Skin, de Guy Nattiv, ou comment survivre à l’endoctrinement raciste suprémaciste – disponible en Suisse en VoD

Le réalisateur israélien Guy Nattiv a décidé de faire un film sur un néonazi réformé seulement après avoir reçu la bénédiction de son grand-père qui a survécu à l’Holocauste. Skin suit l’histoire vraie de Bryon “Pitbull” Widner, membre d’un gang de néo-nazis qui fera face à des menaces de mort pour les siens comme pour lui lorsqu’il décidera de changer de vie…

En tant que fils adoptif de deux dirigeants farouchement engagés de leur secte néonazie locale, la vie de Bryon Widner (Jamie Bell) a été façonnée dans l’ombre du mouvement suprémaciste blanc. Couvert de la tête aux pieds par des tatouages codés et violents, Widner incarne le monde dans lequel il a été élevé, alors qu’il fait de ses nuits des successions d’actes gratuits  violents d’exécutions mues par la haine et des discours fascistes martelés sans fin par son gang.
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Berlinale 2020 – Compétition: Todos os mortos (All the Dead Ones) de Caetano Gotardo et Marco Dutra ; une histoire de la fin du 19e siècle qui explique le Brésil d’aujourd’hui

Nous somme en 1899, l’esclavage a été récemment aboli au Brésil. Après la mort de leur femme de ménage, les trois femmes de la famille Soares se sentent perdues dans la vie quotidienne qu’elles mènent loin de leur plantation, dans une ville de São Paulo en pleine expansion. Au retour de l’enterrement de Josefina, un des commentaires de la mère sera de dire que ce qu’il lui manquera le plus, c’est son café ! La famille, qui possédait autrefois des plantations de café, est aujourd’hui au bord de la ruine et lutte pour s’adapter aux changements sociétaux et économiques qu’a amené l’instauration de la République du Brésil. Parallèlement, la famille Nascimento, qui travaillait comme esclave dans la ferme des Soares, se retrouve à la dérive dans une société où il n’y a pas de place pour les noirs récemment libérés. Les thèmes qui se dessinent abordent l’esclavagisme comme lien direct avec le racisme structurel qui mine la société actuelle, les luttes de classes qui se perpétuent comme le montre l’opposition politique frontale et délétère entre Bolsonara et le Parti des Travailleurs de Lula, le syncrétisme des cultures et des religions et même, à peine perceptible, dans une marge du récit, l’homosexualité.
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Yuli, d’Icíar Bollaín, retrace le destin de Carlos Acosta, danseur étoile, des rues de Cuba au Royal Ballet de Londres – sur les écrans romands

Yuli est le surnom de Carlos Acosta. Son père Pedros, descendants d’esclaves africains,  l’appelle ainsi parce qu’il le considère comme le fils d’Ogún, un dieu africain, un combattant que Pedro Acosta prie et invoque régulièrement. Cependant, depuis son enfance, Yuli a toujours fui toute forme de discipline et d’éducation, se rebellant constamment contre l’autorité paternel comme contre le carcan des institutions scolaires.
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Wintermärchen : un film émétique dans l’univers putride d’une cellule terroriste d’extrême-droite

Il y a des histoires qui claquent sur l’actualité! Wintermärchen, présenté au dernier festival de  Locarno en compétition, fait partie de ces films qui rencontrent à leur sortie les images qui passent en boucle sur les chaînes d’info en continue, en l’occurrence l’attentat terroriste d’un suprémaciste blanc australien à Christchurch en Nouvelle-Zélande contre deux mosquées qui a fait 50 victimes le 15 mars 2019.

Ce film n’a malheureusement rien d’une fable, même d’hiver, si ce n’est le titre. Dès les premières minutes, cette impression de malaise de se retrouver dans l’histoire qui a fait la Une des journaux en Allemagne depuis 2013 avec le procès de la NSU (Nationalsozialistischer Untergrund – Parti national-socialiste souterrain) à travers la femme du trio maléfique – les deux hommes s’étant suicidés – Beate Zschäpe pour des meurtres d’étrangers ou d’Allemands d’origine étrangère entre 2000 et 2007.
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Berlinale 2019 – Quote of The Day #9: Wagner Moura sur la police au Brésil

L’État brésilien que ce soit dans les années 60 ou aujourd’hui est raciste ; 50 ans après l’assassinat de Carlos Marighella, un homme noir et communiste, conseillère municipale noire et de gauche de Rio de Janeiro, Marielle Franco, a été assassinée en mars 2018 vraisemblablement par des membres des forces de police.
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Entretien avec Tahar Houchi, directeur artistique du Festival International du Film Oriental de Genève (FIFOG- 21 au 29 avril 2018)

La 13ème édition du Festival International du Film Oriental de Genève (FIFOG) aura lieu du 21 au 29 avril 2018 à Genève et ses communes (en tout, 25 lieux dans le canton). Une centaine de films de tous genres sera montrée, les projections seront accompagnées par soit des auteurs ou des spécialistes des questions abordées – plus de huitante invités sont attendus à Genève. Les principales thématiques sont la condition féminine, les mères célibataires, les Royingas, le radicalisme, le combat des femmes pour leur liberté, la jeunesse marginalisée, l’intégration, le racisme et les droits humains. Le grand débat du samedi sera consacré aux mères célibataires au Maroc et en Algérie, en présence de plusieurs invités dont des femmes en activité sur le terrain.
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L’œuvre de la documentariste autrichienne Ruth Beckermann du 19 au 29 avril 2018 au Kino Arsenal Berlin

Depuis le début des années huitante, Ruth Beckermann documente avec sa caméra le présent en résonance avec des racines qui sont profondément ancrées dans le passé. Cela donne une œuvre au caractère à la fois très personnel mais parfaitement en phase avec le monde et son état, très politique et qui se frotte aux sujets qui continuent à gangréner les sociétés d’après-guerre. Une fois encore, Arsenal – l’Institut allemand du film et de l’art de la vidéo – offre une belle et intelligente rétrospective au public, en cela aidé par le fait que quatre des 11 films de la cinéaste ont été sélectionnés et présentés dans la section de la Berlinale dont s’occupe l’institut, la section Forum.
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Festival International de Films de Femmes de Paris: Sois belle et tais-toi!

Le Festival de Films de Femmes est né à Sceaux à la fin des années 1970. Sa raison d’être fut la défense de l’accès des femmes aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel. L’évènement a longtemps été un défi très risqué mais aussi une vraie quête vers l’identité artistique au féminin. Pour fêter son septième anniversaire, il a déménagé à Créteil ou il s’est fait un nom et une importante réputation. Il à fêté ses 40 ans!
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Saison de la chasse au politiquement correct : Dove

Depuis le 6 octobre, la marque de soins Dove se trouve au centre d’une violente polémique, accusée de « whitewashing », terme utilisé principalement dans l’industrie du divertissement. Ici il s’agit de blanchiment commercial.
La marque a souvent saluée pour son parti pris de montrer de « vraies femmes » dans ses campagnes, bien qu’elle ait eu déjà maille à partir avec les associations antiracistes en 2011 avec encore une fois la promotion d’un gel douche, celle-ci effectivement contestable.
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Berlinale 2017 – QuoteS of the Day #6: Aki Kaurismäki

Difficile de choisir parmi toutes les punchlines du cinéaste finlandais en compétition avec L’autre côté de l’espoir. Mais commençons par

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