Werk ohne Autor : Une fausse histoire vraie qui représente l’Allemagne à la Mostra de Venise 2018 et à la course aux Oscars 2019

Double actualité pour cette « Œuvre sans auteur » : le dernier film de Henckel von Donnersmarck, Werk ohne Autor, est le seul film allemand présent en compétition à la Mostra de Venise 2018 et vient d’être nommé par le jury de German Films pour représenter l’Allemagne à la course aux Oscars dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère – à la surprise générale puisqu’à part les critiques soumis à un embargo jusqu’à sa présentation ce soir mardi 4 septembre au festival de Venise, le film n’a éprouvé aucun public ni aucune critique. Enfin, la surprise s’arrête là, à l’entendement artistique et public, car bien sûr, ce choix est éminemment stratégique : l’Allemagne présente ainsi le film d’un réalisateur déjà oscarisé avec La Vie des autres en 2007, dans lequel jouait également Sebastian Koch, et donc déjà connu des membres de l’Académie, mais aussi une histoire qu’aime à voir l’Occident : une chronique alliant nazisme et communisme qui évolue vers une émancipation individuelle grâce à la fuite vers l’Ouest.
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Selin Kavak : une comédienne met son art au profit de migrants pour les aider à surmonter les traumatismes traversés [audio auf Deutsch]

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Évoluant dans un milieu artistique et alternatif, Selin Kavak est très attentive et sensibilisée par la situation des migrants tant dans son pays d’origine, pris d’assaut par les flots de migrants qui s’amassent en Turquie, bloqués par les fils de fer barbelés et les miradors aux frontières de l’Europe mais aussi par la situation des communautés émigrées en Allemagne. Selin Kavak a choisi de mettre son art et ses multiples talents au profit des migrants, en animant des ateliers, en particulier à l’attention d’adolescents … Des adolescents qui ont parcouru des milliers de kilomètres seuls, à une quinzaine d’années, des adolescents « oncles responsable de leur neveu d’une dizaine d’années. » Des situations dramatiques et des traumatismes terribles tus par ces jeunes migrants à cause des séismes vécus et de la barrière de la langue : Selin Kavak a choisi de les aider à exprimer, à travers l’art – la musique et la sculpture, par exemple – leur douleur, leur souffrance, leurs blessures. Rencontre en allemand.
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[Audio auf Deutsch – résumé en français] Rana Ahmad : « Ich liebe meine Freiheit! »

Rana Ahmad : le courage comme tout bagage !

Rana Ahmad, née en 1985, a grandi à Riyad, en Arabie Saoudite, où elle se déguise pour la première fois à l’âge de dix ans car cette pratique si anodine en Occident est réglementée de manière très stricte pour toute jeune femme, en raison des lois religieuses rigoristes qui n’autorisent pas les fillettes, les jeunes filles et les femmes à sortir, à faire de la bicyclette, à conduire une voiture ou même à décider d’étudier ou de travailler.
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Berlinale2018 – compétition jour #9: Twarz (MUG/Gueule)/ In den Gängen (In the Aisles/ Dans les allées)

Dernier jour de compétition ! Les deux jours précédents ont été très astreignants, c’est dire si on craignait ce 9e jour. Et comme souvent, c’est quand on ne s’y attend plus, ou le moins, que les petits miracles se produisent. Premier film, Twarz, de la réalisatrice polonaise Małgorzata Szumowska qu’on avait déjà pu apprécier en compétition en 2015 avec don film Body qui traitait déjà d’un sujet sérieux avec beaucoup d’humour. Bingo pour le second film, In der Gängen, un de nos préférés ! Et pour couronner le tout et finir en beauté cette section compétition/hors compétition, le film bulgare à l’esthétique époustouflante, Ága (hors compétition), qui se déroule dans l’extrême nord russe et dont parlerons ultérieurement.
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Berlinale 2018 – compétition jour #3: Dovlatov / Transit / Eva

Belle journée de compétition en ce 3e jour, avec deux films potentiellement oursérisables et le troisième, Eva de Benoît Jacquot, d’une indigence crasse, ne servant qu’à la décoration du tapis rouge avec Isabelle Huppert.
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Le Musée des beaux-arts du Locle met en dialogue trois artistes

Peintre, sculpteur et graveur prolifique, l’Allemand Georg Baselitz fête en 2018 son huitantième anniversaire. L’occasion pour le MBAL de lui consacrer une importante exposition qui réunit 20 ans d’art gravé. Pour l’inscrire dans la contemporanéité, le Musée expose en dialogue les images de l’artiste sud-coréenne Jungjin Lee ainsi que les animations de la Suissesse Camille Scherrer.
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Les 100 ans de la UFA : Une histoire allemande

Fondée le 18 décembre 1917, l’histoire de la société de production et de distribution allemande Universum Films AG, de nombreuses fois durant ces 100 ans au bord de la faillite mais ayant toujours trouvé repreneur, représente autant la mémoire du cinéma allemand et international, du moins jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, que le récit du siècle tourmenté d’un pays, allant de l’empereur Guillaume II, la République de Weimar à la Chute du mur de Berlin, la réunification du pays, en passant par le Troisième Reich nazi.
Le cinéma Babylon-Mitte a donc programmé jusqu’à 4 octobre 2017 100 films produits par la UFA pour fêter ce jubilée, programmation qui ne va pas au-delà des films réalisés après la fin de la guerre, lorsque la société est démantelée par les Alliés et divisée entre la DEFA en RDA (qui récupère la majorité de l’infrastructure de production) et la nouvelle UFA en RFA.
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Berlinale 2017 – compétition jour #8: On the Beach at Night Alone (Bamui haebyun-eoseo honja) / Joaquim

Nous approchons de la fin du festival, il reste quatre films en compétition et un hors compétition. La moisson d’aujourd’hui n’est pas inintéressante même si, malheureusement, programmer ces films à ce moment du festival nuit à une critique équilibrée : les festivaliers sont fatigués – pour certains épuisés, très prosaïquement de nombreux journalistes s’endorment pendant les projections ou n’ont plus la patience pour les films lents et/ou longs, et de nombreux critiques sont déjà repartis.
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Berlinale 2017 – compétition jour #7: Colo / Retour à Montauk (Return to Montauk) / El Bar

En cette 7è journée, tout le monde commence à être fatigué, les traits se creusent, les yeux s’enfoncent, les nerfs affleurent. Alors commencer la journée compétition avec un film de plus de deux heures, lent qui plus est, ce n’était pas la meilleure idée qu’ont eu les programmateurs du festival. Le film de midi a été une vraie déception – mine de rien, Schlöndorff était un peu attendu – et celui de l’après-midi, un film réussi dans son genre (la comédie d’horreur) mais à la présence un peu surprenante dans la sélection compétition – même s’il est formellement hors compétition.
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Berlinale 2017 compétition jour #5: Helle Nächte (Bright Nights) / The Party / Mr. Long

Événement dans cette journée : le film de 9h était misérable, voire misérabiliste, celui de 12h fabuleux, voire magnifique. Il serait très courageux mais parfaitement justifié, restons toutefois prudents, nous ne sommes qu’à la moitié du festival (et on attend avec impatience de voir le nouveau Kaurismäki en compétition), d’envisager de donner la récompense suprême à une comédie qui a de l’épaisseur, même si On Body And Soul reste un grand favori.
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