Le Théâtre de Carouge propose Histoires d’Ils d’Yvette Théraulaz dans une mise en scène de Stefania Pinnelli

Après Histoires d’Elles créé il y a une dizaine d’années, Yvette Théraulaz propose aujourd’hui Histoires d’Ils du 24 janvier au 9 février, du 18 au 23 février et les 12 et 13 mars 2020 dans la petite salle au 57 de la rue Ancienne. D’une durée d’une heure trente, ce spectacle dès quatorze ans touche à un sujet à la fois universel et mais très personnel pour sa créatrice :

« J’ai besoin d’aller à la rencontre des hommes : mon père, mon fils, les hommes de ma vie (entre autres) de m’entretenir avec eux, recueillir leurs paroles, leurs peurs, leurs difficultés face aux femmes qui, depuis les années 70 opèrent un changement historique. »
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Bosnie-Herzégovine: La nécropole bogomile de stèles de Goršić Polje près de Goražde disparaît peu à peu

Inscrite au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO, l’une des plus grandes et plus belles nécropoles de stèles bogomiles (nous vous en parlions ici, N.D.L.R.), est complètement négligée par les responsables de Bosnie-Herzégovine.

Problèmes juridiques

Depuis longtemps les problèmes d’appartenance et de décisions sur les véritables propriétaires des terres ou sont enterrés les anciens habitants de Goražde, les Bogomiles, hérétiques semblables aux Albigeois, sans acceptables moyens de circulation, freinent la maintenance de la magnifique Nécropole de Goršić Polje,  une des plus grandes de la région avec 355 stèles, devenue monument national le 26 octobre 2010 et t inscrite sur la Liste du patrimoine culturel et historique en juillet 2015. Cela avait été le mérite de l’Association Héritage culturel BPK Goražde qui avait été peu après obligée d’arrêter ses activités.
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5. Ausgabe des Festivals Hellas Filmbox im Kino Babylon Berlin-Mitte vom 15. Bis 19. Januar 2020

Fünf Jahre ist es bereits her, dass die fruchtbare Berliner Saison der internationalen Festivals, die sich auf die Produktion eines Landes konzentrieren, mit einem Paukenschlag mit der Hellas Filmbox eröffnet wird – dem Festival, das das zeitgenössische griechische Kino präsentiert. Das Programm besteht aus Spielfilmen junger Regisseure, Dokumentationen, Kurzfilmen, Special Screenings, Diskussionen und musikalischen Einlagen, mit dem Ziel, das deutsche Publikum, Griechen der Diaspora, Regisseure, Filmschaffende und Künstler zusammenzubringen.

Ein exzellentes Festival, das j:mag seit seiner Gründung unterstützt: eine einzigartige Gelegenheit, innerhalb von 5 Tagen das Beste der Filmproduktion des vergangenen Jahres aus diesem Land zu sehen, neben etablierten Künstlern mit einer grossen Auswahl an Kurzfilmen die Talente von morgen zu entdecken und jedes Jahr aktuelle universelle Themen durch das Prisma Griechenlands aufzugreifen.
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Seules les bêtes, le dernier film de Dominik Moll, le réalisateur de «Harry, un ami qui vous veut du bien», présenté à la Mostra 2019, brouille les pistes et sème le trouble dans les âmes

Une femme (Valeria Bruni Tedeschi) disparaît sur le Plateau du Causse en plein hiver. Le lendemain d’une tempête de neige, sa voiture est retrouvée sur une route où subsistent quelques fermes isolées. Alors que les gendarmes n’ont aucune piste, cinq personnes se savent liées à cette disparition. Chacune a son secret, mais personne ne se doute que cette histoire a commencé loin de cette montagne balayée par les vents d’hiver, sur un autre continent où le soleil brûle, et où la pauvreté n’empêche pas le désir de dicter sa loi, où la combine amène des jeunes « brouteurs » à s’enrichir sur la crédulité et la solitude des Occidentaux.
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Le Théâtre de Carouge propose Le roi se meurt d’Eugène Ionesco dans une mise en scène de Cédric Dorier du mercredi 8 au dimanche 19 janvier 2020 à La Cuisine

En 1962, au sortir d’une grave maladie, Ionesco, alors qu’il vient de se sentir touché par l’aile de la mort, écrit Le Roi se meurt en à peine plus de quinze jours, comme pour conjurer le mal. L’auteur de La Cantatrice chauve, créée en décembre 1949, est alors bien connu pour le comique grinçant de ses « farces tragiques ». Il s’est affirmé comme l’un des représentants majeurs du « Nouveau Théâtre » lors des Entretiens sur le théâtre d’avant-garde prononcés à Helsinki en 1959 aux côtés de Beckett, Adamov, Tardieu, Dubillard, Weingarten, et de tous ces grands novateurs qui ont révolutionné la scène européenne dans les années cinquante.
Depuis qu’il a créé Bérenger, son porte-parole, dans Tueur sans gages, Rhinocéros et Le Piéton de l’air, sa veine comique s’est encore assombrie. Elle est particulièrement noire dans Le Roi se meurt, pièce où il porte à la scène ce qu’aucun auteur dramatique n’avait osé faire avant lui, le drame d’une agonie.
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Corpus Christi (La communion): Quand l’habit parvient à faire le moine !

Acclamé dans tous les festivals où il passe, Corpus Christi (Boże Ciało, [La communion]) de Jan Komasa, issu de la fameuse école de cinéma de Łodź, représente la Pologne à la course à l’Oscar du meilleur film international.

Plus qu’une simple histoire de rédemption – individuelle et collective – , Jan Komasa nous offre dans son dernier film (Suicide Room [2008], Warsaw Uprising [2014], Warsaw 44 [2014]), une intelligente déconstruction des travers d’une société enfermée sur elle-même. Elle est représentée ici par un village en périphérie des grands centres, suffocant sous la chape de plomb d’un secret
Ce dispositif est presque celui d’un film de genre qui a traversé toutes les époques et tous les cinémas, avec peut-être les plus emblématiques westerns et leurs mauvais garçons arrivant en sauveur dans une petite ville, la différence fondamentale résidant bien entendu dans le fait que le cinéma non-hoyllwoodien n’a pas forcément besoin d’un héros qui finit en chevalier blanc et/ou blanchit de tous ses péchés.
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En 2020, ne baissons pas les bras!

Chère lectrice, cher lecteur de j:mag,

Symboliquement, une décennie s’achève et on entend, on voit, ici et là, des rétrospectives des années 2010 et des espoirs pleins d’entrain formulés pour celle des années 2020. Et pourtant, au-delà des symboles dont l’être humain est friand – forme de catharsis qui permet de s’insérer dans le groupe, rassurant ainsi l’individu – force est de constater que les années se suivent et se ressemblent dans le délitement lent mais constant de notre planète et de ses habitants.
Bien sûr, il ne sert à rien de tomber dans le catastrophisme annihilant, tout n’étant pas noir ni morose. Des initiatives – souvent citoyennes – sont quotidiennement lancées pour animer l’esprit de résilience de la planète et galvaniser l’instinct collectif de survie.
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La Vie invisible d’Eurídice Gusmão

Rio de Janeiro, 1950. Eurídice, dix-huit ans, et Guida, vingt ans, sont deux sœurs inséparables qui vivent à la maison avec leurs parents conservateurs. Bien que plongé dans une vie traditionnelle, chacune nourrit un rêve: Eurídice de devenir un pianiste de renom, et prendre des cours au conservatoire de Vienne,  Guida de trouver le véritable amour.
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Gentrifizierung: Das älteste Kino Deutschlands – das Moviemento in Berlin – ist in Gefahr

Es vergeht kein Tag, an dem ein Berliner nicht über die Auswirkungen der Gentrifizierung auf seinen Alltag klagt, sei es in seiner persönlichen Situation oder indirekt mit verschwindenden Lebens- und Geselligkeitsorten. Vor wenigen Wochen kam die Nachricht: Deutschlands ältestes Kino droht aufgrund von Immobilienspekulationen zu schliessen.
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Sur les écrans suisses Bergmál (Echo), du cinéaste islandais Rúnar Rúnarsson

Présenté dans le Concorso internazionale au Festival de Locarno 2019, Bergmál (Echo), du cinéaste islandais Rúnar Rúnarsson, traite de la société de son île à travers la période des fêtes par le truchement d’un kaléidoscope insolite. 

Le film pourrait se dérouler pendant la très joyeuse période de Noël, culminant avec ses feux d’artifice allumant le réveillon du Nouvel An et effrayant les animaux domestiques à la maison, mais il est tout simplement « inutile de s’attendre à ce que Will Ferrell apparaisse soudainement en collants ou que Judy Garland se moque des joyeux jours d’or d’autrefois » comme le souligne la critique de Cineuropa. Rúnar Rúnarsson est islandais et dans la tradition scandinave, il dépeint la période des fêtes avec cette vision si spécifique des gens du grand Nord, sans serpentins ni cotillons.
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