Elvis, de Baz Luhrmann, présenté hors compétition à Cannes, était incontestablement l’événement de cette 75ᵉ édition – Le film sort sur les écrans romands

Baz Luhrmann a habitué les cinéphiles aux grands spectacles : on songe à Moulin rouge (2001) ou plus récemment à Gatsby le magnifique (2013). Pour ce biopic très attendu, consacré à Elvis, le cinéaste a choisi de présenter la vie et l’œuvre musicale d’Elvis Presley à travers le prisme de ses rapports complexes avec son mystérieux imprésario, le colonel Tom Parker (Tom Hanks), du nom sous lequel il se présentait mais qui n’était son nom de naissance. C’est d’ailleurs avec sa voix off du Colonel Parker que le film s’ouvre, accompagnant des images montrées par le prisme d’un kaléidoscope, alors qu’il relate comment il a créé Elvis Presley, l’homme de la scène, le sex symbol adulé par toutes les femmes, et par certains hommes, à travers les États-Unis puis à travers le monde. (…)

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Tove : Alma Pöysti fait des étincelles en incarnant la jeune Tove Jansson dans la dernière réalisation de Zaida Bergroth

Le film finno-suédois Tove bat des records, étant le film le plus vu en Scandinavie. Cette biographie de Tove Jansson a déjà été vendue dans plus de trente pays, selon les informations fournies par la productrice Andrea Reuter. Tove nous entraîne à Helsinki en 1945. La fin de la guerre apporte un nouveau sentiment de liberté artistique et sociale pour la peintre Tove Jansson, célèbre créatrice des Moumines. Dans une ville en reconstruction, l’Art moderne, les fêtes vertigineuses, voire débridées sont le quotidien de Tove Jansson qui entame une relation ouverte avec un homme politique marié (Shanti Roney) : sa vie peu conventionnelle la met en contradiction avec les idéaux stricts de son père sculpteur. Le désir de liberté de Tove est mis à rude épreuve lorsqu’elle rencontre la metteur en scène Vivica Bandler (Krista Kosonen). Son amour inconditionnel pour Vivica est électrique et dévorant, mais Tove commence à se rendre compte que l’amour qu’elle désire vraiment doit être réciproque.Par la suite, elle fait connaissance de Tuulikki Pietilä (Joanna Haartti), à la fidélité inébranlable. (…)

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King Richard, réalisé par Reinaldo Marcus Green, relate l’épopée des sœurs Williams : le résultat est envoûtant !

À travers la trajectoire de cette famille extraordinaire, King Richard, réalisé par Reinaldo Marcus Green, se concentre sur la personnalité de Richard Williams qui se révèle un personnage hors du commun. C’est en effet sa personnalité et sa redoutable volonté qui ont amené Richard Williams à devenir l’entraîneur de tennis de ses deux filles aînées,Venus et Serena. Richard Williams n’avait aucune expérience dans le sport comme entraîneur mais lorsque ses filles ont eu quatre ans, il a élaboré un plan décrivant dans le détail l’entraînement des futures championnes du monde. Les sœurs Williams sont devenues deux des plus grandes joueuses de l’histoire du tennis. Serena est sans conteste la meilleure joueuse de tennis de tous les temps, avec vingt-trois victoires en tournois du Grand Chelem. Venus Williams a remporté sept titres en Grand Chelem. Si, comme l’indique le tire du film de Reinaldo Marcus Green, le synopsis est consacré au père des joueuses mondiales et à sa méthodologie, King Richard accorde aussi une attention particulière à la vie familiale, au contexte socio-économique de la famille Williams, aux tensions interraciales, soulignant avec subtilité combien le chemin et plus long et plein d’embûches pour des Noirs-Américains. Le scénario, s’appuie majoritairement sur des faits bien réels même si l’histoire s’apparente à un véritable conte de fée, l’incarnation du « rêve américain hors normes », selon le scénariste du film, Zach Baylin. (…)

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Eiffel, le film de Martin Bourboulon, invite à découvrir le parcours de Gustave Eiffel à travers une fresque romanesque envoûtante

Le dernier long métrage de Martin Bourboulon plonge les spectateurs dans l’atmosphère de la fin du XIXᵉ qui voit l’essor de la métallurgie qui engendre le travail en usines, le triomphe du train et par conséquent des voies ferrées et des ponts. Pour ce faire, il faut des ingénieurs et il en est un qui a marqué son époque. (…)

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Mostra 2021 – Hallelujah: Leonard Cohen, A Journey, A Song, de Daniel Geller et Dayna Goldfine, rend un vibrant hommage à l’artiste disparu en 2016

Hallelujah: Leonard Cohen, A Journey, A Song, de Daniel Geller et Dayna Goldfine est une véritable enquête très documentée et agrémentée de multiples intervenants, proches de l’artiste, complète sur le monde de l’auteur-compositeur-interprète Leonard Cohen, vu à travers le prisme de son Hallelujah, un hymne de renommée internationale et maintes fois reprise de manière plus ou moins heureuse comme le montre le film.
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Berlinale 2020 – Compétition : Volevo nascondermi (Hidden Away), un biopic sur l’artiste-phare de la peinture naïve en Italie, Antonio Ligabue

En français, le titre traduit du biopic sur l’artiste italien Antonio Ligabue signifie : je voulais me cacher. Malheureusement, il s’avère que le spectateur a également rapidement ce désir, partir loin, hors du champ hyper classique, emphatique et totalement ennuyeux que met en scène Giorgio Diritti.
Le raté magistral de ce film est de partir d’une première partie où les origines de Toni et ses premières années sont dépeintes de manière énergique, volontaire, avec un point de vue cinématographique qui offrent une entrée en matière intéressante qui aurait pu être creusée, pour continuer sur une suite d’épisodes narratifs et visuels qui s’enfonce à chaque minute qui passe dans le classicisme le plus plat. La première demi-heure nous plonge dans une sauvagerie ambiante saisissante – et ici on parle moins de celle de l’enfant difficile et intenable qu’est Toni que celle de ses petits camarades qui le briment, de ses professeurs qui le rabaissent ou les voisins de la famille qui s’apitoient tout en jetant leur venin de préjugés envers les Italiens.
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Judy, de Rupert Goold, propose un vibrant et émouvant biopic qui révèle la palette d’interprétation de Renée Zellweger

Le biopic retrace l’année précédant le décès de Judy Garland, considérée par l’American Film Institute comme étant la huitième meilleure actrice de légende du cinéma. Pour incarner cette icône, l’ancienne Bridget Jones s’est métamorphosée physiquement par le truchement d’une perruque et d’une prothèse.
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Le regard de Charles – la vie filmée de et par Charles Aznavour

Le film s’ouvre sur des image en noir et blanc sur lesquelles une voix off (celle de Romain Duris) énonce :

Toute ma vie, j’ai enregistré en super 8, en 16 mm; j’ai gardé dans cette pièce tout le matériel, toutes les bobines. Si le public connaît toutes mes chansons, ce n’est pas le cas pour ces archives et films que je n’ai jamais montrés. 

L’intention du film est d’emblée claire : comme indiqué dans le générique du début, il s’agit d’un film de Charles Aznavour, réalisé par de Marc Di Domenico.
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The White Crow, de Ralph Fiennes, retrace le « grand saut vers la liberté » de Rudolf Noureev, danseur prometteur de l’Union soviétique

Jeune prodige du célèbre ballet du Kirov, Rudolf Noureev est à Paris en juin 1961 pour se produire sur la scène de l’Opéra. Fasciné par les spectacles des cabarets parisiens et par la vie artistique et culturelle de la capitale française,  Rudolf Noureev se lie d’amitié avec Clara Saint (Adèle Exarchopoulos), jeune femme introduite dans les milieux huppés et qui jouera un rôle décisif dan sla destinée du jeune danseur russe. Mais les hommes du KGB, chargés de surveiller tous les danseurs invités à Paris puis à Londres, sont particulièrement assidus à suivre Noureev et ne voient pas d’un bon œil ses fréquentations « occidentales » et le rappellent à l’ordre. Confronté à un terrible dilemme, Noureev devra faire un choix irrévocable, qui va bouleverser sa vie à jamais, qui va le faire entrer dans dans la grande Histoire en pleine guerre froide entre l’U.R.S.S. et l’Ouest, El Dorado d’une terre convoitée et promise pour les ressortissant du bloc soviétique.
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Tolkien, de Dome Karukoski, retrace l’enfance, la jeunesse et les années d’apprentissage du célèbre auteur

Le film de Dome Karukoski a réuni une jolie palette de comédiens : Nicolas Hoult, Lily Collins (la fille de Phil) et Colm Meaney, comédiens qui permettent au cinéaste de proposer une plaisante plongée dans l’enfance, l’adolescence et les premières années du jeune adulte qui se retrouve dans les tranchées en France. Si ce biopic se consacre donc aux jeunes années de Tolkien, le film essaie de faire émerger les chapitres de la vie de l’auteur et les expériences de vie qui expliquent les sources d’inspiration et les prémices de son univers et  la genèse de sa saga mondialement connue et lue.
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