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Cinéma / Kino

Cinéma / KinoCulture / Kultur

Kinostart in Deutschland des ukrainischen Dokumentarfilms This Rain Will Never Stop am 24 März 2022

Alina Golovas Dokumentarfilm ist ein schmerzhafter Spiegel der Fernsehbilder, die seit einem Monat das Herz Europas zerreissen. Der Film nimmt den Zuschauer mit auf eine bildgewaltige Reise durch den endlosen Kreislauf von Krieg und Frieden in der Menschheit. Der Film folgt dem 20-jährigen Andriy Suleyman bei seinem Versuch, eine nachhaltige Zukunft zu sichern und gleichzeitig den menschlichen Tribut für bewaffnete Konflikte zu zahlen. Vom syrischen Bürgerkrieg bis hin zu den Unruhen in der Ukraine wird Andriys Leben von dem scheinbar ewigen Fluss von Leben und Tod bestimmt. (…)

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Sortie sur les écrans romands de Petite nature (Softie) de Samuel Theis ou l’histoire d’un petit gars délicat dans un monde social de brutes

ohnny (formidable Aliocha Reinert) a dix ans, une mère à la vie intime instable, une petite sœur dont il doit s’occuper et un grand frère qui vit sa vie d’adolescent en stabulation libre. C’est un enfant que sa mère qualifie de « mature et malin », ce qui n’est pas étonnant vu les responsabilités qui lui incombent dans cet environnement familial. Intelligent, sensible, curieux, il observe, toujours aux aguets des histoires des adultes qui l’entourent. Il habite dans une cité HLM en Lorraine, mais, comme à l’école, peine à s’intégrer et se faire accepter par les autres. En début d’année scolaire, il intègre la classe de Monsieur Adamski (Antoine Reinartz), un jeune titulaire qui a suivi dans la région sa compagne Nora (Izïa Higelin) mutée au Centre Pompidou-Metz. Le jeune professeur établit dès la première rencontre un contact que l’on sait immédiatement qu’il va devenir privilégié. S’il y a quelques faiblesses dans ce film, c’est sur ce genre de gros traits narratifs qui rendent le spectateur trop passif et l’histoire à chaque étape attendue, ce qui n’empêche pas le propos de Petite nature d’être tout à fait pertinent dans sa dimension sociale. Le jeune professeur va prendre sous aile Johnny, lui ouvrir l’horizon des possibles et lui donner confiance en lui pour opérer un acte d’émancipation au déterminisme social et familial. L’effet dramaturgique moins intéressant et cousu de fil blanc, même s’il est vraisemblable, est le processus de transfert mi-paternel mi-amoureux de Johnny envers son pygmalion et de la fixation qu’il va faire sur lui.
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FIFF 2022: 36e édition du Festival international du film de Fribourg du 18 au 27 mars 2022 – Une belle édition de reprise après deux ans de galère sanitaire

Le FIFF, comme toutes les manifestations publiques, s’est retrouvé pendant ans pris dans la machine à lessiver la culture. Ce n’est pas sans un soulagement manifeste que les organisateur.trices se réjouissent d’une édition 2022 revenue à la normale… si ce n’était la catastrophe guerrière qui sévit en Europe et prend directement le relai de la catastrophe sanitaire qui avait épuisé le monde ! Son directeur artistique, Thierry Jobin, toujours enthousiaste et curieux, n’a de cesse de sillonner les festivals pour amener le meilleur du cinéma – et son dada, le cinéma de genre – à Fribourg. Grand habitué du festival de Busan en Corée du sud, il y a, cette année, encore une belle affiche de films coréens à découvrir. (…)

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Notre-Dame brûle, de Jean-Jacques Annaud, plonge les spectateurs aux côtés des sapeurs-pompiers dans les flammes qui ont ravagé la cathédrale de Paris. Rencontre

Notre-Dame brûle, de Jean-Jacques, est né de la proposition de Jérôme Seydoux de réaliser un film de montage d’archives à grand spectacle pour écrans larges, avec son immersif, sur l’incendie de Notre-Dame. Jean-Jacques Annaud a choisi de reconstituer, heure par heure, l’invraisemblable réalité des évènements du 15 avril 2019 lorsque la cathédrale subissait le plus important sinistre de son histoire. Initialement, le cinéaste a décidé de se limiter aux faits en se lançant dans une chronologie des événements. Réalisant la difficulté à obtenir les heures exactes du déroulé vu la subjectivité temporelle dans une telle tragédie, Jean-Jacques Annaud a alors recoupé les différents témoignages dont il disposait et a constaté que chacun donnait sa version de la première apparition de la fumée, des flammes et de l’arrivée des secours. (…)

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FIFDH 2022 – Kaltrina Krasniqi remporte la compétition pour Vera Dreams of the Sea (Vera andrron detin), ex aequo avec Gessica Généus Freda – Rencontre avec la cinéaste kosovare

Après avoir fait sa Première à la Mostra de Venise 2021 et remporté plusieurs prix sur le circuit des festivals internationaux, Vera Dreams of the Sea remporte le Grand Prix fiction ex aequo avec Freda, le film de la réalisatrice haïtienne Gessica Généus sur l’étape helvétique du circuit, ainsi que le Prix du jury des jeunes, ce qui ravit la réalisatrice Kosovare qui a déclaré être

« particulièrement touchée par le Prix du jury des jeunes qui a vu Vera avec une telle clarté ; cela me donne de l’espoir ! »

Cette année est une année exceptionnelle pour le cinéma kosovar, porté par une nouvelle vague de cinéastes, particulièrement des réalisatrices, qui projettent le Kosovo sur la carte du monde cinématographique. Avec Blerta Basholli (qui a représenté le Kosovo à la course aux Oscars 2021-22 avec Hive), Luàna Bajrami (La Colline où rugissent les lionnes, présenté en Première à Cannes 2021) Norika Sefa (Looking For Venera, 2021), qui ont toutes remporté de nombreux prix, Kaltrina Krasniqi complète cette moisson de l’année 2021-2022.
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FIFDH 2022 : Gulbahar Haitiwaji, rescapée ouïghoure des camps de rééducation chinois, livre un témoigne poignant – Rencontre (audio)

Rescapée ouïghoure installée en France, Gulbahar Haitiwaji a hésité : devait-elle se taire pour préserver ses proches qu’elle avait laissés dans la Province du Xinjiang ou devait-elle témoigner, au risque que ses proches soient inquiétés, menacés ou incarcérés ? Gulbahar Haitiwaji a choisi de témoigner et de parler de ce génocide culturel savamment organisé.
Gulbahar Haitiwaji a été arrêtée lors d’un voyage en Chine, puis envoyée dans un camp de « rééducation » chinois. Durant trois ans, Gulbahar Haitiwaji a enduré des centaines d’heures d’interrogatoires, la torture, la faim, le froid, la violence des policiers, le lavage de cerveau et l’auto-critique, une injection supposée être un vaccin contre la grippe mais qui se révélera une stérilisation forcée, les rats, les nuits sous les néons aveuglants d’une cellule mais l’absence complète de lumière naturelle, des pratiques qui débouchent sur la perte totale du temps et une déshumanisation systématique. (…)

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FIFDH 2022 : En Ouganda, Winnie Tushabe enseigne la permaculture aux familles pauvres et aux réfugiés pour leur garantir une autonomie alimentaire. Rencontre (audio anglais)

La permaculture, que pratiquaient nos ancêtres, était issue de la sagesse populaire, basée sur l’observation au fil des saisons. Après des décennies d’utilisation de pesticides et d’insecticides qui ont endommagé le sol et contaminé les nappes phréatiques sur tous les continents, la permaculture semble la solution pour assainir le sol de ces produits chimiques. En permaculture, la terre n’est jamais retournée ni bêchée. Il faut l’aérer à l’aide d’une griffe et planter les différents semis en parfaite symbiose. Winnie Tushabe nous décrit comment planter les plantes les plus hautes au centre pour permettre, en plus de rendre l’accès à toutes plus facile, de faire de l’ombre aux plantes plus petites ou comment placer, par exemple, les oignons, dont l’odeur est répulsive pour certains insectes, afin de protéger d’autres plantes qui seraient sinon rongées. Pour elle, l’avenir de son pays passe par une agriculture respectueuse de la Terre. En Ouganda, Winnie Tushabe enseigne la permaculture aux familles pauvres et aux réfugiés. (…)

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FIFDH 2022 : Le long métrage d’animation Jungle rouge, co-réalisé par Juan José Lozano et Zoltan Horvath, plonge les spectateurs au cœur de la jungle colombienne, entre idéalisme, désillusions et réalité – Rencontre (audio)

Projeté dans le cadre du Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève où la Jungle rouge concourt en compétition, ce long métrage d’animation a réuni le documentariste et cinéaste indépendant Juan José Lozano et Zoltán Horváth, réalisateur de films d’animation et dessinateur.
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Juan Lozano et Zoltan Horvath ont tourné Jungle rouge en espagnol dans un studio de la banlieue genevoise mais avec des acteurs de théâtre colombiens qui tiennent le rôle des guérilleros des FARC perdus dans la jungle équatorienne. Les défis à relever ont été multiple, comme le tandem de réalisateurs qui a filmé sur un fond vert remplacé après le tournage, grâce aux ordinateurs, par une nature recréée en dessins ou en images de synthèse. Le résultat est impressionnant et envoûtant : la nature luxuriante, très colorée, évolue et devient menaçante à mesure que l’état d’esprit de Carlos rées évolue. Juan Lozano et Zoltan Horvath permettent au public de suivre les derniers instants de la plus ancienne guérilla communiste du monde, l’immergeant dans la moiteur de la jungle colombienne, en 2008, peu de temps avant que la CIA élimine le commandant Reyes, larguant leurs bombes sur le camp des FARC.(…)

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Sortie sur les écrans romands de Silence Radio (Silencio Radio), de Juliana Fanjul

Silence Radio de Juliana Fanjul sort sur les écrans romandes ce 9 mars 2022.
Pour son deuxième long-métrage, Silence Radio, qui a fait sa première mondiale au Festival de Zurich dans le cadre de la Compétition internationale des documentaires, la réalisatrice mexicaine installée en Suisse Juliana Fanjul reste dans son Mexique natal mais en changeant totalement de sujet. Son premier film, Muchachas, accompagnait au quotidien un groupe de femmes de l’ombre – les gouvernantes qui assurent l’intendance des opulentes demeures de riches familles mexicaines. Changement de registre pour ce second film : Juliana Fanjul a choisi de mettre en lumière la journaliste Carmen Aristegui, la voix indépendante des médias mexicains qui révèle, informe, dénonce les vices et les sévices du Mexique, en particulier son intrinsèque corruption. En effet, dans la masse de médias à la solde des personnes qui décident des informations, la journaliste multiprimée, Carmen Aristegui, résiste et ne cède pas aux pressions au risque de sa vie. Ce qui lui importe, c’est la vérité !
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FIFDH 2022 – Entretien avec Magnus Gertten réalisateur de l’incroyable destin de Nelly & Nadine, du camp de Ravensbrück à Bruxelles en passant par Caracas !

Présenté en Première mondiale à la Berlinale 2022 où il a remporté le Teddy Award, le documentaire du cinéaste suédois commence une prometteuse tournée des festivals au FIFDH avant, on l’espère, une sortie dans les salles. Car ce film mérite d’être regardé sur un grand écran, ne serait-ce que pour sa scène d’ouverture des plus spectaculaires cinématographiquement et extraordinaire pour son côté « appât » narratif qui saisit immédiatement le public dans le filet de l’histoire.
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Avant de commencer à parler du contenu du film, une première question très cinématographique : vous avez conçu la scène d’ouverture comme celle d’un film de genre avec des effets de ralenti, d’amplitude pour arriver là où vous vouliez nous entraîner, sur le visage de Nadine Hwang, la porte d’entrée du film ! Il y a une sorte de discrépance, beaucoup de femmes que nous voyons sont souriantes, font des signes de main, regardent autour d’elles ; Nadine elle, visage impassible, regarde droit dans la caméra ! Fascinant !

Oui, nous allons vers elle. Nous étions dans un cadre très spécifique avec des gens qui arrivent, ils sont en train d’effectuer leurs premiers pas vers la liberté. Ils sont là, debout, et réalisent qu’ils sont libres. C’est à partir de cette petite bobine que mon idée du film a débuté, il y a 15 ans. Cette bobine est assez connue, on peut la voir au mémorial de l’Holocauste à Washington, au mémorial de Yad Vashem, les images sont souvent passées à la télévision, mais je crois que je suis la première personne à avoir posé cette question évidente : qui sont ces personnes ? Ce sont des visages de la Seconde guerre mondiale comme on en voit beaucoup, mais moi je voulais aller au-delà des visages. C’est si éloigné, c’est si lointain habituellement. J’ai été fasciné par ce matériel. Parmi les premiers visages que j’ai vus en 2007, c’était celui de Nadine. (…)

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