Tár, de Todd Field, amène Cate Blanchett à livrer une performance stupéfiante de virtuosité

Lydia Tár (Cate Blanchett), cheffe avant-gardiste d’un grand orchestre symphonique allemand, est au sommet de son art et partage sa vie entre concerts, répétitions avec l’orchestre qu’elle dirige et les cours qu’elle donne à l’École Julliard. Le lancement de son livre approche et elle prépare un concerto très attendu de la célèbre Symphonie n° 5 de Gustav Mahler. Lydia Tár partage sa vie avec Sharon Goodnow (Nina Hoss), son premier violon, avec laquelle elle a une petite fille, Petra. Une autre femme, Francesca Lentini (Noémie Merlant) musicienne dans l’orchestre, est très proche de Lydia Tár comme assistante dévouée et admirative de Lydia, voire un brin amoureuse. Tout semble couler de sources dans la vie de Lydia mais, en l’espace de quelques semaines, sa vie va basculer d’une façon singulièrement actuelle, les moyens de communication contemporaine aidant à la conduire à l’autel de l’opprobre international. (…)

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Berlinale 2020 – La Suisse en compétition avec Schwesterlein du duo de réalisatrices Stéphanie Chuat et Véronique Reymond

Quel plaisir de voir un film suisse en compétition du festival de Berlin qui propose du cinéma fait pour le grand écran et qui se donne les moyens de ses ambitions artistiques. Schwesterlein malgré son cœur dramatique glisse un peu d’humour dans les interstices narratives et surtout, à travers la figure de la mère, jouée par une Marthe Keller comme à l’accoutumée magnifique, permet au spectateur de respirer un peu, voire de se libérer quelques instants du poids de la tragédie en riant de la manière totalement abracadabrante dans laquelle elle se réfugie dans le déni pour se protéger.
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Berlinale 2017 – compétition jour #7: Colo / Retour à Montauk (Return to Montauk) / El Bar

En cette 7è journée, tout le monde commence à être fatigué, les traits se creusent, les yeux s’enfoncent, les nerfs affleurent. Alors commencer la journée compétition avec un film de plus de deux heures, lent qui plus est, ce n’était pas la meilleure idée qu’ont eu les programmateurs du festival. Le film de midi a été une vraie déception – mine de rien, Schlöndorff était un peu attendu – et celui de l’après-midi, un film réussi dans son genre (la comédie d’horreur) mais à la présence un peu surprenante dans la sélection compétition – même s’il est formellement hors compétition.
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