Berlinale 2019 – Entretien avec Denis Côté pour Répertoire des villes disparues

Beaucoup de questions restées en suspens après la projection du film en compétition du festival de Berlin et autant posées dans la critique sortie dans la foulée. Voici quelques réponses données par le cinéaste québécois lors d’un entretien passionnant dans lequel il parle de son film, de cinéma, du Québec et du Canada, mais aussi de la vie et de la maladie.

 

Comment vous sentez-vous dans ce festival?

Très bien, c’est ma troisième sélection en compétition. Donc rien n’est nouveau du côté du protocole, du glamour ou des interviews. Je sais parfaitement comment cela fonctionne. Ma plus grand appréhension était de savoir comment le film allait être recevoir car depuis 6 mois que le film est terminé, je ne l’ai montré qu’aux amis, aux collaborateurs qui ne vous diront jamais si c’est bon ou non. Vous êtes ici sans savoir réellement où le curseur se trouve et vous devez lire les critiques. Il s’avère qu’elles sont très bonnes, même les retours américains sont bons; ce n’est pas excellent mais tout le monde voit le film dans son originalité et donc ce matin je suis très soulagé et prêt à faire une journée complète d’interviews sans problème (rires). La seule nouveauté dans cette expérience pour moi et d’avoir amené des acteurs à Berlin qui n’ont aucune expérience des grands festivals. Dans ce film, j’ai trois ou quatre personnes qui sont extrêmement célèbres au Québec mais qui n’ont aucune expérience internationale. C’est un peu amener des stars qui se comportent ici comme des gosses émerveillés. C’est extrêmement touchant.

Répertoire des villes disparues, c’est le titre du premier livre de l’auteure Laurence Olivier. Pourquoi vous êtes-vous basé sur ce livre?

C’est dû au hasard. En fait, il y a trois éléments de départ pour ce film. Vous savez, quand vous faite votre onzième film, vous n’avez pas ce sentiment d’urgence à tourner, de prendre un sujet qui pourrait être intéressant pour un nouveau film. Là où je vis, c’est comme en Europe et un peu partout : nous faisons face à la question migratoire et des problèmes qui en découlent. Mais chez nous, cela n’engendre que de minuscules problèmes car c’est le Canada: ce à quoi nous devons faire face ce sont des personnes sans papiers qui viennent des États-Unis car ils ont peur de Trump. Ils trouvent un moyen d’entrer au Canada par de petites routes et des gens originaires d’Haïti, du Nigéria, d’Amérique latine passent la frontière mais ils n’ont pas été plus nombreux que 3000 ou 4000 en 3-4 mois. Et les gens au Québec ont littéralement flippé! Ce phénomène m’a vraiment laissé perplexe, cela était à la fois dramatique et drôle, et m’a donné l’idée de faire un film non pas sur le racisme mais sur la xénophobie ordinaire. En même temps je savais que c’était beaucoup plus dramatique en Europe, et donc dans ma perspective, c’était drôle de voir ces gens effrayés de perdre quelque chose qui paraît insignifiant par comparaison avec ce qu’il se passe en Europe. C’est le premier élément. Le second est que les gens m’ont demandé de faire un film d’horreur une fois dans ma vie et je n’ai jamais dit oui ni non. Et le troisième élément, c’est la recommandation de quelqu’un qui m’a dit de lire ce livre car j’allais l’adorer. On ne lit jamais un livre avec l’idée d’en faire un film, cela n’a pas de sens; donc je l’ai lu, c’était de la pure poésie, et il n’y avait absolument aucun film dans ce livre, mais je me suis dit: cela pourrait être l’étincelle qui met en route ce film. Donc le livre c’est peut-être 5%, l’idée du film d’horreur et ce phénomène social contiennent le reste du buffet auquel peuvent venir se servir les spectateurs.

Il y a le même problème en Europe avec les villages et les petites villes que les gens quittent pour aller tenter leur chance dans une plus grande agglomération et, en parallèle,  il y a la tentation de mettre les migrants dans ces lieux…

Ils ont pensé à cela aussi au Canada. Nous vivons dans une société très paisible et nous avons théoriquement les ressources pour accueillir les migrants sans problème … mais l’Allemagne a accueilli 1 million de Syriens. Combien d’Allemagnes peut-on mettre au Canada? Trois, quatre, cinq Allemagnes dans le Canada? Et nous n’en avons accueilli que 40’000 mille ! Nous avons les ressources, nous avons l’espace et on vous regarde et on se dit: « Oh mon Dieu! » En fait, c’est un non-problème pour nous, mais est-ce que les gens le voient? Peut-être certains sont racistes mais surtout, quand vous vivez très confortablement dans une société, si quelqu’un vient et peut, potentiellement, prendre votre travail – même si cette pensée n’a aucun sens – vous avez peur. Le film, c’est aussi cet aspect de la peur de la différence, la résistance au changement dans un pays riche. J’ai donc transposé cette idée dans un tout petit village pour la métaphore ainsi que les possibilités esthétiques que cela m’offrait: tourner dans ces espaces de no man ’ s land, en février, quand c’est la période la plus difficile de l’hiver canadien. C’est un mélange de film d’atmosphère et de métaphore sociale, mais rien n’est explicite ou frontal, chacun peut y voir ce qu’il veut. Ces zombies, sont-ils vraiment des zombies? Pour moi ils sont la conscience dormante de ces villages qui reviennent voir comment vivent leurs habitants. Mais peut-être ce sont des migrants? Qui sait? Je ne veux pas dire aux spectateurs ce qu’ils sont en train de regarder, chacun y voit ce qu’il perçoit. Quand je fais des interviews, tout à coup quelqu’un me dit, « hey cela faisait peur! » et là on se dit, « tiens, cette personne y a vu une sorte de film d’horreur », et vous vous arrivez et me posez 5 questions sur l’aspect social ou sur tous les aspects du deuil. J’aime bien quand toutes ces portes sont ouvertes.

Répertoire des villes disparues de Denis Côté
© Lou Scamble

À la sortie de la projection pour la presse, de nombreux critiques ont fait du name dropping référentiel…

J’aime beaucoup quand les gens arrivent avec des références car quand j’étais un critique de film je le faisais aussi, je cherchais les inspirations des cinéastes et déclarait que tel film était inspiré par cet auteur ou ce film. Depuis hier, je lis les critiques de mon film et découvre que l’on m’associe à Romero (maître du film d’horreur, N.D.A.), Twilight Zone, Twin Peaks, Nosferatu, Les Compagnons de Baal, etc.

De nombreux collègues français ont parlé des Revenants

(Rires) Oui l’agent commercial du film m’a prévenu que les Français allaient beaucoup faire référence aux Revenants (film et série française, N.D.A.). Mais je n’ai jamais vu Les Revenants ! En réalité, mes seules références personnelles se retrouvent, avec évidence dans la scène de lévitation, Teorema de Pasolini, et le seul film que j’ai regardé avant de tourner ce film et qui m’a influencé, c’est Nashville de Robert Altman , car il n’y a aucun personnage principal dans son film. Dans Répertoire, nous avons dix personnages principaux et personne ne doit être plus important que les autres, c’est le groupe qui doit devenir le personnage principal. À côté de cela, j’ai beaucoup cherché sur Google du matériel photographique, de vieilles images américaines de jeunes dans des endroits reculés, celles de Diane Arbus aussi (photographe de rue étatsunienne, célèbre pour ses portraits de personnages en marge de la société, N.D.A.) qui a pris beaucoup de photographies d’enfant qui fêtaient l’Halloween dans des villages très pauvres où il n’avaient pas les moyens d’avoir des masques et portaient des sacs de patates à la place. C’est un peu comme cela que les choses ont pris forme. Mais de véritables références, je ne crois pas. Vous savez, quand c’est votre onzième film, j’espère que vous trouvez votre propre voix. Si vous commencez à copier le travail des autres… mais je comprends comment les critiques travaillent et essayent de trouver des points de repères, je faisais la même chose. Dès que vous faîtes un film étrange, c’est du David Lynch, dès que vous faites du noir et blanc c’est du Béla Tarr, dès qu’il est question de fantômes, c’est Oncle Boonmee (du cinéaste thaïlandais Apichatpong Weerasethakul, Palme d’or à Cannes en 2010, N.D.A.).

Pourquoi cette décision de tourner en 16 mm avec cette texture ?

J’ai dit au DP (directeur de la photographie, N.D.A.): « je veux la représentation visuelle qui décrive  le monde que je veux montrer, un monde résiduel, qui donne l’impression que je vais perdre mon film comme les personnages sont à deux doigts de perdre leur village. » On est partis sur un truc un peu hipster comme prendre une caméra VHS, mais cela a déjà été fait… puis j’ai pensé au Super 8, mais on avait un budget de 2 millions de dollars et cela aurait coûté trop cher et donc on est arrivés au Super 16 – ce n’est pas 16 mm, c’est du Super 16 mm – en se disant qu’on allait garder le grain et même en rajouter, et que nous n’allions pas nettoyer la pellicule. D’ordinaire vous envoyez le tout au laboratoire et ils nettoient le film, mais ici, il était interdit de le nettoyer. Au final, je ne pense pas que le film est laid mais plutôt qu’il a une rusticité poétique. Non, il n’est pas moche, il est sombre et morne mais cela correspond tout à fait à l’histoire. Je ne me voyais pas tourner cela en 35 mm CinemaScope, cela n’aurait eu aucun sens.

Il y a beaucoup de choses non dites, de problèmes de communication dans ce film. Pensez-vous que cela soit un problème actuel caractéristique?

Depuis hier j’essaie de ne pas trop dire que ce film est aussi un film sur le Québec. Mais c’est un film très québécois tout en étant tout à fait universel dans cette dimension de la disparation de nos villages dans le monde. Mais oui, effectivement, il y a un prisme québécois: nous sommes 7,5 millions de francophones coincés dans un océan d’anglophones. Donc lorsque nous essayons de définir qui nous sommes, c’est extrêmement difficile. Nous sommes totalement différents du Canada anglophone. L’industrie du film au Québec n’a pas de lien avec celle de Toronto. On ne connaît pas ces gens. On va au TIFF (Toronto International Film Festival, le plus grand festival nord-américain qui a  la particularité d’être non-compétitif, N.D.A.) mais on ne les connaît pas. Ils ne nous comprennent pas et on ne les intéresse pas, c’est comme en Belgique…

Ou comme en Suisse?

Mais il me semble que vous avez une relation plus saine entre vous. Si je suis en face de quelqu’un de Toronto, je me sens invisible… Ils ne connaissent pas notre littérature ni notre musique ou nos films; ils regardent vers la culture américaine, et nous, nous ne sommes absolument pas américains. On ne cherche pas à être connectés aux États-Unis comme le reste de Canada le fait. On aime à dire qu’on est le petit bout européen de cette région. Nous avons été colonisés par les Français puis les Britanniques, donc nous avons une tendance à vouloir être reconnus en France, qui serait une sorte de « nation-mère » mais nous ne sommes pas Français! Ils sont totalement différents de nous, sans compter que nous avons une sorte de relation d’amour-haine avec les Français.  Nous sommes des Britanniques qui n’avons rien à faire de la Grande-Bretagne. Nous sommes anglo-saxons: les Italiens, Espagnols, Français, sont très expressifs verbalement, nous sommes supposément comme cela, mais non! Nous sommes vraiment anglo-saxons dans ce sens. Avec qui sommes-nous réellement connectés en termes de géographie linguistique, c’est vraiment difficile à dire ! En fait on est dans l’entre-soi et on fait en sorte de gérer cet entre-soi sans se séparer pas du Canada car cela nous fait peur. Donc que reste-t-il? Le film est une sorte de métaphore du problème de communication entre les habitants du Québec: quand nous sommes entre nous, nous nous occupons entre nous des problèmes, comme la mairesse le fait dans le film pour son village. Dans cette perspective, le film est très québécois. Nous avons toujours cherché notre identité et c’est toujours le cas. Quand nous parlons français, personne ne nous comprend. Nous sommes les Ecossais des francophones. Les Français quand ils nous voient, ils ne sont pas comme avec les Suisses ou les Belges, ils ne rient pas du petit accent : ils ne nous comprennent tout simplement pas! Ils prennent très rapidement un ton condescendant: « Oh comme c’est charmant la manière dont vous parlez! » En plus ils disent que nous parlons le Québécois, ce qui est absolument faux : nous parlons le français originel, celui du 16e siècle. C’est pourquoi, quand on est dans le reste du monde nous sommes les petits Canadiens francophones mais au Québec nous sommes fichtrement arrogants avec ce qui est différent de nous. Notre sens de la détermination en tant que nation est extrêmement difficile à appréhender.

Cette métaphore des fantômes, de ces invisibles…

C’est une identité perdue… mais je ne veux pas trop en dire : peut-être que c’est trop de métaphores et de symbolique et que c’est juste un film très simple à propos de fantômes dans un petit village. C’est une histoire très mince et si vous avez l’impression de regarder un drame fantastique c’est bien, ou un film d’horreur, c’est ok pour moi aussi, et si vous grattez la surface et découvrez que j’ai créé inconsciemment quelque chose qui traite de thèmes québécois, pourquoi pas…

Il y a ce côté surnaturel …

Personnellement, je ne suis pas très ésotérique, toutefois, ma réponse va sembler ludique et drôle, mais j’aime à penser que les morts nous regardent constamment, ce qui pour moi n’est pas effrayant. Là en vous le disant, je n’y crois pas à 100% mais ce serait quelque chose d’amusant de savoir que c’est vrai. Mais je ne suis pas dans un processus de questionnement sur le monde souterrain de la spiritualité. J’aime beaucoup l’idée que mon film, pendant 45 minutes soit totalement réaliste, dans la veine du réalisme social, et – si vous connaissez mes précédents films – vous savez qu’à un certain moment il va y avoir un revirement qui va faire dériver le film vers le surnaturel et, qu’à la fin, tout le monde gère assez bien ce surnaturel. J’adore cette scène où la jeune fille est en lévitation mais le couple face à elle parle de son avenir. Leur propriété est pleine de morts mais ils discutent tranquillement. On s’habitue à tout. Je pense que si nous avions un peu plus de surnaturel dans nos vies, nous le gérerions avec beaucoup de naturel.

Certain.e.s critiques ont vu du pessismisme dans ce film, d’autres non…

Vous savez je ne suis pas une personne morose, je suis assez drôle. Je pense que le film est assez léger et joueur. Vous n’en sortez pas abattus ou dépressifs. Je pense que c’est un film très ludique et que la morosité qui s’en dégage est purement esthétique. Ces gens sont en définitive assez drôles, je rie de leurs peurs, je rie des Canadiens qui ont peur de 3000 personnes venant dans leur pays. Si les gens y voient de l’horreur, c’est peut-être un malentendu mais c’est ok pour moi, tant que les gens ont du plaisir et se divertissent…

Il y a aussi cet aspect de la mort comme faisant partie de la vie et cette négation contemporaine du fait que la mort fasse partie de la vie…

Le film parle du deuil collectif et individuel. Je suis d’accord avec vous. L’autre aspect, même si je n’en parle pas souvent, est que j’ai une maladie chronique, une insuffisance rénale depuis 13 ans ; j’en suis au point où je vais commencer à suivre les procédures de dialyse avant celle d’une transplantation. J’ai tourné dix de mes films avec cette maladie chronique. Cela aurait été si simple pour moi de baisser les bras et de ne rien faire. Le fait que je trouve cette détermination à faire des films montre bien que je suis quelqu’un de positif face à la vie. D’accord je les rends un peu sombre, derrière cela il y a une condition sérieuse, mais j’en fais des films ludiques, c’est une sorte de réponse à ma maladie. Dans ce sens c’est aussi un film très personnel.

Vous avez un nouveau tatouage…

Il est tout neuf, je viens de la faire il y a 5 jours, il y a encore des petites peaux. C’est marrant car avec ma maladie, je me suis tatoué beaucoup de crânes, je me confronte en permanence avec l’idée de la mort. Si vous regardez mes précédents films, quand j’ai appris ma maladie c’était en 2007 et je faisais ce film, Elle Veut le Chaos (Grand prix de la mise en scène à Locarno en 2008, N.D.A.), qui racontait l’histoire d’une jeune femme qui devait vendre son rein pour acheter sa liberté, puis avec Vic + Flo ont vu un ours (Prix Alfred-Bauer-Preis pour l’innovation, un film qui ouvre une nouvelle perspective, Ours d’Argent à la Berlinale 2013, N.D.A.), il y a un vieil homme qui était diabétique et dans Boris sans Béatrice (en compétition à la Berlinale 2016, N.D.A.), il y a cette femme qui a une mystérieuse maladie qui fait qu’elle ne parle pas. Vous voyez, je fais des films personnels mais je ne parle jamais explicitement de ma maladie. Je serais incapable de faire un film autobiographique. J’aime bien cacher un peu de moi dans les films mais je n’aime pas trop en parler.

— Denis Côté
© Malik Berkati

Qu’en est-il de tourner en hiver, dans la neige. Cela a-t-il été difficile de convaincre les équipes, les acteurs…

Cela semble une question simple, mais cela ne l’est pas. Si vous voulez tourner un film en hiver au Canada, cela effraie beaucoup de gens. Du point de vue technique, c’est très difficile, les caméras peuvent geler, particulièrement si vous tournez en vidéo. Les gens ont tendance à tourner leur film en été, avec la sûreté que procure la saison, sans compter les couleurs et très belles lumières de l’été indien québécois. Dès que tu te décides pour l’hiver, tout peut arriver. J’ai dit à mon équipe: « s’il fait moins 30 on tourne, s’il fait plus 5 on tourne aussi. » Lors du tournage de la dernière scène, il faisait 9 degrés! Il n’y avait pas de neige. La neige que vous voyez à la fin, c’est de la fausse neige numérique. Je dirais que 5 à 10% de la neige dans le film est de la fausse neige faite en studio. Donc vous devez vous adapter à la météo. Tout à coup il pleut alors que la scène d’avant il y avait de la neige. C’est assez cauchemardesque pour la personne qui s’occupe de la continuité, la-le scripte. Mais cela a très bien fonctionné, vous ne vous en rendez pas compte en regardant le film. Enfin si, quand même, il y a un passage où cela se voit: quand le jeune va jouer au hockey sur le rink… il n’y a pas de glace ! (rires de Denis Côté devant la stupéfaction engendrée par cet aveu). Vous n’avez pas remarqué!? Il joue avec le palet mais il n’y a pas de glace. Nous avons eu de la chance, nous n’avons pas souffert vraiment du froid. On a fait en sorte que cela semble terrible, mais en réalité non, et pourtant je suis quasiment sûr que pendant tout le film vous ressentez le froid et l’hiver. Pour Curling (Pardo d’argent de la mise en scène et prix d’interprétation masculine au Festival de Locarno en 2010), il y a 10 ans, vous auriez dû voir comment on s’habillait pour le tournage, c’était dingue, les techniciens avaient des combinaisons comme vous n’en n’avez jamais vu, tout le monde ressemblait à des astronautes. En fait, je pense qu’en tant que Canadiens, on devrait s’assurer que l’hiver apparaisse plus souvent sur l’écran. Il faut montrer l’hiver car cela fait partie de notre pays et notre culture, chez nous il y a 5 mois d’hiver !

Malik Berkati, Berlin

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malik berkati

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