Berlinale 2020 – Compétition: Todos os mortos (All the Dead Ones) de Caetano Gotardo et Marco Dutra ; une histoire de la fin du 19e siècle qui explique le Brésil d’aujourd’hui

Nous somme en 1899, l’esclavage a été récemment aboli au Brésil. Après la mort de leur femme de ménage, les trois femmes de la famille Soares se sentent perdues dans la vie quotidienne qu’elles mènent loin de leur plantation, dans une ville de São Paulo en pleine expansion. Au retour de l’enterrement de Josefina, un des commentaires de la mère sera de dire que ce qu’il lui manquera le plus, c’est son café ! La famille, qui possédait autrefois des plantations de café, est aujourd’hui au bord de la ruine et lutte pour s’adapter aux changements sociétaux et économiques qu’a amené l’instauration de la République du Brésil. Parallèlement, la famille Nascimento, qui travaillait comme esclave dans la ferme des Soares, se retrouve à la dérive dans une société où il n’y a pas de place pour les noirs récemment libérés. Les thèmes qui se dessinent abordent l’esclavagisme comme lien direct avec le racisme structurel qui mine la société actuelle, les luttes de classes qui se perpétuent comme le montre l’opposition politique frontale et délétère entre Bolsonara et le Parti des Travailleurs de Lula, le syncrétisme des cultures et des religions et même, à peine perceptible, dans une marge du récit, l’homosexualité.
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Berlinale 2017 – compétition jour #8: On the Beach at Night Alone (Bamui haebyun-eoseo honja) / Joaquim

Nous approchons de la fin du festival, il reste quatre films en compétition et un hors compétition. La moisson d’aujourd’hui n’est pas inintéressante même si, malheureusement, programmer ces films à ce moment du festival nuit à une critique équilibrée : les festivaliers sont fatigués – pour certains épuisés, très prosaïquement de nombreux journalistes s’endorment pendant les projections ou n’ont plus la patience pour les films lents et/ou longs, et de nombreux critiques sont déjà repartis.
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