Palmarès de la 69e Berlinale très clivant!

(…)
De manière générale, ne sont ressortis de cette sélection qu’une poignée de bons films, le reste étant de moyen à médiocre, dont le choix incompréhensible de The Kindness of Stangers de Lone Scherfig. Ce film est symptomatique de cette sélection : des films qui seraient très bon ou bon dans un contexte normal de sortie de film mais qui deviennent très moyens en sélection officielle d’une compétition majeure. L’autre marque de cette sélection est l’effet clivant de certains films sur la critique et les festivaliers : cet effet est révélateur d’une certaine vitalité d’un film qui arrive à toucher de manière totalement négative ou positive ses spectateurs, laissant au passage une majorité totalement indifférente à la chose.
En revanche, cette édition a été celles des performances techniques avec beaucoup de prétendants à la meilleure cinématographie, d’excellents travaux de montage et de belles performances sonores.
(…)

Lire la suite

68e Berlinale: un palmarès iconoclaste

Étrange Berlinale 2018: beaucoup de bons films mais pas de chefs-d’oeuvres, par contre des choix inexplicables dans la sélection avec des films qui sont presque une atteinte à l’intégrité intellectuelle et sensorielle des spectateurs – on pense ici principalement à Eva de Benoît Jacquot, Mein Bruder heisst Robert und er ist ein Idiot de Philip Gröning et Damsel de David & Nathan Zellner. On pourrait inclure également dans cette face sombre de la sélection Touch Me Not de Adina Pintilie qui certes n’a absolument rien à faire dans cette section mais aurait été parfait dans celle de Forum, mais au moins ce film part d’une démarche artistique, ce que les 3 autres cités semblent cruellement manquer. Seules explications trouvées pour la présence de Eva et Damsel, c’est le besoin de couvrir le tapis rouge de quelques stars brillant de tous leurs feux précédents et bien poli(cé)es, à savoir Isabelle Huppert et Robert Pattinson.
(…)

Lire la suite

Palmarès 67è Berlinale: de la dignité à la poésie en passant par la résistance!

Quel beau palmarès pour une année où la section de la compétition officielle était de haute volée – comme quoi parfois moins c’est mieux, le moins étant ici les stars du tapis rouge, le mieux, des films et leurs équipes. En revanche, les sections parallèles ont un peu déçu dans leur ensemble, même si de très bons et beaux films s’y sont également glissés. Seul regret, Sally Potter et sa Party jubilatoire, mais il était difficile de lui trouver un prix, tant il fallait primer de films. Elle a reçu un prix très important, et surtout révélateur, d’un jury indépendant : celui de la Guilde des cinémas indépendants qui ont bien des chances de remplir un peu leurs caisses en projetant ce film dans leurs salles dans lesquelles il faut continuer à se rendre, car ce sont des lieux (physiques) authentiques avec des écrans qui s’ouvrent le plus largement sur les états du monde et des ses habitants.
(…)

Lire la suite