ALFILM : quelques éclats de rire, des perles et des larmes à la 8è édition du festival du film arabe de Berlin

ALFILM – le festival du film arabe de Berlin est devenu au fil de ses éditions un rendez-vous incontournable de la scène foisonnante des festivals de films que compte la capitale allemande. Le festival, en prenant de l’importance, n’a pas sacrifié au succès sa ligne première consistant à montrer au public européen des cinémas ayant très peu de visibilité dans les salles du continent (nombre de films présentés sont des Premières européennes ou allemandes), avec une focale sur les productions indépendantes et le cinéma de genre. Évolution très intéressante du festival : ses premières éditions se concentraient classiquement dans un lieu, puis dans deux cinémas pour finir, cette année, à s’ouvrir largement à la ville avec quatre salles partenaires : celles de la cinémathèque Kino Arsenal, le fsk Kino, le Eiszeit Kino et le City Kino de Wedding au Centre Français de Berlin.
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Palmarès 67è Berlinale: de la dignité à la poésie en passant par la résistance!

Quel beau palmarès pour une année où la section de la compétition officielle était de haute volée – comme quoi parfois moins c’est mieux, le moins étant ici les stars du tapis rouge, le mieux, des films et leurs équipes. En revanche, les sections parallèles ont un peu déçu dans leur ensemble, même si de très bons et beaux films s’y sont également glissés. Seul regret, Sally Potter et sa Party jubilatoire, mais il était difficile de lui trouver un prix, tant il fallait primer de films. Elle a reçu un prix très important, et surtout révélateur, d’un jury indépendant : celui de la Guilde des cinémas indépendants qui ont bien des chances de remplir un peu leurs caisses en projetant ce film dans leurs salles dans lesquelles il faut continuer à se rendre, car ce sont des lieux (physiques) authentiques avec des écrans qui s’ouvrent le plus largement sur les états du monde et des ses habitants.
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Berlinale 2017 Panorama : Ghost Hunting (Istiyad Ashbah)

[Edité le 19 février 2017: Ghost Hunting (Istiyad Ashbah) a remporté le Prix du documentaire, toutes sections confondues]

Dans la veine très prisée en ce moment du re-enactment, le documentaire du réalisateur palestinien Raed Andoni nous fait entrer dans la reconstruction mentale du plus grand centre d’interrogatoire israélien, la prison Al-Moskobiya située à Jérusalem.

Ghost Hunting (Istiyad Ashbah)

À l’âge de 18 ans, Raed Andoni a été emprisonné dans ce centre et subit les interrogatoires. Depuis, les fantômes de cette période hante le documentariste qui a décidé de les faire sortir du placard.
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