à ce propos dans la section Panorama Special, Styx) et de l’arrivée immédiate dans un premier centre d’hébergement. Avec Eldorado, on va plus loin que le premier centre, on fait le voyage vers les phases suivantes de la quête d’un refuge, d’une aide, d’un peu de dignité humaine. L’impression de vivre dans des mondes parallèles – ce que montrait bien également Fuocoammare de Gianfranco Rosi, Ours d’or du meilleur film en 2016 – est saisissante, mais Markus Imhoof va encore plus loin dans cette dichotomie : il montre que notre quotidien, c’est aussi un western avec toute cette brutalité des rapports humains envers les nouveaux arrivants.
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Berlinale 2018 – Forum : Waldheims Walzer (La valse de Waldheim)

Le documentaire de Ruth Beckermann, loin de nous faire rentrer dans l’univers policé du Concert du nouvel de Vienne ou du Bal des débutants de la même ville, nous plonge dans la période, à bien des égards hypocrite, période de l’après-guerre. Mais loin de nous parler que du passé, Waldheims Walzer fait écho à notre temps et nous laisse avec un sentiment aigre à la fin du générique. Cette valse, qui est autant à double face qu’à trois temps, se reflète dans la vie politique de ce monde, allant des extrêmes-droites de la Mitteleuropa au « fakisme » de Trump, tous bruts populaciers.
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Berlinale 2018 – compétition jour #3: Dovlatov / Transit / Eva

Belle journée de compétition en ce 3e jour, avec deux films potentiellement oursérisables et le troisième, Eva de Benoît Jacquot, d’une indigence crasse, ne servant qu’à la décoration du tapis rouge avec Isabelle Huppert.
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