ZFF2022 – Die goldenen Jahre : Une comédie suisse qui met à mal les injonctions de vies conventionnelles

Comme nous le disions lors de la présentation du film suisse Last Dance à Locarno, la comédie est un des genres les plus difficiles à transformer en œuvre cinématographique réussie. Cette année semble être un bon cru pour les comédies suisses, Die goldene Jahre de Barbara Kulcsar en est un autre exemple. La cinéaste et sa scénariste Petra Volpe (Heidi, L’Ordre Divin) entament ces « années dorées » avec tous les clichés qui font craindre le pire : Peter (Stefan Kurt) vit son dernier jour de travail, lorsqu’il demande à la jeune femme qui le raccompagne à la sortie, il lui demande qui reprendra son bureau – « Personne, ce sera une pièce à serveurs ». (…) La suite de l’histoire va cependant s’ouvrir sur d’autres horizons, des réflexions profondes sur les projets de vie, les manières de les réaliser, les différentes configurations qui s’ouvrent à nous lorsque nous décidons de prendre des chemins de traverse. (…)

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Locarno 2022 – Piazza Grande : Last Dance, une tendre comédie sur la danse, la famille, le geste du deuil. Rencontre avec la réalisatrice suisse Delphine Lehericey

Après Puppylove (2013) et Le Milieu de l’horizon (2019 ; Prix du Meilleur film de fiction et Meilleur scénario du Cinéma Suisse 2020) où la cinéaste suisse explorait le monde adolescent, Delphine Lehericey aborde avec Last Dance celui du « dernier âge », comme elle le nomme si joliment.
Germain, septante-cinq ans (François Berléant, qui tient à dire avec humour qu’il n’est pas aussi âgé que son personnage), est retraité. Il passe ses journées à lire en attendant Lise (Dominique Reymond), sa femme qui a des activités extérieures. Il fait partie de cette génération d’hommes qui laisse les femmes s’occuper de tout à la maison. C’est elle qui lui fait à manger, lui prépare le petit-déjeuner… et au milieu de ce quotidien, des moments de grâce apparaissent lorsqu’il lui fait la lecture de À la recherche du temps perdu, instants sauvés du monde et de ses contraintes. Germain a subi une opération majeure l’année précédente et semble de santé instable. Contre toute attente, c’est sa femme qui disparaît. (…)

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Avec The Duke, film posthume de Roger Michell, l’homme de théâtre et de cinéma nous livre un dernier opus savoureux à l’humour so british

Le titre du film peut induire le public en erreur en laissant penser qu’il s’agisse d’un film d’époque en costumes. Il n’en est rien car le seul duc du film est celui d’un tableau peint par Francisco Goya. En 1961, Kempton Bunton, un chauffeur de taxi sexagénaire, vole à la National Gallery de Londres le portrait du Duc de Wellington peint par Francisco Goya. Il envoie alors des notes de rançon, menaçant de ne rendre le tableau qu’à condition que le gouvernement rende l’accès à la télévision gratuit pour les personnes âgées. Cette histoire rocambolesque, mais vraie, raconte comment un inoffensif retraité s’est vu recherché par toutes les polices de Grande-Bretagne, accomplissant le premier (et unique !) vol dans l’histoire du musée. (…)

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Presque, film coréalisé par Bernard Campan et Alexandre Jollien, qui en tiennent les rôles principaux, dépeint le chemin initiatique de deux hommes dont la rencontre fortuite engendra une amitié solide comme un roc

Inspiré par leur amitié à la ville, l’histoire de Presque a été un long processus quant à l’écriture et le tandem formé par Bernard Campan et Alexandre Jollien s’est fait aider par Manuel Poirier et Hélène Crémillon, qui a apporté la touche finale au scénario en y insérant les instants de tensions, ainsi que Philippe Godeau, le producteur, qui a aussi participé à l’écriture. Le duo a puisé dans leurs moments d’échanges et dans le parcours d’Alexandre pour réaliser un « feel-good movie », un film empli d’optimisme et de joie de vivre communicative, dirait-on dans la langue de Molière. Presque aborde les thèmes du handicap, des blessures de la vie, du deuil impossible à faire et de la culpabilité, le tout mâtiné de philosophie ! (…)

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Mr & Mme Adelman (Die Poesie der Liebe) – Rencontre avec Doria Tillier co-scénariste et actrice principale du premier film de Nicolas Bedos qui sort ce 20 décembre en Allemagne

Dans une narration classique, qui débute par l’enterrement de Monsieur Adelman (Nicolas Bedos), célèbre écrivain mort dans d’étranges circonstances et dont Jack Lang fait l’oraison funèbre, le film de Nicolas Bedos nous entraîne dans la vie d’un couple fusionnel.
Madame Adelman (Doria Tillier) fuit la réception d’enterrement qui l’ennuie prodigieusement et reçoit dans le bureau de son défunt mari un jeune écrivain qui veut faire une biographie sous angle particulier : celui de Madame Adelman. Lors de cette après-midi, elle va lui raconter leurs 45 ans de vie commune dans lesquelles sont étroitement imbriquées vie intime et vie professionnelle.
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