Mostra 2019 : Pedro Almodóvar reçoit le Leone d’Oro alla carriera

Remis au grand réalisateur madrilène ce jeudi 29 août dans la Sala Grande… Contrairement à Cannes qui fait languir Pedro Almodóvar depuis de nombreuses années, Venise a récompensé le chef de file de la Movida espagnole pour l’ensemble de son oeuvre.

Pedro Almodóvar a été récompensé par le Lion d’or décerné pour l’ensemble de sa carrière. La décision a été prise par le conseil d’administration de la Biennale de Venise présidé par Paolo Baratta, qui a adopté la proposition du directeur du festival Alberto Barbera.
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Locarno 2019 : les films de la péninsule ibérique en compétition

Technoboss, de João Nicolau, représente le Portugal dans le concours international
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Longa noite (Longue nuit), de Eloy Enciso, représente l’Espagne dans la course aux Léopards
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Genève – Les Cinémas du Grütli proposent El Reino, le troisième long métrage de Rodrigo Sorogoyen, qui autopsie les divers scandales politiques en Espagne

Manuel López-Vidal (Antonio de la Torre) est un homme politique influent dans sa région. Alors qu’il doit entrer à la direction nationale de son parti, il se retrouve impliqué dans une affaire de corruption qui menace ses amis les plus proches. Pris au piège, il plonge dans un engrenage infernal…

Le film s’ouvre sur un homme, de dos, au téléphone, devant une plage. Puis, la caméra le suit au pas de course alors qu’il déambule dans des dédales avant de retrouver ses amis attablés dans un restaurant. Tout au long de cette séquence, une musique au rythme soutenu, qui semble marquer un compte-rebours, accompagne l’acteur et reviendra, de manière récurrente, tout au long du film.
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Cannes 2019 : « O que arde » (Viendra le feu), d’Olivier Laxe, ou comment un pyromane enflamme la Croisette

Le dernier fil d’Olivier Laxe, présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2019, plonge en immersion totale, « en observation participative » comme aurait dit le sociologue Pierre Bourdieu, dans les vallées reculées de Galicie.

Amador Coro (Amador Arias ), auquel Inazio (Inazio Abrao) voue une haine depuis que Amador a été condamné pour avoir bouté le feu aux forêts avoisinantes, a été condamné pour avoir provoqué un incendie; il sort de prison, personne ne l’attend. Il retourne à pied dans son village niché dans les montagnes de la Galicie où vivent sa mère, Benedicta (Benedicta Sanchez) et leurs trois vaches. Leurs vies s’écoulent lentement, au rythme apaisé de la nature. Jusqu’au jour où un feu vient à dévaster la région.
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Cannes 2019 : « Liberté », du catalan Albert Terra, prétend célébrer les libertins mais semble plus un film bavard à résonance porno hard

Le nouveau du réalisateur catalan Albert Terra est un traité que le réalisateur a présenté comme un hommage aux libertés du siècle des Lumières quand il est monté sur la scène de la Salle Debussy. « Un film ludique et majestueux » dans le langage du cinéma provocateur d’Albert Terra, un cinéma qui explose toute les frontières.Projeté dans la section Un Certain Regard, le film a attiré bien des festivaliers mais, alors que la scène était pleine initialement, les sièges ont rapidement été libérés et le flux de spectateurs qui quittaient la salle était discontinu.  La capacité infinie de provocation de Terra habite toute sa filmographie et a atteint ici un paroxysme car il entre dans une fiction historique sur l’Europe à la vieille de  la Révolution française avec un esprit libertin né durant le siècle des Lumières :
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Cannes 2019 : «Dolor y gloria », de Pedro Almodóvar, effeuille les souvenirs du cinéaste par le truchement de son alter ego

Le dernier film d’Almodóvar dresse le portrait émouvant d’un artiste à travers ses souvenirs de son idée de la création artistique, de la maladie, de l’amour à partir de fragments de sa vie.Une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d’autres par le souvenir, dans la vie d’un réalisateur en souffrance. Premières amours, les suivantes, la mère, la mort, des acteurs avec qui il a travaillé, les années 60, les années 80 et le présent. L’impossibilité de séparer création et vie privée. Et le vide, l’insondable vide face à l’incapacité de continuer à tourner.
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Berlinale 2019 – Compétition jour #7: Elisa y Marcela (Elisa & Marcela) d’Isabel Coixet – Quand l’esthétique étouffe l’artistique

Isabel Coixet est une grande habituée du festival, avec 8 films présentés toutes sections confondues, dont Nadie quiere la noche (Personne n’attend la nuit) qui avait fait l’ouverture du festival en 2015, avec justement comme actrice principal Juliette Binoche, actuelle présidente du jury. Elle revient cette année, mis à part avec cette histoire Netflix, avec un film qui sur le papier avait des éléments pour en espérer le mieux: une histoire vraie mais quasiment incroyable et le choix du noir et blanc pour la raconter. (…)

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Berlinale 2017 – compétition jour #7: Colo / Retour à Montauk (Return to Montauk) / El Bar

En cette 7è journée, tout le monde commence à être fatigué, les traits se creusent, les yeux s’enfoncent, les nerfs affleurent. Alors commencer la journée compétition avec un film de plus de deux heures, lent qui plus est, ce n’était pas la meilleure idée qu’ont eu les programmateurs du festival. Le film de midi a été une vraie déception – mine de rien, Schlöndorff était un peu attendu – et celui de l’après-midi, un film réussi dans son genre (la comédie d’horreur) mais à la présence un peu surprenante dans la sélection compétition – même s’il est formellement hors compétition.
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